A la une de la feuille paroissiale... (Voir également "Notre curé nous parle")

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(FP n° 26 du 12 mars 2017)

Citoyens responsables, transformons

« la clameur du monde » en espérance

Depuis 55 ans, à l’appel des évêques de France, les membres du Comité Catholique contre la faim et pour le développement-terre solidaire se tiennent à l’écoute des cris et des espoirs des oubliés du monde, au loin ou proches.

Cette année, la démarche de Carême nous incite à nous laisser toucher par les cris du monde et les transformer en espérance partagée.

Laissons résonner en nous la clameur de la terre, le cri des hommes, la violence et les efforts de paix, ici et là-bas, chez nous et dans les villes du monde où des migrants sont contraints de fuir leur terre, à la recherche d’un lieu de paix.

Il s’agit de vivre une conversion du regard et de l’écoute et de renouveler notre action politique (au sens premier du « politique ») : ce qui concerne « notre maison commune » et ce qui déploie notre « bien commun »

Le ccfd-terre solidaire vous propose un livret pour vous aider à vivre cette conversion du regard et vous permettre d’aller à la rencontre de 4 de ses partenaires locaux.

La collecte du 5e dimanche de carême faite par le ccfd-terre solidaire aura lieu exceptionnellement cette année dimanche prochain 3e dimanche de carême.

Equipe CCFD-terre solidaire

 

de Fontenay-aux-Roses.

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(FP n° 25 du 5 mars 2017)

Revenir à l’essentiel

Action de Carême 2017

Syrie - Les Sœurs d’Al Tajali de Seydnaya

Comme chaque année, le temps de carême s’annonce comme une occasion supplémentaire de revenir à l’essentiel. « Le Seigneur sait de quoi nous sommes pétris, il se souvient que nous sommes poussière. » Ps 102. Il nous appartient de nous tourner vers Lui, source de la Vie, pour qu’Il fortifie notre foi afin que vents et tempêtes ne puissent la briser.

Vivre ce temps de carême un peu autrement que d’habitude, c’est « rompre aussi avec l’indifférence envers mon prochain et envers Dieu, tentation réelle, même pour nous chrétiens » estime le pape François. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de réentendre les propos des prophètes qui nous réveillent : 

« Si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera lumière de midi. Le Seigneur sera toujours ton guide. … Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires », proclame le prophète Isaïe (Is 58, 10-12) « Déchirez vos cœurs » poursuit le prophète Joël (Jl 2, 12-18) 

Notre paroisse a choisi, cette année, une action de Carême tournée vers ceux qui souffrent des stigmates de la guerre en Syrie. « Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1Co 12, 26) : l’exhortation de Saint Paul à l’une des premières communautés chrétiennes résonne aujourd’hui comme un appel pressant à venir en aide aux chrétiens syriens de Seydnaya, haut lieu de spiritualité près de Damas, sur cette vieille terre de chrétienté ! (Cf. document distribué « action de carême 2017 » et panneau au fond de notre église).

Dans cette population de Seydnaya, 25 000 habitants, à 85% chrétienne, beaucoup de veuves et d’orphelins doivent faire face aux besoins les plus élémentaires, dans des infrastructures dévastées et où l’emploi se fait rare. C’est par l’intermédiaire de S.O.S. Chrétiens d’Orient, qui est en relation avec les Sœurs d’Al Tajali, dont Sœur Maya qui parle français, que nous désirons aider toutes ces familles nécessiteuses.

Si vous souhaitez participer à notre action paroissiale de Carême, vous pouvez déposer à la paroisse, à la quête ou à l’accueil, un chèque à l’ordre de « SOS Chrétiens d’Orient ». Vous pouvez aussi joindre sous enveloppe votre don en espèce, en précisant « SOS Chrétiens d’Orient ». Un reçu fiscal vous donnant droit à 66% de réduction d’impôt sur vos revenus vous sera adressé en 2018 de leur part.

Yves Bégassat, pour l’E.A.P.

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(FP n° 23 du 19 février 2017)

«Soyez comme votre Père» Mt 5, 38-48

Ces versets viennent à la suite de ceux entendus dimanche dernier. Le discours de Jésus se clôt comme il a commencé, par un appel à dépasser la justice dont se targuent et se contentent les pharisiens et qui, à ses yeux, ne les distingue pas des païens. Pour lui, il s’agit d’aimer comme Dieu nous aime et on pourrait résumer son discours par les mots de saint Bernard : « La raison d’aimer de Dieu, c’est Dieu même ; la mesure d’aimer de Dieu, c’est d’aimer sans mesure ».

Interpellant l’assemblée des fils d’Israël, le Seigneur les mettait en demeure d’être saints, puisque lui-même est saint. Et cela se traduisait par l’exigence de l’amour des frères.

La communauté à laquelle Matthieu s’adresse est comme lui d’origine juive, ce qui explique ses nombreuses références à la Loi et son souci de l’observance des commandements. Or dans nos contrées, nous sommes pour la plupart, des chrétiens d’origine païenne imprégnés par la culture gréco-romaine. Peut-être avons-nous plus d’affinité avec Luc qui s’adresse à des gens comme nous. Là où Matthieu donne aux disciples une directive de perfection : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait », Luc les oriente vers la compassion et la générosité : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36).

Le psaume 102 apporte comme une confirmation : la perfection de Dieu c’est d’être riche en pardon.

Etre saints, parfaits, miséricordieux. En aucun cas, il n’est question de viser à une performance dont nous pourrions tirer orgueil, mais bien de nous laisser saisir par le Seigneur et de nous laisser désarmer. Tenter d’aimer, sans calcul, avec une grande miséricorde, jusqu’au bout, totalement, comme le Christ l’a fait pour nous. Ce qui nous engage non seulement à l’amour des frères mais à celui de nos ennemis parce que tout homme est un sanctuaire de Dieu.

Comment espérer y parvenir sans nous en remettre à « l’Esprit de Dieu qui habite en nous » (2e lecture) ? Comment espérer être sanctifiés par le Seigneur sans nous en remettre à son infinie miséricorde ?

 

Fiches dominicales – Février 2017.

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(FP n° 22 du 5 février 2017)

Vous êtes la lumière du monde - Mt 5, 13-16

Les versets que nous lisons aujourd’hui font directement suite aux Béatitudes entendues dimanche dernier. Ils donnent à penser que les destinataires de l’Evangile de Matthieu sont trop tièdes et trop éteints à son goût. Peut-être redoutent-ils les persécutions qui semblent former le contexte de rédaction des Béatitudes ? 

Peut-être est-ce le moment de nous rappeler avec eux que le juste n’a rien à craindre (Ps) ?

Car, si nous croyons que le Christ est vraiment une Bonne Nouvelle pour le monde entier, si nous faisons l’expérience que l’Esprit qu’il nous communique donne un goût incomparable à notre vie, alors il n’est pas pensable que nous gardions cette étincelle pour nous seul(s). Il nous faut absolument partager notre découverte, témoigner de notre foi. Le don reçu nous provoque à la mission, tant personnellement que communautairement. C’est tout l’enjeu d’une Eglise « en sortie » tant désirée par le pape François et répondant à l’interpellation de Jésus : « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ».

Du sel pour rehausser et donner sens aux petites et grandes choses du quotidien quand la désespérance pourrait l’emporter. Du sel pour conserver toute expérience si précieuse à nous enseigner et former. Du sel à joindre au pain de l’amitié quand nous tenons tables ouvertes à l’ami comme à l’étranger. 

Du sel et de la lumière !

Lumière combien nécessaire pour s’orienter dans les dédales de nos vies et de celle du monde, si compliquées. Lumière combien apaisante quand elle vient réchauffer les cœurs isolés ou blessés, les corps fatigués ou violentés. Il ne s’agit ni de nous imposer ni d’en imposer. Simplement d’être là humblement, au bon moment, au bon endroit, en laissant la puissance de l’Esprit qui nous habite faire son œuvre en nous et autour de nous (2e lect.)

Etre frère, sœur … universels, c’est très certainement ce que le prophète Isaïe voulait indiquer comme « le jeûne » qui plaît à Dieu (1re lect). « Alors … ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ».

 

Fiches dominicales – 2017

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(FP n° 21 du 29 janvier 2017)

Heureux

Nous retrouvons ici l’évangile des « Béatitudes » entendu pour la Toussaint et l’on pourra se reporter au commentaire de cette solennité. 

Le cadre dans lequel Matthieu inscrit ces paroles de Jésus en fait le prolongement ou mieux l’accomplissement de la Loi reçue par Moïse sur la montagne du Sinaï. 

Cette loi n’avait d’autre objectif que d’indiquer au peuple la route à suivre pour marcher avec son Dieu. Le projet du Seigneur est de nous libérer de tous les esclavages, de tout ce qui nous entrave pour avancer vers lui et vivre de sa vie. C’est le Royaume qu’il veut pour nous dès maintenant. Pour notre plus grande joie, pour que nous soyons heureux. Mais tant et tant de choses peuvent nous retenir loin de lui. Et plus nous sommes attachés à ce que nous possédons, à ce que nous faisons, à l’idée de nous hisser au-dessus du lot, à celle de réussir par nous-mêmes, plus il semble difficile de «mouiller à la grâce» pour reprendre l’expression de Péguy. « Parce qu’ils ne sont pas blessés, ils ne sont pas vulnérables. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien. Parce qu’ils ne  manquent de rien, on ne leur apporte pas ce qui est tout ». La charité même de Dieu ne panse point celui qui n’a pas de plaies.

Il ne s’agit donc pas d’exalter la misère ou de rechercher la persécution. Mais d’accueillir nos failles comme de possibles chemins vers Dieu. Dans l’ensemble, les petites gens, les personnes dans le besoin, les faibles, les humbles se laissent plus facilement toucher par Dieu. Les pauvres de cœur savent qu’ils ont besoin des autres, d’un Autre d’où leur vienne le salut. Ils sont plus volontiers sensibles à tout ce qui concerne la justice et la vérité. C’est en eux que Jésus se reconnaît, à eux qu’il se mêle. Paul se plaît à souligner que c’est parmi eux que le Seigneur a trouvé à Corinthe les premiers chrétiens prompts à répondre à son appel. C’est avec eux et par eux que Dieu sauve l’humanité et la création tout entière.

Fiches dominicales – 2017

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(FP n° 20 du 22 janvier 2017)

Aider les autres, un devoir !

« Aider les autres, un devoir ! » dit-elle  … Comment remercier celle qui a fait bien plus que son devoir ? … En lui offrant cet éditorial !

Pendant 35 ans, Marie-Paule Tranin a œuvré, avec le soutien discret de son mari Jean-Pierre, pour que vive le Secours Catholique à Fontenay-aux-Roses. Bénévole, responsable de l’équipe locale ou responsable de secteur, elle est restée fidèle à son engagement, mettant sans relâche son temps et ses compétences au service des plus démunis de nos concitoyens, témoignant ainsi du message de l’Evangile hors des murs de notre église, répondant à l’appel d’ « aller à la périphérie ». 

L’action de terrain des bénévoles, leurs relations avec des publics fragiles sont des réalités précieuses et nombreux sont ceux que Marie-Paule a accompagnés à un moment ou un autre de leur parcours. Grâce à son action, le Secours Catholique est aujourd’hui un partenaire écouté et respecté des services sociaux de la ville. Convaincue du bénéfice d’un travail concerté avec les autres associations caritatives de la ville, elle a œuvré à la mise en place dans les années 1980 d’un « collectif » qui apporte encore aujourd’hui une aide alimentaire à ceux qui en ont besoin. 

La solidarité ne connaît pas les frontières et durant ces 35 ans, l’équipe locale a aussi soutenu divers groupes de jeunes qui ont osé la rencontre en Inde, au Congo, en Roumanie, au Cambodge, en Haïti. Par des lettres aux prisonniers, elle s’est même invitée dans l’univers carcéral.

La force de Marie-Paule? Une foi inébranlable, une grande confiance dans la prière et l’assurance de pouvoir compter sur vous !

A ces quelques mots, ajoutons simplement que mettre l’Evangile en actes est aussi une histoire d’amitiés … nous vous invitons à tenter l’expérience, quelques heures par mois suffisent!

