La communion

    

 C’est le Christ lui-même qui dit aux apôtres le soir de la Cène : « prenez et mangez, ceci est mon corps, (…) ceci est mon sang », Matthieu 26,26. Après le temps de l’écoute de la Parole, le temps de la communion est celui de la rencontre avec le Seigneur. Plus qu’une rencontre, une union intime avec Dieu qui va au-delà de la personne qui communie.

 

 L’acte de communier nourrit spirituellement le croyant qui accueille dans la foi le Christ vivant. « Devenez ce que vous recevez » nous dit le cantique qui nous encourage à nous conformer à la vie de celui qui se donne à nous. En recevant le Corps du Christ, nous participons vraiment au don de sa vie qu’il fait pour le salut du monde. La nourriture qui compose nos repas nourrit notre corps en diffusant ses éléments nutritifs en lui, elle devient notre corps. L’eucharistie agit selon le principe inverse : notre vie tend à devenir celle du Christ présent et agissant dans notre monde par notre prière et nos engagements en vue de l’avènement du Royaume, nous devenons la nourriture que nous mangeons.

 

 Le Christ nous emporte dans cette dynamique du don de soi pour que l’Eglise soit constituée en un corps avec ses membres différents qui dépendent d’une seule tête. Communier est bon pour le chrétien qui cherche à sanctifier sa vie, bon pour la vie de l’Eglise qui se nourrit de l’eucharistie, bon pour le monde qui devient le réceptacle de l’annonce de la Bonne Nouvelle en parole et en action.