Les couleurs liturgiques

Le blanc : L’éclat de la sainteté, la gloire de la résurrection. Les prêtres se revêtent de l’aube (du latin albus, « blanc ») parce qu’en célébrant les rites liturgiques, ils participent à la vie divine. Les nouveaux baptisés qui portent également une tenue blanche expriment ainsi qu’ils viennent de naître à la lumière du Christ. Le blanc est la couleur des temps liturgiques qui suivent Noël et Pâques. On l’utilise pour les fêtes de la Dédicace (consécration d’une église), les fêtes de la Vierge et des saints non martyrs.

Le rouge (sang et feu) : Le don que le Christ fait de sa vie et, à sa suite, les nombreux martyrs. Il est porté le dimanche des Rameaux, le Vendredi Saint et aux fêtes des martyrs. Il symbolise également l’amour lui-même : l’Esprit Saint qui descend sur les apôtres sous la forme de langues de feu que nous célébrons le jour de la fête de la Pentecôte. Il est souvent utilisé pour les ordinations de prêtres.

Le violet : La pénitence pendant l’Avent et le Carême. Il est aussi la couleur qui remplace le noir du deuil. A deux reprises, il peut s’éclaircir en rose le troisième dimanche de l’Avent (gaudete) et le quatrième dimanche de Carême (laetare) pour mieux viser la joie qui s’approche.

Le vert : Le temps ordinaire. « Ordinaire » vient du mot « ordo » qui fixe l’ordre du calendrier liturgique présent dans toutes les sacristies. Le vert, du latin « virere »,

 

Les vêtements liturgiques

L’aube

Vêtement blanc proche de la tunique que devait porter Jésus mais ajusté à la façon romaine. Il est toujours de couleur blanche, symbole de résurrection et de pureté, avec ou sans cordon.

 

L’étole

Bande d’étoffe de la couleur liturgique du temps. Elle est l’habit sacerdotal par excellence que les prêtres portent sur les épaules avec ou sans chasuble. Elle est le signe du pouvoir que Jésus a donné à ses apôtres de remettre les péchés et de célébrer l’eucharistie.

 

La chasuble

Manteau ample sans manches portant un symbole du Christ dans le dos. Comme pour l’étole, la couleur varie selon le temps et l’occasion liturgique. Elle est le tablier de service revêtu par Jésus lors du lavement des pieds et évoque également son « joug léger » (Matthieu 11,30). L’origine de son nom (du latin casula, petite maison) vient vraisemblablement du lien symbolique entre l’habit et l’habitation.

 

La dalmatique

Vêtement solennel que revêt le diacre par-dessus l’étole qu’il porte en sautoir