Brigitte Lekieffre et tous les bénévoles de l’Equipe locale du Secours Catholique

Accueil-café chaque samedi de 10h à 12h au 23, avenue Lombart

equipelocale.fontenay@secours-catholique.org

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(FP n° 19 du 15 janvier 2017)

Accueillir :

En cette dernière semaine du temps de Noël, je voulais vous apporter quelques éléments de réflexion sur la mission de l’accueil dans notre paroisse.

Accueillir : Quel beau mot, qui recouvre tant de belles choses ! 

Accueillir, c’est se préparer, préparer sa maison, son cœur à la rencontre, c’est sourire, ouvrir les bras, c’est recevoir et accepter la personne qui se présente telle qu’elle est et non telle que nous voudrions qu’elle soit.

La mission d’accueil regroupe un peu tout cela. 

Se sentir appelé(e) à être bénévole à l’accueil veut dire donner 2h de son temps, par semaine ou par quinzaine, au service de la communauté pour :

Ouvrir les portes de l’église, allumer les lumières, les bougies, répondre au téléphone, accueillir avec bienveillance toute personne qui se présente à notre porte ou encore prendre le temps du partage.

Contactez-moi et venez faire un essai un jour prochain pour vous rendre compte concrètement. 

L’équipe actuelle, présente depuis des années, a besoin de s’étoffer, en semaine et aussi le week-end. 

Maintenir notre église ouverte, c’est maintenir un signe de la présence de notre Seigneur Jésus Christ, au cœur de notre ville, au cœur de notre vie.

Nous avons besoin de vous !

Marie-Alix Vié, Responsable accueil

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(FP n° 18 du 8 janvier 2017)

Voir Baptême, dans Sacrements, célébration...

Le baptême, premier des 3 sacrements de l’initiation chrétienne

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(FP N°17 du dimanche 1er janvier 2017)

Marie, pour une année de grâce

« Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs… »

Depuis le IIIème siècle, les chrétiens disent de Marie qu’elle est la Mère de Dieu. Il a fallu attendre deux siècles, pour que, en pleine discussion sur la personne du Christ, les pères du Concile d’Ephèse lui attribuent officiellement ce titre. Dire de Marie qu’elle est la Mère de Dieu, c’est dire du Christ qu’il est Dieu et réellement né, comme un homme, d’une maman. Cette affirmation accentue la nature du Fils, vrai Dieu et vrai homme.

En ce temps de Noël, nos traditionnelles crèches nous invitent à rester dans la contemplation de ce mystère de la Nativité. La Vierge Marie est au centre de cette scène. Cette toute jeune maman offre l’Enfant Dieu à ceux qui viennent l’adorer : les bergers, les pauvres de Bethléem, les mages venus d’Orient, et à nous, aujourd’hui. Car dans son humanité toute tournée vers Dieu, Marie est la mieux placée pour nous ouvrir l’accès au Fils Sauveur. Une lumière nouvelle rayonne de ce nouveau-né couché dans une mangeoire. Désormais, c’est de lui que vient la bénédiction, de lui que vient le salut pour toujours. La plénitude des temps, c’est maintenant.

En ce premier Jour de l’an, Dieu veut nous donner sa bénédiction, nous éblouir de la lumière de son visage, nous apporter la paix. Cela se passe dans une étable, parmi des pauvres bergers et des mages étrangers, sous les traits d’un nouveau-né et d’un couple déplacé. La paix passe nécessairement par le chemin de la foi, du service et de la pauvreté jusqu’à la Croix.

« Femme, voici ton fils. Voici ta mère » (Jn 19, 26-27).

Missel des dimanches 2017 - Karem Bustica.

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(FP N°15 du dimanche 18 décembre 2016)

Accueille l’impossible - Mt 1, 18-24

Nous sommes familiers du récit de l’annonciation faite à Marie dans l’évangile de Luc.

Mais dans l’évangile de Matthieu, c’est à Joseph qu’est adressée l’annonce de la naissance à venir de Jésus : l’ange et le songe sont les médiations d’un message qui vient de Dieu.

Dans la tradition juive le mariage se réalisait en deux temps, d’abord l’engagement puis environ un an plus tard l’entrée en cohabitation. Joseph et Marie sont dans la période intermédiaire.

Joseph, « homme juste », a dû vivre un tragique cas de conscience. Pour éviter de s’attribuer une paternité qui n’est pas la sienne, il s’apprête à se séparer en secret de Marie, solution que ne prévoyait pas la loi mosaïque selon laquelle toute répudiation devait être officielle.

C’est alors que lui est révélé le dessein de Dieu. L’ange rassure Joseph et lui fait connaître en même temps sa mission : prendre Marie comme épouse et reconnaître son enfant qui vient de Dieu. En recevant le pouvoir de donner à l’enfant son nom, ce qui est la prérogative du père, Joseph reçoit la charge de père adoptif. Et voilà qu’il adhère sans hésiter au dessein divin qui bouleverse pourtant son propre projet. Par sa réponse fidèle, Joseph rendra possible l’inscription de Jésus dans la lignée de David, accomplissant ainsi l’Ecriture. Et le nom qu’il a pour mission de donner à l’enfant dira, par sa signification (« le Seigneur sauve ») la mission de sauveur de Jésus lui-même.

Nous sommes édifiés par la foi étonnante de Joseph, cette foi qui l’a associé de si près à l’œuvre du salut.

Fiches Dominicales – Décembre 2016.

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(FP N°14 du dimanche 11 décembre 2016)

La Lumière de Bethléem à Fontenay-aux-Roses

 La Lumière de la Paix Bethléem est un événement chrétien qui se déroule chaque année pendant la période de l’Avent.

En 1986, une radio autrichienne prend l’initiative d’aller chercher une flamme allumée dans la grotte de la Nativité à Bethléem et de la rapporter en Autriche. Elle est distribuée en signe de paix à l’ensemble de la population. Cette initiative est relayée par de nombreuses personnes, au premier rang desquelles les scouts autrichiens.

C’est en 1988 que la première célébration est organisée à Vienne pour le partage de la Lumière de la Paix de Bethléem. Depuis plus de 26 ans, la Lumière est transmise aux différents mouvements de scoutisme à travers toute l’Europe. 

"Vous êtes la lumière du Monde" (Mt 5, 14)

Scout ou non, nous sommes tous invités à devenir porteurs de lumière. Nous recevons et nous transmettons cette Lumière de Bethléem, symbole de paix. Elle reste allumée jusqu’à Noël, pour que la paix de Jésus rayonne parmi nous et dans le monde entier !

Les Scouts et Guides de France de Fontenay aux Roses iront chercher cette flamme, la veilleront et la partageront avec tous les paroissiens au cours d'une messe préparée par le groupe et célébrée par le Père Robert le dimanche 11 décembre à 18h en notre église de Saint-Pierre – Saint-Paul.

Vous êtes tous les bienvenus !

Les Scouts et Guides de France de Fontenay-aux-Roses.

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(FP N°13 du dimanche 4 décembre 2016)

Fais de ta vie un sentier droit. Mt 3, 1-12

Dimanche dernier, l’Evangile exigeait de nous la capacité de veiller. Les lectures d’aujourd’hui nous demandent de nous convertir en vue du «royaume des Cieux tout proche». L’Evangile s’ouvre avec l’entrée en scène de Jean le Baptiste, le précurseur de Jésus, qui fait le pont entre l’Ancien et le Nouveau Testament. De même, cet homme réalise l’unité entre sa prédication et sa vie : il exige de préparer un chemin au Seigneur dans le désert et s’y rend lui-même, par pure obéissance à la Parole qu’il est appelé à proclamer.

Ce déplacement de Jean Baptiste au désert provoque un véritable mouvement des foules. Attirées par l’authenticité de cet homme, elles accourent pour confesser leurs péchés. C’est là le premier pas du chemin de conversion : reconnaître avec réalisme ses chutes pour se disposer à l’immersion du baptême. Cette plongée entraîne la mort de l’homme au monde pour une nouvelle naissance comme fils de Dieu et frère de tous les hommes.

Le signe de cette immersion baptismale sera la capacité de «produire un fruit digne de la conversion» : il s’agit de faire de sa propre vie un sentier droit, capable d’accueillir Celui qui vient. Car le rite en soi n’est jamais garantie de salut : en aucun cas il ne peut affranchir de la pratique concrète de l’amour et de la justice. Le Baptiste est ferme sur ce point, et toute sa vie s’y conforme. Il sait en effet que la venue glorieuse de Celui qu’il annonce sera notre purification définitive dans le feu de l’amour, notre immersion totale dans cet Esprit qui nous convertira et nous accordera la pleine communion avec Dieu.

Enzo Bianchi,

Prieur de la Communauté Monastique de Bose.

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(FP N°12 du dimanche 27 novembre 2016)

 

Voilà l'interrogation de la nouvelle campagne d'appel aux dons pour soutenir les Chantiers du Cardinal.

 

 J'ai essayé, mais je n'y suis pas arrivé !

 

Non pas seulement parce que les églises représentent le symbole bien présent de nos racines chrétiennes, mais aussi parce que les lieux de culte et les lieux d'échanges associés contribuent à la manifestation tangible de notre foi, de notre espérance en la venue du Sauveur et de notre appartenance à des valeurs que nous ne voulons pas voir détruire.

Quoi de plus désolant que la destruction d'une église ? Bien plus que la destruction d'un patrimoine, c'est un signe de régression et il faut donc s'engager de manière visible pour affirmer notre présence dans la Ville.

Au-delà des pierres, la restauration des lieux de culte existants et la construction de nouveaux lieux contribuent à favoriser et à accompagner les projets d'évangélisation : c'est là une mission essentielle pour les Chantiers du Cardinal.

En effet, par leur contribution active à la réalisation de travaux, c'est un soutien direct que les Chantiers du Cardinal apportent aux paroisses pour faciliter l'exercice du culte, les œuvres de solidarité et de charité ainsi que les différentes formations et préparations de tous les bénévoles qui concourent à l'épanouissement de nos communautés paroissiales. 

La rénovation de l’Espace paroissial rue Paoli  en est un frappant exemple !

Faire un don aux Chantiers du Cardinal, c’est leur donner des moyens matériels mais c'est aussi, par la solidarité interdiocésaine, permettre à toutes les paroisses d'Île-de-France de pouvoir mener à bien leurs missions pastorales et apostoliques.

 Nous comptons donc, plus que jamais, sur votre solidarité.

Merci de votre générosité !

Guy Peignelin, Délégué paroissial

Les enveloppes de don sont à votre disposition dans les présentoirs à l’entrée de l’église. Adressez-les avec votre chèque aux Chantiers du Cardinal, 10 rue du Cloître-Notre-Dame  75004 Paris. 

Don en ligne possible sur le site  www.chantiersducardinal.fr

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(Feuille paroissiale N°11 du dimanche 20 novembre 2016)

 Journée Nationale du Secours Catholique

  La Journée Nationale du Secours Catholique – Caritas France coïncide cette année avec la clôture de l’année jubilaire, heureuse coïncidence !

  Alors qu’à St-Pierre de Rome le pape François referme la porte de la Miséricorde, en lien avec nos communautés chrétiennes, les membres du Secours Catholique travaillent aux « œuvres de Miséricorde » pour que tous puissent vivre dignement.   En ces temps de grande précarité, celui-ci a besoin des dons et des talents de tous pour remplir sa mission d’aide et d’accompagnement des plus démunis.

  Mieux que d’autres, ces personnes peuvent nous faire découvrir le cœur miséricordieux du Père. N’oublions pas de leur donner une vraie parole dans nos communautés ! En écoutant le récit du bon larron, elles ne se trompent pas : marquées par les épreuves, elles se mettent spontanément dans la peau des deux « larrons » et se retrouvent spirituellement juste à côté de Jésus en croix pouvant ainsi l’entendre leur accorder son pardon et leur dire « Tu es avec moi dans le Paradis ». Elles savent que Dieu leur a fait Miséricorde et nous avons besoin d’elles pour construire une « Église pauvre pour les pauvres ».

Brigitte Lekieffre, responsable de l’équipe locale du Secours catholique

equipelocale.fontenay@secours-catholique.org - www.secours-catholique.org

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(Feuille paroissiale N°10 du dimanche 13 novembre 2016)

 cPourquoi vouloir consacrer notre paroisse

au cœur de Marie ?

