Notre Père

« Vous donc, priez ainsi : notre Père… ». Matthieu 6, 9 – 15 et Luc 11,1 – 4.

La prière de Jésus trouve ses origines dans la prière juive des « Dix-huit demandes » récitée jusqu’à nos jours. Mais Jésus introduit plus de simplicité et de proximité avec Dieu qui n’est plus Adonaï, l’Eternel ou YHV, celui que l’on n’ose pas nommer. Il est son père, notre père,notre papa à qui on peut s’adresser en toute confiance. Les présentations des évangélistes cités ne sont pas parfaitement identiques.

La Tradition de l’Eglise a retenu sept demandes adressées au Père.
Les trois premières font appel à l’action de Dieu pour que son Règne s’établisse en dehors de toute considération politique. Ensuite les requêtes concernant la vie du croyant (dans le domaine personnel mais aussi sur le plan relationnel et social) sont exprimées : le pain, le pardon, la force, le salut.

Cette prière pourrait être récitée par tout croyant monothéiste. Ce qui lui donne sa densité chrétienne c’est que Jésus nous propose de prier ainsi car lui-même prie de cette façon. Il nous accueille dans la prière parfaite qu’il adresse à son Père et nous constitue de ce fait en peuple de frères.

Une des difficultés de la traduction liturgique actuelle vient de l’avant-dernière prière : « ne nous soumets pas à la tentation ». Dieu est amour, il ne nous tente pas mais on peut lui demander de ne pas être dans une situation où nous pourrions être tentés. Certains chrétiens ont conservé l’ancienne traduction : « ne nous laissez pas tomber en tentation », plus proche du texte originel : « ne nous introduis pas dans la tentation ».

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