  Cet acte de consécration s’inscrit au terme de notre année jubilaire de la Miséricorde et il nous a semblé pertinent d’inviter dans notre paroisse « Notre Dame de toute miséricorde » pour clore cette année.

  Comme « Joseph fit ce que l’Ange du Seigneur lui avait prescrit et prit chez lui son épouse », et de même que Jésus a demandé au disciple qui se tenait au pied de la croix, de « la prendre chez lui », nous avons souhaité l’accueillir aussi chez nous, dans notre paroisse, tout simplement. 

  La consécration de notre paroisse à Marie, c’est lui demander de changer nos cœurs en profondeur et en douceur comme elle sait s’y employer. C’est lui demander de nous entraîner à sa suite pour nous conduire à l’union parfaite avec Jésus. « Le Christ donne sa Mère pour que nous puissions l’aimer, Lui notre Dieu, avec son cœur à elle » écrit Saint Maximilien Kolbe. 

  « Avec son cœur à elle » Nous devons donc lui soumettre, lui consacrer notre propre cœur et celui des autres et elle nous apprendra à aimer son Fils comme elle l’aime. 

  C’est elle qui prendra soin de nos soucis, de nos épreuves, comme elle prit soin d’Estelle Faguette à Pellevoisin. 

  C’est elle qui fera pour chacun de nous le plus pour notre salut car « elle fut étroitement associée au Christ dans l’accomplissement de la Rédemption du genre humain en donnant chair à son Fils. Cette union unique au Christ est source de l’efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès de son Fils et du Père » Pie XII – Ad Caeli Reginam.

  Alors, comme Dieu le recommande à Joseph et Jésus à Jean, ne craignons pas de prendre chez nous Marie et soyons nombreux à venir l’accueillir dans notre église, jeudi soir 17 novembre à 20h30.

Yves Bégassat

et les membres de l’E.A.P.

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(Feuille paroissiale N°6 du dimanche 6 novembre 2016)

La foi en la Résurrection

La foi en la résurrection des morts est loin de faire l’unanimité chez les chrétiens que beaucoup peinent à imaginer avec justesse. L’Evangile de ce jour atteste qu’elle n’allait pas davantage de soi dans le judaïsme du début de l’ère chrétienne. Elle était une des lignes de fracture entre le parti des pharisiens, proches des milieux populaires, qui y adhéraient et celui des sadducéens, proches du grand prêtre et de son conseil, qui la tournaient en dérision.

Les sadducéens sont des conservateurs. Ils rejettent l’autorité des prophètes et des sages et toute nouveauté, ne reconnaissant que le Pentateuque où rien n’est dit de la résurrection dont l’émergence est toute récente (1ère lecture). Voulant mettre Jésus dans l’embarras et démontrer l’absurdité de cette idée, il lui présente « un cas d’école » construit sur la loi du lévirat et poussé à l’extrême (Dt 25, 5-10). Selon cette loi, un homme dont le frère meurt sans enfant doit épouser sa belle-sœur et lui donner un descendant masculin qui sera considéré comme le fils du défunt.

Belle occasion pour Jésus de renvoyer les sadducéens dans les cordes en mettant les points sur les « i ». Mais s’il espère convaincre, c’est par la seule médiation de la Parole. Nulle agression physique ni pression mentale de sa part. 

D’abord, il va éclaircir le sens de la résurrection. Le Royaume de Dieu ne ressemble pas au monde terrestre. Les hommes ressuscités ne sont pas simplement réanimés comme le pensent les sadducéens … et un certain nombre de chrétiens. Ils sont « semblables aux anges » : ils appartiennent au monde divin, ils sont vivants pour toujours d’une vie qui n’est plus impactée par la finitude humaine. Il ne leur est plus nécessaire de se perpétuer à travers une descendance. La question des sadducéens ne se pose donc pas. 

Puis Jésus se place sur le terrain de l’interprétation des Ecritures dans laquelle ses détracteurs se pensent experts. Son raisonnement peut ne pas nous convaincre, mais Jésus se plie ici au mode de lecture traditionnelle du judaïsme. S’appuyant sur le livre de l’Exode que ses interlocuteurs ne contestent pas, il se réfère à la voix qui émane du buisson ardent : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » (Ex 3,6). Si Dieu ne s’intéresse qu’aux vivants et qu’il se désintéresse des morts, comment se fait-il qu’il se réfère aux trois patriarches ? C’est dont qu’ils sont vivants, appelés à une vie éternelle auprès de lui.

Fiches Dominicales Novembre 2016.

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(Feuille paroissiale N°8 du dimanche 30 octobre et Toussaint 2016)

Tous appelés à la sainteté

   A cause de la proximité du calendrier, la piété populaire assimile trop souvent la Toussaint à la fête des morts. Mais la « Tous-saints » est au contraire la fête des vivants : et des vivants heureux. En ce jour, l’Eglise célèbre, et unit dans sa prière, la foule innombrable de celles et ceux qui ont été amis de Jésus, témoins vivants et lumineux du Christ ressuscité. Fidèles à l’Evangile, ils se sont mis au service des hommes et des femmes de leur temps. Amoureuse de la vie des hommes, « cette foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (première lecture) témoigne qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir (Ac 20, 35).

   Les béatitudes sont proposées comme le chemin qui mène à la sainteté. Dans « le sermon sur la montagne », Jésus s’adresse à ses disciples (évangile). Et le terme « heureux » qui retentit à neuf reprises est à la fois une félicitation et une invitation. Oui, nous, chrétiens, sommes déjà heureux de vivre en proximité avec Dieu, de pouvoir contempler comme est grand son amour de Père (deuxième lecture). 

   Mais dans le même temps les béatitudes nous invitent à une perpétuelle conversion pour être chaque jour un peu plus :

- Pauvres de cœurs, humbles et confiants devant Dieu, même affligés par les épreuves;

- Doux avec les hommes, à l’exemple même de Jésus;

- Affamés de justice, assoiffés de voir triompher la gloire de Dieu, l’homme debout;

- Capables de pardonner et de faire « œuvre de miséricorde », tel un « homme au cœur pur, aux mains innocentes » (psaume);

- Artisans de réconciliation, d’abord entre nos proches;

- Persévérants dans l’annonce de la Bonne Nouvelle, puisque nous sommes sel de la terre et lumière pour le monde.

   En faisant mémoire de tous les saints, l’Eglise nous rappelle, à nous qui avons choisi de mettre nos pas dans ceux du Christ, que nous sommes appelés à la sainteté, par des chemins certes divers mais toujours accessibles. Nous sommes l’actualité de la Bonne Nouvelle, le signe de la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes ! Avec tous les saints, rendons grâce à Dieu.

Missel des dimanches – 1er novembre 2016

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(Feuille paroissiale N°5 du dimanche 16 octobre 2016)

lls sont envoyés dans le monde, parce que je les ai envoyés 

  Nous sommes à la suite du Christ des envoyés en mission. Ce que dit Jésus a une conséquence pour nous tous : nous sommes invités à un changement de regard à la fois sur le monde et sur nous-mêmes. Partout où nous nous trouvons, nous devons nous considérer comme «envoyé» par Jésus, comme missionné par Lui. Nous ne sommes pas des «catholiques anonymes», mais nous sommes en mission auprès de ceux qui nous entourent pour qu’à travers notre témoignage, notre vie, nos paroles, ils puissent grandir et Le découvrir. 

  Au soir de notre vie il nous sera demandé des comptes et notre mission n’est pas à prendre à la légère : «Il sera beaucoup demandé à ceux qui auront beaucoup reçu» (Luc 12, 48).

  Si nous sommes baptisés, nous faisons partie de ceux qui ont beaucoup reçu et cette Mission n’est pas réservée aux religieux ; c’est la nôtre et nous pouvons remarquer que bon nombre de «missions» généreuses sont déjà réalisées au sein de notre paroisse. Cependant, nous devons être plus nombreux encore, en fonction de nos talents et de nos disponibilités. Jésus nous appelle à choisir de mettre librement notre vie au service de son projet. Il nous appelle à nous «engager», à ne pas vouloir rester «anonyme» ou simple «consommateur». Ce monde nous est confié

  Le pape François y revient souvent dans son encyclique «Laudato si», en parlant de «notre maison commune». 

  Jésus sait combien notre monde est blessé et c’est  en connaissance de cause qu’Il demande à son Père de ne pas nous retirer du monde. Il nous invite à vouloir aimer le monde et le servir car nous y sommes «envoyés»

  Nous devons apprendre à comprendre et nous faire comprendre de ceux qui nous sont confiés. Nous ne pouvons pas rester dans notre tour d’ivoire, ne pas accepter de nous faire proches. L’entre soi est mortifère ; il ruine tout élan missionnaire.

  Le pape François l’exprimait fortement dans «la joie de l’Evangile» au N° 273 : «La mission au cœur du peuple n’est ni une partie de ma vie, ni un ornement que je peux quitter. Elle est quelque chose que je ne peux pas arracher de mon être si je ne veux pas me détruire. Je suis une mission sur cette terre et pour cela je suis dans ce monde. Je dois reconnaître que je suis comme marqué au feu par cette mission afin d’éclairer, de bénir, de vivifier, de soulager, de guérir, de libérer. Là apparaît l’infirmière dans l’âme, le professeur dans l’âme, le politique dans l’âme, ceux qui ont décidé au fond, d’être avec les autres et pour les autres.»

Yves Bégassat

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(Feuille paroissiale N°5 du dimanche 2 octobre 2016)

Une année pour vivre les 50 ans du diocèse !

 

La célébration du 50e anniversaire de la création du diocèse de Nanterre en 1966 commencera ce dimanche 9 octobre et se terminera le 11 juin 2017 par un grand rassemblement diocésain avec célébration des confirmations d’adultes.

Cette année sera placée sous le patronage de Sainte Geneviève, patronne de notre diocèse, que nous accueillerons dans notre paroisse trois semaines durant, en mars prochain.

Les orientations que notre évêque nous suggère durant cette année sont de découvrir que nous sommes membres d’un seul Corps, de vivre une fraternité épanouie dans la diversité, de faire aimer notre Eglise en la rendant visible, de nous ouvrir aux hommes et femmes de notre commune et département en répondant aux nouveaux enjeux de la Mission.

Des initiatives ponctueront cette année et vous seront proposées par notre paroisse ou par notre diocèse, avec, comme thème retenu comportant une démarche, celle de la « Visitation ».

Durant la messe d’ouverture, animée par notre chorale paroissiale, le 9 octobre, le Père Robert nous communiquera le contenu de la lettre de notre évêque, rédigée à cette occasion. La prière universelle sera lue dans cet esprit et une prière, rédigée par notre diocèse et lue par tous, nous sera proposée à la fin de la cérémonie; un livret sera aussi distribué à chacun.

Yves Bégassat, membre de l’EAP

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(Feuille paroissiale N°2 du dimanche 11 septembre 2016)

Je crois en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique

Le 30 juillet 2016 je suis arrivé à la paroisse St-Pierre – St-Paul de Fontenay-aux-Roses pour effectuer un remplacement d’un mois. A peine suis-je arrivé que le Père Robert Lorenc, curé de la paroisse, m’a invité à déjeuner. Cela marque le début d’un mois rempli de bonheur et de joie que les aimables paroissiens restés à Fontenay pour l’été vont me procurer. Quand je suis entré dans l’église, j’ai vite remarqué la porte de la miséricorde et je me suis dit : « L’Eglise est vraiment universelle et les prêtres de cette paroisse entraînent bien leurs paroissiens en mettant en pratique le désir et l’enseignement de l’Eglise Sainte, Catholique et Apostolique. »

Dès le soir de ce premier jour, j’ai retrouvé les anciens amis, habitués à adorer le Seigneur dans le Saint Sacrement. Nous avons eu une heure d’adoration suivie de l’Eucharistie. Quand je suis arrivé pour présider la messe, je me suis rendu compte que la foi est toujours là. Les fidèles étaient tous souriants en voyant mon visage et moi aussi, je n’étais que sourire d’être avec eux.

En été, les activités sont normalement réduites par le fait que beaucoup de personnes prennent la route de vacances. Toutefois, un bon nombre de personnes étaient là en juillet. Les participants à la messe des deux premiers dimanches étaient assez nombreux pour m’assurer que l’Eglise Catholique en France n’est pas morte. L’église se remplit encore chaque dimanche. Oui, le Seigneur continuera à rassembler les hommes et les femmes de l’Est à l’Ouest pour chanter ses louanges et le pouvoir de l’obscurité ne peut pas éliminer la pratique de la religion en Europe.

Pendant mon court séjour, j’ai eu l’occasion de retrouver la petite équipe de la prière universelle qui se rencontre chaque jeudi matin pour partager la parole de Dieu à partir des lectures du dimanche et de là élabore les prières universelles pour le week-end. J’ai passé un moment agréable avec ce groupe. J’ai été très impressionné que ce groupe, qui a commencé à se réunir il y a un peu plus de six ans, n’ait pas faibli mais à continuer à s’affirmer. Il représente pour moi la croissance de la foi dans la paroisse. 

J’ai remarqué aussi que les salles de la rue Paoli ont été transformées en nouvel Espace Paroissial. Cela est aussi un témoignage de la foi des paroissiens.

Au niveau de la pastorale, lors de mon passage, j’ai eu l’occasion de baptiser cinq enfants, de présider à deux obsèques et à un mariage. J’ai pu visiter quelques personnes âgées ou malades et j’ai été invité à déjeuner par plusieurs personnes et aussi chez quelques familles. La convivialité était si forte que je me sentais comme au Nigeria.

Enfin, comme vous l’imaginez, je suis reparti au Nigeria avec une bonne impression. J’ai ressenti l’entente entre les paroissiens et leur pasteur. J’ai ressenti aussi un bon niveau d’engagement des paroissiens dans la vie de la paroisse. Maintenant que je reprends ma vie d’enseignant au grand séminaire, avec le projet de bâtir un centre pour les jeunes en difficulté, et pour lequel j’ose croire que je peux compter sur votre soutien, je vous redis encore combien je garde tous ces bons souvenirs et combien je vous porte dans mes prières.

Père Vitalis Anaehobi

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(Feuille paroissiale N°39 du dimanche 19 juin 2016)

Pour vous, qui suis-je ?   Lc 9, 18-24

 Un an déjà !

Paoli, devenu Espace paroissial St-Pierre – St-Paul,  mais toujours « Paoli » dans nos mémoires, fête son premier anniversaire !

Cet espace est un lieu confortable qui, petit à petit, trouve son rythme de croisière : les différents mouvements, l’E.A.P., la catéchèse, l’aumônerie, la préparation au baptême, les conférences paroissiales, les associations caritatives (Secours Catholique, goûters de St-Vincent-de-Paul), la chorale … commencent à trouver leur marque.

Les scouts participent maintenant à l’entretien du jardin, et nous les en remercions, et la journée « bricolage » a réuni il y a peu un petit groupe de personnes qui a contribué à embellir les lieux et nous espérons pouvoir compter sur vous pour d’autres rendez-vous.

Cependant, nous veillons à rester ouvert sur la ville et ses alentours : Grâce à la mise en place d’un agenda de réservations, nous sommes heureux de rendre service à des familles de Fontenay, ou plus largement des villes environnantes, désirant se réunir, prendre du temps pour être ensemble, lors d’événements familiaux comme une communion, un baptême, un anniversaire ou une réunion de famille. Nous sommes aussi attentifs à permettre à des personnes dans la peine, après un enterrement, de se réchauffer le cœur en ce lieu convivial.

L’équipe est attentive à l’accueil des jeunes, comme des scouts de paroisses voisines venant faire étape chez nous ou encore à ouvrir le lieu à des pèlerins de tous âges, tels ceux de la paroisse St-François - d’Assise d’Antony, en pèlerinage vers Bagneux et ayant souhaité faire halte et pique-niquer à l’Espace paroissial il y a quelques semaines.

Vous pouvez le constater, notre Espace paroissial vit, est entretenu et avenant, est joyeusement occupé par les uns et les autres et tout cela permet aussi, il faut le dire, de contribuer aux remboursements des prêts de cette belle rénovation (pendant 10 ans, nous verserons 15 000 euros chaque année).

Nous venons donc de vivre une année de « rodage ».

Cela a été l’occasion de nombreuses expériences lors de rencontres toujours riches.

Merci à toutes celles et ceux qui nous ont aidé et encouragé durant toute cette année. Oui, cet espace est le bien de toute la communauté : chacune, chacun en est responsable et c’est un lieu où doit se manifester l’entraide et la fraternité. Paroisse, nous sommes aussi une belle communauté en marche ; alors retenons cette phrase encourageante du Pape François : « Chaque communauté chrétienne doit être une maison accueillante pour qui cherche Dieu, comme aussi pour qui cherche un frère qui l’écoute » (28 avril 2015) et poursuivons tous ensemble cette belle aventure !

L’équipe en charge de l’Espace paroissial

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(Feuille paroissiale N°38 du dimanche 12 juin 2016)

Jésus, Parole de Pardon Lc 7, 36-8, 3

L’Evangile nous révèle l’infini de la miséricorde et de la grâce de Dieu découvertes par David et proclamées par Paul. 

Aujourd’hui, Jésus est l’hôte d’un pharisien. Une pécheresse de la ville s’introduit. Sans doute n’ignore-t-elle pas qu’elle va s’exposer à la raillerie du maître de maison. Mais elle a appris la présence de Jésus dont elle connaît visiblement la réputation d’ami des pécheurs. Son désir de le rencontrer l’emporte. Elle l’honore en versant du parfum sur lui et lui manifeste une énorme considération tout en se répandant en pleurs. La scène se déroule en silence et c’est Jésus qui prend l’initiative de le briser. Simon n’a d’autre référence que la loi de Moïse pour appréhender une situation. Alors, percevant sa dureté intime, et pour l’amener à réviser ses jugements hâtifs (sans pour autant l’agresser), et à fendre l’armure (vainement semble-t-il), Jésus va utiliser un procédé similaire à celui de Nathan. 

Son histoire met en évidence que quelle que soit notre dette, elle est disproportionnée à nos biens. Nous n’avons pas de quoi rembourser. Nous ne pouvons que reconnaître humblement notre péché et nous en remettre à la grâce de Dieu

D’une part, notre amour envers le Seigneur sera d’autant plus grand qu’il nous sera remis davantage. 

D’autre part, notre amour grandira à mesure que nous accueillerons le pardon de Dieu. 

C’est un cercle vertueux. 

Sans en énoncer le principe comme le fera Paul, Jésus fait ainsi apparaître que la Loi n’aurait pas sauvé la femme pécheresse mais l’aurait condamnée. Alors que sa repentance, son amour et sa foi ont touché le cœur de Jésus et lui ont ouvert le salut : « tes péchés sont pardonnés. Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Fiches dominicales – Juin 2016

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(Feuille paroissiale N°37 du dimanche 5 juin 2016)

Jésus, Parole de Vie

Chemin vers l’Eucharistie

Ce titre parait simple mais c’est bien cette phrase qui nous a guidé pendant ces cinq mois de préparation à la première communion. Pendant plusieurs mois, les enfants ont réfléchi, prié, médité pour vivre ce grand jour. A nous maintenant adultes, parents, parrains et marraines de les aider à poursuivre ce Chemin pour qu’ils continuent à se nourrir de l’Amour du Christ tout au long de leur vie.

Tout au long de ce Chemin, nous avons vécu trois grandes étapes qui nous ont permis de comprendre comment le Seigneur nous donne une vie nouvelle, comment le Seigneur se donne dans sa parole puis comment le Seigneur se donne et nous invite à nous donner.

Ces trois belles étapes ont été jalonnées par plusieurs « escales » nourrissant chacun des enfants : des textes bibliques, des films, des témoignages, des réflexions, des échanges étaient au centre de ce cheminement et permettaient d’arriver aujourd’hui le cœur rempli d’amour pour recevoir le Pain de Vie.

Comment ne pas oublier cette très belle retraite du dimanche 11 Avril ?

Des ateliers très concrets ont beaucoup plu aux enfants, des jeux de plein air ont apporté beaucoup de joie et de détente… sans oublier ce temps très intense et très personnel ou les enfants ont reçu le sacrement de réconciliation... de très beaux souvenirs.

Ce dimanche, nous entourons donc quinze enfants qui reçoivent l’Eucharistie pour la première fois.

Quelle grande joie pour notre communauté paroissiale d’accueillir de nouveaux premiers communiants ! Gardons dans notre prière les quinze autres enfants qui ont reçu ce sacrement le dimanche 22 Mai dernier.

Pour vivre cette étape de leur vie chrétienne, les enfants ont été entourés par leurs parents et leurs catéchistes. Sans cette bienveillante disponibilité, notre communauté paroissiale aurait-elle vécu cette belle célébration ?

Alors n’hésitez pas à rejoindre notre équipe de catéchistes.

Nous vous attendons, nous comptons sur vous, nous avons besoin de vous pour annoncer l’Evangile aux enfants, à vos enfants ! Rejoignez-nous !

 

L’équipe des catéchistes

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(Feuille paroissiale N°35 du dimanche 29 mai 2016)

Fête du Corps et du Sang du Christ

  Cette péricope (extrait de texte liturgique qui fait un tout en lui-même et qui permet un commentaire) est précédée de l’envoi en mission des Douze, de l’interrogation d’Hérode sur l’identité de Jésus et du retour des Apôtres que Jésus emmène à l’écart. Mais les foules en décident autrement et partent à la suite de Jésus qui leur fait bon accueil. Les évangiles ne comptent pas moins de six récits de multiplication des pains.

  Au début du passage, « Jésus guérissait ceux qui en avaient besoin ». On peut se demander qui a besoin de guérison et de quelle guérison ? Et aussi, de quoi, de qui la foule est-elle affamée ?

  Nous sommes dans un lieu désert et Jésus ne le conteste pas, mais cela ne l’empêche pas d’ajouter : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». « Faites ceci en mémoire de moi » (2e lecture). Jésus n’est-il pas en train de guérir les Douze de l’idée qu’ils pourraient se dispenser de nourrir la foule à partir d’eux-mêmes ?   Faites-leur le don de ce dont ils ont besoin pour vivre, tout simplement. Et Jésus leur donne de les faire asseoir, leur faisant jouer le rôle d’intermédiaire.

  Les verbes utilisés pour décrire les gestes de Jésus sont un clin d’œil au récit de l’institution de l’eucharistie (Lc 22, 19) : « prendre, prononcer la bénédiction, rompre (ou fractionner), donner ». C’est d’autant plus manifeste que « fractionner » ou « fraction du pain » se retrouvent plusieurs fois dans son œuvre (Lc 24, 30-35 ; Ac 2, 42-46).

Fiches dominicales Mai 2016

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(Feuille paroissiale N°35 du 22 mai 2016)

Le Denier de l’Eglise

Le thème de cette nouvelle année de collecte du Denier de l'Église est : "Si l'Église peut tant vous donner c'est aussi grâce au Denier".

En ce qui concerne notre paroisse, il faudrait plutôt dire c'est principalement grâce au Denier.

En effet, le Denier de l’Eglise représente plus de 50 % des recettes de la paroisse et, sans cet apport, rien ne serait possible pour affirmer notre foi et faire en sorte qu'elle soit communiquée, par l'évangélisation dont nous devons tous être les acteurs, à notre environnement immédiat et particulièrement au sein de la cité.

Que tous nos donateurs fidèles soient vivement remerciés pour leurs dons réguliers à hauteur de leurs possibilités ! Ils manifestent ainsi leur appartenance à l'Église et leur attachement à ses valeurs.

Cependant, un pas supplémentaire doit être franchi : Actuellement, 70 % des donateurs sont des "seniors" et 90 % ont plus de 50 ans. Si nous voulons assurer de manière pérenne l'avenir de notre paroisse, de notre Église au sein de la ville, il est indispensable que les plus jeunes générations prennent conscience dès maintenant de l'importance d’apporter leur soutien au développement et au rayonnement de la foi.

Vous tous qui lirez ces lignes, soyez ambassadeurs autour de vous (famille, amis, relations proches ou moins proches..) afin que notre paroisse puisse recueillir les fruits, bien matériels certes, mais indispensables à l'accomplissement de sa mission et à sa pérennité.

Au fond, n'est-ce pas tout simplement accomplir la mission à laquelle nous invite notre baptême ?

Merci encore de votre engagement en ce sens, et bien sûr, de votre soutien sans faille encore cette année !

Pour le Conseil Économique Paroissial,

Guy Peignelin, Gestionnaire Denier de l'Église

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(Feuille paroissiale N°33 du 8 mai 2016)

Quelques mots à propos de l’Ascension du Christ :

Qu’est-ce-que l’Ascension fêtée ce Jeudi 5 Mai ?

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux apôtres.

Puis, au cours d’un repas qu’Il prenait avec eux, le Christ leur a annoncé qu’ils allaient recevoir une force, « celle du Saint-Esprit », qui viendrait sur eux. « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre », a-t-Il ajouté (Actes des Apôtres 1, 8).

La Conférence des Evêques de France

Grande date du calendrier chrétien entre Pâques et Pentecôte, cette fête relate la dernière rencontre entre Jésus ressuscité et ses disciples. « Tandis qu’il les bénissait, il fut emporté au ciel » dit l’évangéliste Luc.

Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu. Ici, nulle question de magie ou d’action spectaculaire. Le Christ n’est plus visible, mais il n’abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Esprit à la Pentecôte.

Pour les chrétiens, le visible et l’invisible ne sont donc pas des domaines séparés: « Le Dieu qui se révèle dans le Christ est étonnant. Il se donne en s’effaçant » écrit l’évêque académicien Claude Dagens.

Serions-nous loin des réalités sociales et temporelles en fêtant l’Ascension ?

Bien au contraire ! Tandis que nous croulons chaque jour sous une visibilité clinquante, agressive et impudique, l’Ascension propose une juste distance, un respect de l’intimité, une invisibilité respectueuse de l’homme.

L’Ascension dit que l’homme dépasse… l’homme !

Dans l’histoire du christianisme, cette fête s’établit vers le IVe siècle avec une procession à Jérusalem se rendant vers le Mont des Oliviers, lieu de l’arrestation du Christ. L’Ascension est, en France, depuis le Concordat signé entre Bonaparte et Pie VII, une des quatre fêtes légalement chômées, avec Noël, l’Assomption et la Toussaint. L’Ascension, pour beaucoup, est synonyme de pont, de bouchons, d’escapades printanières…. Pour le journalisme, elle est un « marronnier » de l’actualité religieuse.

Dans le contexte d’une société en quête de repères elle peut devenir, pour l’homme pressé, une halte qui ressource. Elle n’est pas fuite du temps. Elle procure une nouvelle vision du monde.

Père Bernard Podvin

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(Feuille paroissiale N°32 du 1er mai 2016)

Garder la Parole de Dieu

Mot de remerciement aux fidèles catholiques

de St-Pierre – St-Paul de Fontenay-aux-Roses.

Bien chers frères et sœurs en Christ,

Chers amis,

  Monsieur Gilles Pradère m’a souvent fait part de vos bonnes nouvelles et des œuvres de charité que vous avez entreprises pour le développement de votre paroisse et l’assistance à d’autres communautés chrétiennes en détresse. Soyez-en vivement félicités ! 

  Tout récemment, après le dimanche de Pâques, Gilles m’a appris l’heureux résultat de l’effort de carême 2016 que vous avez organisé en faveur de quelques-uns des projets du Moyen Séminaire St Eugène de Samoé dont je suis le Directeur. En vérité, je suis très heureux d’apprendre que la générosité des uns et des autres a permis au Conseil Economique Paroissial d’obtenir un montant total de huit mille deux cent soixante-trois euros (8263 euros). Je savais pouvoir compter sur votre bienveillance et votre générosité envers moi et l’Institution ecclésiale dont j’ai la lourde charge et au sujet de laquelle je vous avais entretenu au cours d’une soirée, lors de mon séjour parmi vous, l’été dernier.

  Je sais que vous me portez toujours dans vos prières et que vous êtes très sensibles à mes sollicitations. Aussi, je voudrais sans tarder vous exprimer ma reconnaissance.

  En effet, avec cette somme d’argent je pourrai réaliser largement le projet de réhabilitation de la vieille camionnette 4/4 du Séminaire. Bien plus, elle me permettra de reconstruire la cuisine des pères formateurs qui se trouve dans un état délabré. Par ailleurs, le projet de réparation du toit d’un des dortoirs, endommagé par la chute d’un arbre, a un coût de réalisation très élevé par rapport aux deux autres projets que je pourrai réaliser, grâce à votre aide financière. Par conséquent, il nécessite une programmation ultérieure.

  Oui, frères et sœurs en Christ, le pauvre serviteur de Dieu et des hommes que je suis méritait d’être soutenu et aidé, et nul ne pouvait le faire mieux que vous. J’en suis ravi et très encouragé dans mon ministère sacerdotal, croyez-moi !

En vous adressant mes chaleureux remerciements, je vous assure également de mes ferventes prières que j’adresserai, avec mes séminaristes, quotidiennement, à Dieu Notre-Père et à son Fils Jésus-Christ, notre Résurrection. Puissent-ils, en union avec l’Esprit-Saint, notre Consolateur Souverain, vous rendre au centuple vos gestes de générosité et de charité !

  Dans l’espoir de vous revoir tous et toutes, l’été prochain, pour passer ensemble quelques moments de fraternité et d’amitié, je vous prie de croire, mes bien-aimés, à ma respectueuse et vive reconnaissance.

  Bonne et heureuse continuation des Fêtes Pascales, et à très bientôt !

 

Père Louis GBILIMOU

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(Feuille paroissiale N°31 du 17 avril 2016)

Suivre Jésus, le Bon Pasteur, Jn 10, 27-30

 

  Depuis des siècles avant Jésus, l’image du berger était attribuée au Dieu d’Israël. 

  Nous connaissons tous par cœur le psaume : «Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien» (Ps 22). Et ce dimanche, nous chantons : «Il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau» (Ps 99). 

  Cette image exprime le lien profond qui unit le Seigneur et son peuple : «Nous sommes à lui». C’est le lien de l’Alliance. 

Dieu s’engage à conduire son peuple à la Vie et le peuple lui répond en restant fidèle à sa Parole, en suivant ses volontés. La fidélité à la parole du Seigneur est chemin de vie. 

  Combien de prophètes se sont levés pour rappeler au peuple d’Israël qu’il devait revenir au Seigneur en écoutant sa voix !

  Jésus est dans le Temple de Jérusalem. Des juifs lui demandent s’il est bien le Christ. Le contenu de la réponse dépasse celui de la question : «le Père et moi, nous sommes UN» (évangile). Ainsi Jésus est, lui aussi, le Berger. 

  En lui est scellée l’Alliance définitive entre Dieu et son peuple et c’est lui qu’il faut suivre désormais pour avoir la vie éternelle. 

  Cette réalité se révélera pleinement dans sa Pâque. 

  La mort et la résurrection de Jésus scellent l’Alliance nouvelle. 

  L’Agneau, livré pour le péché du monde, est devenu le Berger (deuxième lecture): «Il sera leur pasteur pour les conduire aux sources de la vie»

  Qui écoute Jésus et le suit marche sur le chemin du Salut.

  La prédication des Apôtres à Antioche provoque la joie et l’action de grâce des païens. 

  En écoutant la parole du Seigneur, en devenant croyants et en suivant le Christ, ils entrent dans la nouvelle Alliance, et, au même titre que le peuple d’Israël, accèdent au Salut. 

  Depuis toujours, la vocation du peuple d’Israël était d’être «lumière pour les nations» pour que «le salut parvienne aux extrémités de la terre» (première lecture). 

  A-t-il répondu à cet appel ? Va-t-il maintenant s’opposer à la réalisation du projet de Dieu ? 

  Rien n’arrêtera les Apôtres dans l’annonce de la Bonne Nouvelle.

  Aujourd’hui l’Eglise, dans la diversité des vocations, poursuit son œuvre ; elle demande dans sa prière : «Guide-nous jusqu’au bonheur du ciel ; que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son pasteur est entré victorieux» (prière d’ouverture) et elle continue de rendre grâce.

Missel des dimanches 2016.

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(Feuille paroissiale N°30 du 10 avril 2016)

 Aimer le Christ jusqu’à le suivre

  L’appel de Jésus, « Suis-moi » (évangile), n’a pas pris Simon-Pierre totalement au dépourvu. Il connaît le Christ pour l’avoir suivi, observé et écouté, depuis ce jour où il a entendu son frère André lui dire : « Nous avons trouvé le Messie » (Jn 1, 41). Au moment de la rencontre, posant sur lui son regard, Jésus lui a dit : « Tu t’appelleras Pierre » (Jn 1, 42), l’inscrivant déjà dans sa vocation. Commençait alors l’Aventure du disciple Simon-Pierre dans les pas de son Maître, Jésus le Christ.

  Témoin des signes et des enseignements de Jésus, il lui a affirmé sa foi et son désir de le suivre : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! » (Jn 6, 68) Simon-Pierre, enthousiaste et sûr de lui, a cependant appris, de Jésus, l’humilité et le service, acceptant non sans mal de se laisser laver les pieds par lui. Il a mesuré sa peur et sa faiblesse qui l’ont poussé à renier trois fois son Maître. Témoin de la mort de Jésus et du tombeau vide au matin de Pâques, il se tient maintenant devant le Ressuscité, et c’est l’heure de vérité : « M’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » 

  Sa réponse, à la question trois fois posée, scelle son avenir de pasteur de l’Eglise fermement attaché au Seigneur. La finale « Suis-moi » signifie à pierre qu’il ne pourra rien faire sans le Ressuscité, sans confiance en sa parole, sans l’aimer. 

  Il vient d’en faire l’expérience dans le dernier signe de la pêche miraculeuse. Jésus assurera la fécondité de la mission de Pierre et des autres Apôtres ; il sera leur nourriture et leur force pour l’accomplir : « Venez manger ». Pierre doit se laisser ceindre par Jésus. L’annonce de l’Evangile passera par le témoignage d’une vie offerte, dans la force de l’Esprit. Pierre et les Apôtres connaîtront les difficultés du témoignage, rendu dans la vérité et l’obéissance à Dieu (première lecture). 

  Rendons grâce pour la fécondité missionnaire de l’Eglise et chantons le psaume du jour : « Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi ».

Missel des dimanches - 2016

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Dimanche des Rameaux et de la Passion

Que l’on lise un évangéliste ou l’autre, les textes de la passion sont pour l’essentiel très proches.

Pour autant, chacun imprime à son récit sa propre sensibilité.

Pour les Rameaux, nous entendons l’évangéliste de l’année liturgique, donc, aujourd’hui, Luc. Un homme très marqué par la communion si profonde de Jésus avec son Père qu’elle va lui permettre d’affronter le temps de la passion et de la mort dans une certaine paix.

Luc ne s’étend pas sur la violence et les souffrances subies par Jésus. Il ne dit pas grand-chose du désarroi qui a pu le saisir. A Gethsémani, par exemple, il montre Jésus très vite pleinement abandonné à la volonté de son Père et réconforté par un ange ; plus tard, il passe sous silence flagellation et couronnement d’épines et ne dit rien du sentiment d’abandon que Jésus exprime à l’aide du psaume 21 chez Marc et Matthieu «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?».

C’est Luc encore qui précise que Joseph, membre du Conseil, est « un homme bon et juste » qui n’a ni contribué ni soutenu la condamnation de Jésus. Luc est bien loin du «tous pourris» ….

C’est que la sérénité qui émane de la forte présence du Père à son Fils transparaît aussi dans les relations empruntes de miséricorde que Jésus entretient avec tous ceux qu’il croise. Il y a par exemple son désir ardent de l’intimité avec ses disciples lors de la Cène, sa compassion pour celui qui le livrera, son absence de reproches et sa bienveillance lorsque les disciples se querellent, la tristesse qui excuse leur sommeil à Gethsémani, le pardon sollicité de son Père pour ceux qui le crucifient ou encore la promesse au larron : «Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis».

La paix et l’infinie bonté de Jésus n’effacent ni sa souffrance ni la violence de ceux qui « ne savent pas ce qu’ils font » mais ne laissent-elles pas entrevoir chez lui une puissance de vie autrement plus forte que la capacité de mettre à mort ? Une puissance de vie qu’il communique à ceux qui, comme le larron, croient en lui.

Fiches Dominicales

Dimanche des Rameaux 2016

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(Feuille paroissiale N° 26 du 13 mars 2016)

La solidarité à la lumière de la miséricorde

  Le pape François a voulu que cette année soit l’année de la miséricorde

Rappelons-nous le sens de ce mot : «que nous ayons le cœur ouvert sur la misère» des autres.

  C’est d’abord, bien sûr, une attitude divine : la miséricorde du Père est une réalité de la foi pour notre vie, un amour qui ne fait pas défaut, qui nous relève et nous guide. Mais Jésus nous appelle à avoir une attitude semblable (Luc, 6, 36) ; «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux».

  Qu’est-ce que cela signifie ? Quelle est la misère sur laquelle il faut que nous ayons le cœur ouvert, et donc que nous combattions ? Car autant le Père que le Fils, Jésus, ne se contentent pas de compassion : ils guérissent, comme on le voit si souvent dans l’Evangile. Dans le monde, les misères sont nombreuses. Certaines sont proches de nous, prêtons-y attention. D’autres sont moins proches, mais elles touchent des centaines de millions d’hommes et de femmes.

  En ce Carême, comme chaque année, le CCFD - Terre solidaire nous invite à ne pas les oublier. 

  Citons trois de ces misères à combattre, dans une attitude de miséricorde :

La faim, qui touche toujours des centaines de millions d’humains, le plus souvent à cause des guerres et des catastrophes naturelles.

Les conséquences croissantes des changements climatiques (montée des océans, assèchement des sources d’eau pour l’irrigation, cyclones et inondations).

Les guerres et leurs conséquences qui lancent tant de migrants sur des routes incertaines qui les conduisent à frapper aux portes de l’Europe, essayant de briser les frontières.

  Autant de situations qui appellent d’abord notre compassion, puis notre action. Des actions sont possibles, en soutenant ceux qui agissent chez eux pour une agriculture familiale qui soit productive dans la durée ; en travaillant à changer les règles internationales, en particulier contre les paradis fiscaux ; en changeant nos modes de production et de consommation pour que le climat reste supportable, comme nous y invite l’encyclique Laudato si ; en trouvant des solutions pour l’accueil des migrants du Proche-Orient ; etc.

  C’est ainsi que chacun trouvera un sens à sa vie, en répondant à l’appel de Jésus : soyez miséricordieux. Cet appel a un sens particulièrement fort au moment du Carême : prière, aumône et jeûne, trois moyens pour que notre miséricorde soit à la fois compassion et action.

Bertrand Bonneval, pour l’équipe du CCFD Terre Solidaire St Pierre-St Paul.

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(Feuille paroissiale N° 25 du 6 mars 2016)

Laissez-vous réconcilier avec Dieu

   C’est l’Evangile dans l’Evangile, la perle des paraboles, la quintessence de la Bonne Nouvelle. Il n’y a pas de déchéance plus grave que celle de ce fils qui a quitté la maison paternelle, et il n’y a pas d’amour plus gratuit et plus grand que celui que ce père témoigne à ses deux fils. Splendide ! 

  Cette parabole est plus intense encore que les deux précédentes, car il ne s’agit plus d’une brebis et d’une drachme, mais de deux fils qui illustrent les pécheurs qui se repentent et les « justes » qui pensent ne pas avoir besoin de repentance.

  Ce n’est pas, à vrai dire, la parabole du fils prodigue, car il y a deux fils et les deux entrent en scène, mais la parabole du père et de ses deux fils, et le père en reste de loin la figure principale. Jamais Jésus ne nous a laissé pénétrer aussi loin dans le mystère de Dieu et de son pardon. Jamais il n’a autant soulevé le voile qui cache la personne de Dieu, et jamais il n’a jeté une aussi vive lumière sur la condition et le destin de l’homme. On ne comprend pas bien pourquoi un seul Evangile a conservé ce joyau.

  Trop longtemps, on ne s’est intéressé qu’au fils cadet. Attardons-nous au fils aîné dont on prend assez spontanément la défense !

C’est lui, en fait, le vrai fils perdu, et pour de tout autres raisons. Son histoire est le contraire de celle de son frère, celle du juste qui n’a rien à se reprocher et dont le cœur reste fermé à l’amour et à la grâce. Il est le portrait vivant des pharisiens et des scribes et murmure comme eux. Pas question de célébrer le retour du cadet, de passer l’éponge sur tout le mal qu’il a fait !

  Toute la cécité, l’ignorance, la dureté et la méchanceté de ce fils se dévoilent. 

  Il a enfin une bonne occasion de montrer ce qu’il a dans le cœur. Il est lui aussi « aliéné », comme l’avait été son jeune frère, mais pour d’autres raisons. Il en appelle à ses qualités, son labeur, son obéissance, ses mérites (cf.Luc 18, 21). Mais il a transgressé le plus grand commandement, celui de l’amour, et cela, il l’ignore. Il ne comprend rien à l’amour et ne sait pas ce qu’est la miséricorde. Il ne pense qu’à ses bénéfices. Une semence de mort se développe en lui.

  «Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi»: c’est une nouvelle preuve de l’amour paternel. «Mon enfant…» Cet homme aime ses deux fils. L’aîné aussi doit partager sa joie. Mais il ne veut pas. Il mérite une leçon, des reproches. Le père aurait pu se mettre en colère contre lui, réprouver sévèrement sa conduite. Au lieu de cela, il lui témoigne sa tendresse et l’invite simplement à entrer et à se réjouir avec les autres.

  Le fils aîné va-t-il refuser de partager cette joie ? Les pharisiens et les scribes vont-ils persister à murmurer ? La parabole s’arrête brutalement. On aimerait savoir ce que l’aîné répondit à son père, comment il réagit.

  Le fils aîné s’exclut lui-même de la communion. Il ne réussira à rentrer que quand il pourra dire « mon frère ». Volontairement, Jésus n’a pas voulu conclure : la possibilité est réelle de ne pas vouloir se réconcilier avec le frère !

  Mais c’est une question que nous devons nous poser nous-mêmes, si nous voyons en nous les moindres traces de justice. 

  Que répondrions-nous à Dieu ?

Fiches Dominicales – Mars 2016

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(Feuille paroissiale N° 24 du 21 février 2016)

La Transfiguration

Il est bon d’être ici !

La Transfiguration, c’est comme un avant-goût de Pâques. 

Cette expérience fut accordée à 3 disciples privilégiés de Jésus, en route vers Jérusalem où le Maître allait être mis à mort avant de ressusciter dans la gloire. 

De même, quelques semaines avant la célébration pascale, la liturgie, en proposant ce récit aux candidats au baptême et à tous les chrétiens, leur suggère d’adopter l’attitude des disciples : « Il est bon d’être ici », avec Jésus.

Pourtant, il y avait de quoi être troublé puisque Jésus venait d’annoncer sa passion et avait exhorté chacun à prendre sa croix pour le suivre. 

De même, pour les catéchumènes et les baptisés, la vie chrétienne est semée d’épreuves de toute sorte. Parfois, cependant, survient une éclaircie, souvent inattendue, qui redonne courage pour marcher à la suite de Jésus. 

La Transfiguration le fut pour les disciples. Son rappel dans la liturgie peut le devenir pour tous ceux qui y participent. Elle est déjà comme une anticipation des apparitions du Christ à ses disciples après la résurrection : il est vivant !

Après le récit mystérieux où Dieu confirme à Abraham la possession de la terre promise (première lecture), saint Paul nous dit que notre citoyenneté est dans les cieux et que c’est déjà de là que nous pouvons porter un regard sur les événements de notre terre et les interpréter avec la lumière qui vient d’en-haut. Alors, sans attendre le ciel, terre promise par excellence, nous pouvons déjà découvrir sur la terre où nous menons notre existence actuelle les merveilles de Dieu toujours à l’œuvre, et nos exclamer avec le psalmiste : 

« J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants » (psaume 26).

Missel des dimanches – 2016

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(Feuille paroissiale N° 22 du 7 février 2016)

« Laissant tout, ils le suivirent » Lc 5, 1-11 

  Cette rencontre au bord du lac semble montrer que l’annonce de la Bonne Nouvelle progresse par coups de filet. C’est Jésus d’abord qui regarde les pêcheurs et paraît jeter sur eux son dévolu : il les appelle, les attire à lui et voilà que, laissant tout, ils montent avec lui dans la barque qui n’est déjà plus leur barque de pêche, mais la barque de l’Église d’où s’élève la Parole de Dieu. 

  L’ordre qu’il leur adresse, ensuite, est encore, et contre toute vraisemblance, celui de jeter les filets ; et la grande quantité de poissons prise prophétise la fécondité du travail accompli à la Parole de Dieu. Enfin, la mission confiée par Jésus à Simon lui remet en mains le filet qui désormais «prendra des hommes».

  L’image certes ne doit pas servir à justifier le prosélytisme (la propagande), mais elle ne saurait non plus être gommée. Le premier qui a fait tomber l’homme dans le filet de sa parole est «le Père du mensonge» ; et l’homme s’en trouve emprisonné. 

  Le filet que le Christ demande à Pierre de jeter, doit prendre des hommes, lui aussi, mais le verbe grec utilisé ici est composé sur le radical du mot «vie» : contrairement aux poissons, c’est pour la vie que les hommes sont pris, c’est pour les ramener des eaux de la mort à la vie en Dieu que le filet les rassemble

  Sans crainte, nous pouvons jeter le filet par l’annonce de la Parole : nous savons que Jésus remédie à notre incapacité et à l’improductivité de nos nuits.

Sans honte, nous pouvons devenir pêcheurs d’hommes, c’est-à-dire, par la parole ou le silence, témoins de l’Évangile, de la Parole qui nous a pêchés pour nous rendre à la vie et qui nous a été donnée pour que nous la partagions.

Fraternités Monastiques de Jérusalem

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(Feuille paroissiale N° 21 du 31 janvier 2016)

Une parole difficile à entendre

 

  Nous retrouvons l’Evangile là où nous l’avons quitté dimanche dernier, dans la synagogue de Nazareth, probablement tenue par des pharisiens car ils sont de ceux qui attachent de l’importance à la lecture des prophètes. 

  Jésus leur affirme que la parole des prophètes s’accomplit aujourd’hui. Si les auditeurs commencent par exprimer leur admiration, assez vite l’histoire tourne mal, jusqu’à la tentative de meurtre sur Jésus par la foule en colère. En rappelant la visite d’Elie à la veuve étrangère de Sarepta, puis la guérison par Elisée du syrien Naaman, Jésus s’identifie aux prophètes d’Israël qui étaient ouverts aux étrangers ; il annonce le rejet dont il sera l’objet.

  Jésus vient de commencer son ministère en Galilée et déjà sont posées les principaux arguments qui laissent entrevoir la nature de sa destinée. Lors du baptême, il a été révélé comme le Messie de Dieu. Puis à la synagogue, il a annoncé la venue du Salut et s’est identifié au Messie. Cette révélation ne s’ajoute pas à celles des prophètes d’Israël. Jésus n’est pas le dernier prophète en date mais le Fils de Dieu. Il est nécessaire de lire l’épisode de Jésus à la synagogue dans la continuité de toutes les épiphanies qui ont jalonné le temps de Noël et les dimanches suivants. Les prophètes ont annoncé le Messie et enjoint de préparer un chemin pour sa venue. 

  Jésus n’annonce pas un Messie, il l’est. Mais le peuple élu entendra-t-il la nouveauté de la parole de jésus invitant à vivre une conversion du cœur ?

  Aujourd’hui encore, nous avons à nous déterminer : Qui est Jésus pour moi ? Un éveilleur de conscience ? Un guide spirituel ? Un coach ? S’il s’agissait de cela, nul besoin de l’Eglise ni des sacrements. En célébrant l’eucharistie, nous entrons dans la prière trinitaire, celle du don divin fait en Jésus et par lui à toute l’humanité. Rien d’abstrait mais un mystère très beau, comme celui de l’amour (2e lecture), exprimé tant de fois, toujours à découvrir et à recevoir.

Missel des dimanches – Année C

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(Feuille paroissiale N° 18 du 10 janvier 2016)

Baptême du Seigneur  

Le baptême, premier des 3 sacrements de l’initiation chrétienne 

Au terme du temps de Noël, la fête du Baptême du Seigneur vient exprimer la profonde communion entre Dieu et l'humanité. La messe de ce jour est donc en l’honneur de tous les baptisés récents de la paroisse et de leurs familles ainsi que des Equipes qui les ont préparés.  

Le  baptême est un sacrement qui fait partie de l’ensemble des 3 sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, confirmation, eucharistie. Le baptême est le début de ce processus qui conduit à accomplir un chrétien. Par le baptême, les hommes deviennent un seul Corps dans le Christ pour former le peuple de Dieu. Ils reçoivent le pardon de leurs péchés. Ils passent d’une première naissance (physique, condition humaine) à une seconde naissance de l’eau et de l’Esprit Saint. Ils sont appelés fils de Dieu et le sont réellement. La communauté chrétienne devient coresponsable de guider le baptisé dans le processus d’accomplissement de la foi. 

A la paroisse Saint-Pierre – Saint-Paul, trois équipes de préparation au baptême se complètent: La première (CPB), qui prépare les parents au baptême de leur enfant jusqu’à trois ans (45 en 2015); la seconde qui prépare au baptême les enfants du catéchisme (4 en 2015) et enfin celle qui prépare les adultes (3 en 2015) à ce sacrement.  

Concernant les enfants jusqu’à trois ans, ce choix que font les parents de faire baptiser leur enfant dans la foi chrétienne est un grand bonheur pour toute la paroisse Saint-Pierre – Saint-Paul. Pour les enfants du catéchisme et les adultes, qui font librement le choix d’être baptisés, c’est aussi une grande joie pour notre communauté paroissiale de les accueillir. 

Yves et Gisèle Bégassat auprès des enfants du KT

Claire Boyer-Vidal auprès des adultes

Michel Neu et l’équipe CPB, auprès des enfants jusqu’à trois ans

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(Feuille paroissiale N° 13 du 29 novembre 2015)
Une nouvelle année liturgique commence
En ce 1er dimanche de l'avent,
Journée interdiocésaine
des Chantiers du Cardinal,
journée de quête et de lancement de la collecte des dons qui contribueront à poursuivre l'œuvre des bâtisseurs engagée en 1931, je suis particulièrement heureux de m'adresser à vous grâce à cet éditorial !

Heureux parce que, en tant que délégué de notre paroisse, je me fais le porte-parole des remer­ciements que les Chantiers du Cardinal vous adressent pour votre soutien constant et sans faille.

Heureux parce que, toujours en tant que délégué, je remercie, en votre nom à tous, les Chantiers de l'aide précieuse qu'ils nous ont apporté pour la rénovation de l’Espace paroissial St-Pierre – St-Paul, grâce à un financement complémentaire, sans lequel nous n'aurions pas aujourd'hui ce lieu magnifique qui va nous permettre de développer encore les œuvres de solidarité et de charité, les différentes formations et préparations proposées par la paroisse (catéchèse notamment), ainsi que l'organisation de conférences, qui contribuent au bon développement de la pastorale en nous aidant à faire vivre notre foi.

Les Chantiers du cardinal sont la seule entité à faire jouer la solidarité interdiocésaine, la seule œuvre permettant aux catholiques des quatre coins d’Île de France de se mobiliser pour que chacun puisse bénéficier d'un lieu de prière, de célébration, d'accueil ou d'échanges.

Notre paroisse a pu bénéficier de cette solidarité et s'en réjouit, mais le nombre de projets en Île de France ne fait que croitre, non seulement pour construire ou agrandir des lieux de culte (cathédrale de Créteil par exemple), mais aussi pour aider l'Église dans ses missions apostoliques.

Aussi, nous ne pouvons baisser les bras !

Nous continuerons à donner aux Chantiers du Cardinal les moyens de leurs actions pour que d'autres, partout en Île de France, puissent en bénéficier pour des travaux, souvent urgents, et ne pouvant pas être pris en charge totalement par les paroisses.

Nous comptons plus que jamais sur votre solidarité et merci de votre générosité!

 Guy Peignelin, délégué paroissial.

Prenez une enveloppe de don, disponible sur les présentoirs à l’entrée de l’église

Adressez votre chèque aux Chantiers du Cardinal

au 10 rue du Cloître Notre-Dame 75004 Paris

 

Don en ligne possible sur le site  www.chantiersducardinal.fr

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(Feuille paroissiale N° 11 du 15 novembre 2015)

La journée nationale du Secours Catholique-Caritas France du 15 novembre 2015, se déroule cette année au milieu de plusieurs événements importants.

- Le synode sur la famille a réfléchi notamment sur l’engagement de l’Eglise auprès des familles qui vivent des difficultés financières et de tous ordres. Ce sont elles que le Secours Catholique accompagne dans toute la France et soutient dans de nombreux pays grâce aux Caritas.

La Conférence de Paris sur le climat est préparée par de nombreuses initiatives où les chrétiens sont en première ligne, motivés par l’encyclique du pape François « Laudato Si ». Là aussi, les membres du Secours Catholique soutiennent les plus pauvres, qui luttent contre les conséquences du dérèglement climatique, dans le monde, comme au Bengladesh ou en Afrique, mais aussi en France.

- Le jubilé de la Miséricorde va débuter dans quelques semaines. L’action des membres du Secours catholique fait partie des œuvres de miséricorde que Dieu suscite pour que tous puissent vivre dignement. Ce sont souvent des pauvres qui nous font découvrir le cœur miséricordieux du Père. Au cœur des épreuves qu’ils ont traversées, ils savent que Dieu leur a fait miséricorde.

- Le troisième dimanche de novembre est le rendez-vous habituel pour la collecte nationale du Secours Catholique.

Celui-ci a, cette année plus que jamais, besoin des dons de tous pour remplir sa mission d’aide aux plus démunis, d’accompagnement aussi, pour que tous puissent vivre dignement et participer à la vie sociale. N’oublions pas aussi de leur donner toute leur place et une vraie parole dans nos communautés, en vue d’une « Eglise pauvre pour les pauvres ». En tant que service d’Eglise, par son savoir-faire, le Secours Catholique peut y aider. Mais comme baptisé, tout membre de notre Eglise ne doit-il pas se sentir « Secours Catholique ? »

+Jacques Blaquart, évêque d’Orléans, Président du Conseil pour la Solidarité

 

Localement, une équipe de bénévoles et l’épicerie sociale du GAFIB s’efforcent, humblement et en lien avec d’autres, d’offrir accueil et écoute aux personnes en difficulté matérielle ou morale, des aides de dépannages sont apportées, quelques familles peuvent partir en vacances,…

Soyons donc sensibles à l’appel du Secours Catholique pour soutenir sa présence et ses moyens : au cours de la quête de ce week-end, en prenant les enveloppes distribuées à la sortie de l’église pour l’envoi de dons. 

Rappelons que si vous êtes imposables, vos dons sont en partie déductibles de vos impôts.

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(Feuille paroissiale N°9 du 1er novembre 2015)

Toussaint

Saints, par la Miséricorde de Dieu

Si nous nous faisons une image trop lisse de la sainteté, nous en tirerons immanquablement la conclusion que ce n’est pas pour nous. Nous pouvons être éblouis par les robes blanches dont les saints sont vêtus, selon l’Apocalypse : immaculés, impeccables, c’est ainsi que nous risquons de nous les représenter. Mais ces robes blanches, nous dit le Livre, il a fallu qu’elles soient lavées. Elles ont été « blanchies par le sang de l’agneau », ce qui est pour le moins paradoxal !

Ainsi, la propreté immaculée est le fruit d’une opération de la miséricorde divine, d’un jugement, dont ils sont sortis blanchis. Ce sont tous des pécheurs pardonnés. Peut-être la sainteté n’est-elle pas incompatible avec des mains sales?

« Je préfère une Eglise accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Eglise malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités »

dit le pape François (Joie de l’Evangile – n° 49).

C’est bien de cette Eglise-là qu’ils font partie, tous ces artisans de paix, ces miséricordieux, ceux qui se sont battus pour la justice, ces pauvres, dont le coeur pur a pleuré avec ceux qui pleurent … C’est dans cette direction qu’il nous faut chercher la sainteté, dans des engagements risqués, et non dans l’impeccabilité d’abstention … de ceux qui n’ont pas de mains. Ni dans l’autosuffisance pharisienne : « je ne suis pas comme les autres hommes »…

Si nous nous imaginons les saints comme des gens qui ne sont pas comme les autres hommes, nous faisons fausse route. Et ce n’est pas une route pour nous. Nous risquons d’être sourds à « l’appel universel à la sainteté ». (Lumen Gentium, ch.5) Les Saints sont au milieu de nous. Un jour, ils resplendiront. Mais pour l’instant le monde ne les connaît pas. (2e lect)

Quand ils étaient sur terre, ceux que nous honorons aujourd’hui, on aurait pu dire d’eux, « ce n’étaient pas des saints », au sens malheureusement courant du terme.

Il suffit de voir la façon dont réagissent Pierre et les disciples, en particulier dans l’Evangile de Marc, souvent à côté de la plaque. Ils étaient en chemin vers la sainteté pourtant.

Il en a été de même pour ceux qui sont maintenant « sur les autels »… à plus forte raison pour ceux qui sont restés les anonymes de la sainteté.

Père Jean Joncheray, diocèse d’Angers.

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(Feuille paroissiale N°7 du dimanche 11 octobre 2015)

Observer les commandements et suivre le Christ

Fidèle observant des commandements depuis sa jeunesse, un homme interroge et va chercher conseil : « Bon Maître, que dois-je faire ? ».
En s’adressant à Jésus pour lui exprimer son désir d’avoir part à la vie éternelle (évangile), il ne pouvait pas mieux choisir !
Il a devant lui la « Parole Vivante » mais aussi la « parole énergique et plus coupante qu’une épée » (deuxième lecture).
Mais si la parole de Jésus appelle à des choix radicaux : « Va, vends tout ce que tu as », elle n’en est pas moins aimante : « Jésus se mit à l’aimer ». Jésus aime cet homme, il compte bien lui faire découvrir qu’il est aimé de Dieu et qu’il est appelé, comme tous les autres, à avoir part au Royaume. En observant les commandements, l’homme riche a jusque-là bien « fait », alors que lui faut-il « faire » de plus ?
Se convertir en profondeur à la parole de Jésus, parole qui, telle une épée, a « pénétré » au plus profond de l’âme ». Jésus a mis le doigt sur le point sensible, ce à quoi l’homme tenait le plus, ce qu’il pensait être la source de son bonheur : ses biens.
Plus encore que la décision radicale de vendre ses biens et de les donner, Jésus attend de l’homme le changement du coeur, une orientation nouvelle de ses désirs : « Tu auras un trésor au ciel ».
Jésus n’a rien contre les riches, il dit que ce sera « difficile pour eux d’entrer dans le royaume de Dieu ». Aucune richesse matérielle ne les sauvera du péché et de la mort.
Le salut vient de Dieu seul, pour qui « tout est possible ». Jésus appelle l’homme à le suivre afin qu’il trouve en lui et avec lui le chemin de la vie éternelle : chemin d’humilité, de service, de pauvreté et d’obéissance à Dieu. « Heureux les pauvres de coeur, le royaume des Cieux est à eux », dit le verset de l’Alléluia.
La pauvreté de coeur n’est pas la misère mais l’espace du coeur laissé libre et accueillant à la grâce, une soif que seule la Sagesse peut étancher.

Missel des dimanches – Année 2014-2015

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(Feuille paroissiale N°6 du dimanche 4 octobre 2015)

Fidélité de Dieu, fidélité de l’homme

Une année après le premier coup de pioche du 21 Septembre 2014, et deux mois après la visite le 29 Juillet de la commission municipale de sécurité, notre Espace paroissial Saint-Pierre – Saint-Paul, 7, rue du Capitaine Paoli, est pleinement opérationnel.

Vous êtes déjà nombreux à avoir pu apprécier sa commodité, son espace et son calme, en particulier lors de notre déjeuner de rentrée du 20 Septembre et de la conférence du Père Louis le 23 Septembre.

Le budget de 835 000 euros a été tenu. Nous avons pu honorer l’ensemble de nos engagements financiers grâce à notre réserve, à la contribution de 120 000 euros des Chantiers du Cardinal, au prêt du diocèse pour 150 000 euros et à votre effort de participation à la souscription.

Vous avez été 151 en 2014 à participer à la souscription pour un montant total de 32 405 euros. Pour le moment, 45 paroissiens ont participé à la souscription 2015 pour un montant de 7 970 euros. Merci à ces 45 donateurs.

Comme nous vous l’avions annoncé, nous attendons pour cette deuxième et dernière collecte un montant global équivalent à celui de 2014. Il nous permettra d’assurer en Décembre 2015 le premier remboursement du prêt du diocèse pour 15 000 euros et de provisionner le paiement en Mai 2016 de la retenue de garantie de 5% sur les travaux pour 40 000 euros.

Et si vous participiez à la souscription 2015 pour l’Espace paroissial St-Pierre – St-Paul ?

Soyez d’avance chaleureusement remerciés pour votre contribution.

Guy Peignelin et Gilles Pradère

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(Feuille paroissiale N°1 du dimanche 30 août 2015)

Aimer en esprit et en vérité

Jésus donne à la foule puis à ses disciples en particulier un enseignement sur la pureté. 

C’est une question déterminante pour tout homme religieux qui veut être accordé à la sainteté de Dieu. 

Le culte exige en effet une certaine séparation d’avec le monde. 

Pourtant Jésus affirme aujourd’hui : « rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur ». Car, poursuit-il, « c’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses », et c’est cela qui le rend impur. 

Le rite n’a de sens, en effet, qu’en manifestant et en provoquant l’offrande du cœur. 

Mais dans cette deuxième partie de la réponse de Jésus s’opère aussi un renversement : ce n’est plus ce qui entre en l’homme qui le souille, mais ce qui sort de lui. 

Ainsi c’est en nous-mêmes que Jésus repère l’impureté, et plus particulièrement quand elle s’exprime au dehors, c’est-à-dire quand, au lieu de la combattre, nous ne faisons qu’un avec elle en en faisant la matière de nos actes. 

La parole du Christ vient ainsi révéler en nous des abîmes qui nous laissent désemparés.

Nous comprenons que notre cœur est compliqué et malade et que nous ne pouvons pas le déguiser par des pratiques de pureté rituelle. 

Mais elle nous offre aussi la liberté de mettre notre confiance en Dieu et en Dieu seul, qui nous transformera peu à peu à son image. 

Et « quiconque a en lui cette espérance se rend pur comme celui-là est pur », dit la première lettre de saint Jean. À nous qui cherchons à nous purifier pour nous approcher de Dieu, le Christ vient annoncer cette bonne nouvelle : c’est Dieu qui le premier s’approche de nous et nous purifie par sa présence.

Fraternités Monastiques de Jérusalem. Marc 7, 14-23

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(Feuille paroissiale N°40 du dimanche 28 juin 2015)

St-Pierre et St-Paul

En fête avec les Soeurs Bleues de Castres

La Congrégation vit en cette période des moments importants.

D’abord cela a été la canonisation d’Emilie de Villeneuve notre Fondatrice. Et pour les soeurs de Fontenay également la fermeture de la maison le 30 Juin 2015.

Pourquoi la canonisation d’Emilie ? C’est la reconnaissance d’une vie sainte, celle d’une vie d’abandon en Dieu et d’option pour les pauvres qu’Émilie a choisi de vivre.

La canonisation est l’occasion, pour la congrégation et l’Eglise, d’aller à la rencontre d’une Emilie vivante aujourd’hui à travers son charisme et sa spiritualité: «Etre dans le monde signe de la présence de Jésus Sauveur et, à sa suite, annoncer le règne de Dieu à travers le service des plus pauvres».

Oui le Pape François a proclamé saintes le 17 Mai dernier, 4 femmes originaires de l’Italie, de la Palestine et de la France.

Nous en avons été témoins, puisque notre communauté de Fontenay était présente sur la place St-Pierre. Une jeune paroissienne de Fontenay était également présente, Marguerite Pradère. Une foule innombrable, colorée, fervente et joyeuse, venant de tous les continents, a vécu avec émotion cette célébration emprunte de simplicité et de profondeur.

Pourquoi ferme-t-on la communauté de Fontenay ?

Suite à la réflexion conduite en Europe par les responsables de la Congrégation, le constat est que le vieillissement des soeurs et le manque de vocation exige une restructuration : regroupement des communautés, fermetures des maisons, adaptation de la mission de chaque soeur selon les possibilités pour répondre à la mission d’aujourd’hui.

Par la relecture de ces années passées à Fontenay, nous vient à L’Esprit : Partages, rencontres, célébrations, prière, fêtes, etc. Nos vies ont été émaillées par tout cela et autant que possible en solidarité avec les personnes en difficulté.

Tous ces visages ! Chacun unique et singulier, tous semblables en humanité et, croyons nous, créés à l’image de Dieu.

Nous pouvons affirmer que tout cela est pour nous une richesse que nous considérons comme étant les fruits promis par Jésus : Maintenant, nous partons vers d’autres missions. « Je suis venu pour que vous ayez la vie et la vie en abondance ». Jean 10,10. Jésus n’est pas avare, n’est-ce pas ?

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure » Jean 15, 16.

Nous ne partons pas les mains vides puisque nous avons tant reçu de vous à Fontenay ! Nous vous remercions de tout coeur !

Avec le temps parfois la mémoire peut faillir, le souvenir peut s’estomper, cependant le souvenir du coeur, lui, demeure toujours.

C’est ce que nous voulons garder en reconnaissance des liens forts que nous avons établis avec vous.

Notre prière reconnaissante vous est assurée auprès du Seigneur.

La Communauté des Soeurs Bleues à Fontenay

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(Feuille paroissiale N°36 du dimanche 31 mai 2015)

Sainte Trinité

L’Eucharistie : Source et sommet de la vie chrétienne 

Pour  26  enfants  du  catéchisme,  voici  le  jour  tant  attendu  (aujourd’hui  ou  le 14  juin)  de  leur  première communion ! Ils vont  recevoir  pour  la  première  fois  le  sacrement  (=  signe  visible  de  l’amour  de  Dieu) de l’Eucharistie institué par Jésus lors de la Cène, ils vont recevoir Jésus dans l’Hostie !  

Ils  l’ont  préparé  en  équipe  toutes  les  semaines  depuis  janvier  mais  aussi, tous  ensemble,  lors  d’une journée de retraite le 11 avril, pendant laquelle ils ont, notamment, peint la nappe d’autel, reçu le sacrement de réconciliation et célébré la messe ! Pendant tout ce temps, ils ont essayé de mieux comprendre la vie de Jésus, découvert son Amour, les différents gestes et étapes de la messe… 

Ils ont cheminé ensemble, avec les catéchistes, les prêtres et vous leurs parents. Mais ce chemin ne se termine pas aujourd’hui, bien au contraire !  Ce n’est qu’un commencement dans leur vie de foi à la suite du Christ.Cette première communion inaugure, en effet, beaucoup d’autres communions. Maintenant qu’ils ont choisi ce chemin, nous, leurs aînés dans la foi (parents, parrain, marraine…), devons continuer de les y accompagner.

«Communier»…cela signifie «être en union avec», avec le Christ, avec ses frères, avec l’Eglise. En effet,  Dieu  ne  demande  qu’à  entrer  en  relation  avec  chacun  de  nous.  « Voici,  je  me  tiens  à  la  porte  et  je frappe » (Ap 3,20) dit Jésus. Sommes-nous prêts à lui ouvrir notre cœur, à l’accueillir, à nous donner à lui comme lui se donne à nous quand nous le recevons comme nourriture, pour vivre de sa vie et aimer comme lui ?  

Comme nous le rappelait le Père Jean-Pierre, l’Eucharistie est à la fois « la source et le sommet de la vie chrétienne ». C’est une vraie joie d’accompagner ces enfants sur ce magnifique chemin !  

Seigneur, que ces enfants prennent conscience de l’immensité de ton Amour ! Que, de chacune de leur communion, ils tirent une force pour leur vie quotidienne et se rapprochent un peu plus de Toi !  

Emilie LANQUETOT 

Pour l’équipe KT de préparation à la première des communions

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(Feuille paroissiale N°34 du jeudi 14 mai 2015)

« Une ascension paroissiale… »

Chers Corinne et Jean,

Un souvenir inoubliable : Votre mariage le 2 mai 2015 en l’église Ste Radegonde de Giverny

Comment vous remercier assez pour les moments si beaux que vous nous avez fait vivre en présence sentie de Jésus !

Votre invitation : tendre et pleine de délicatesse : mes yeux se sont écarquillés. Est-ce bien mon nom ? J’ai été très émue par tant de gentillesse. Vous m’avez alors appris (il n’est jamais trop tard..) que c’était Jésus qui avait choisi Corinne pour vous unir à elle. C’est donc lui aussi qui nous a invités à partager votre bonheur. « Alors mes yeux se sont ouverts… ».

Le voyage : Rendez-vous à 14 h moins 10 devant l’église de Fontenay-aux-Roses. Direction Giverny.

Voiture-pilote conduite par André, son épouse Martine lui servant de GPS. Claire l’a suivie pneus à pneus afin de ne pas s’égarer dans les méandres de la fin du voyage.

Découverte de l’Eglise Ste Radegonde (cherchée sur Google) commencée au XIe siècle, terminée au XVIe, donc fignolée.

La messe : Inutile d’expliquer son déroulement au cher mari : Les yeux fermés il pourrait la servir car il est l’un de nos appréciés Servants d’Autel.

Beaucoup de membres des familles des mariés, d’enfants (qui ont aidé à recevoir) et d’amis, tous heureux à l’avance d’assister à ce beau mariage, sont présents.

Un joli programme de messe, attaché d’un noeud bleu, couleur de la Ste Vierge, nous est remis. Beau travail et bons choix de chants et textes !

Ah ! Comme nous sommes pressés de voir les chers mariés ! Tous deux sont nos chouchous privilégiés. Nous nous sentons brusquement une âme de mousquetaire pour défendre nos droits à ce titre, mais Jésus nous redit : « aimez-vous les uns les autres ». Alors, il nous faut rengainer nos épées et vous partager…

Tous les yeux sont fixés vers la porte : Quelle émotion de vous voir paraître tous deux, l’air si heureux et si bon qu’il nous enflamme de joie dès le premier regard et de reconnaissance envers Jésus. Cette joie ne va pas nous quitter, vous avez dû le remarquer.

Plusieurs prêtres et un capucin célèbrent la messe, dont le Père Jean-Pierre (natif du Congo) de la paroisse St-Pierre et St-Paul de Fontenay-aux-Roses, tout heureux de concélébrer grâce à la bonté de son Curé, le Père Robert Lorenc qui, invité à l’Abbaye de Royaumont sur les traces de son cher St Louis, n’est pas resté pour le repas afin de revenir célébrer la messe à Fontenay.

Des servants de messe et d’autel sont aussi présents, une belle chorale anime les chants et plusieurs lecteurs dont un décoré, proclament les textes choisis. Jean serre bien fort la main de sa chère Corinne pendant la cérémonie et ajuste délicatement son voile.

Tout est beau et si prenant que parfois j’ai envie de pleurer de joie et de douce émotion.

A la fin de la messe, nous allons témoigner notre amitié, féliciter les chers mariés et, bien sûr, les photographier. Je n’ai jamais pris de photos avec mon téléphone portable et les trois que je prends sont complètement loupées… Heureusement que l’ange gardien, Maurice, sauve la situation et, avec une grande dextérité, réussit de suite à l’utiliser. Jean et son beau costume, Corinne, et sa très belle robe vaporeuse et leurs sourires si amicaux sont ainsi fixés pour la postérité.

Et nous allons nous régaler à la salle des fêtes où de délicieux canapés nous sont servis.

P.S. Je n’avais jamais assisté à un si beau mariage ! Merci de tout coeur à tous deux.

Petite Thérèse, comme m’appelle le Père Robert

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(Feuille paroissiale N°33 du 10 mai 2015)

Aimer comme Jésus

" La mission de l'Église n'a pas de prix… mais la faire vivre a un coût !"

En 2015, notre paroisse compte plus que jamais sur vous tous pour poursuivre son action apostolique et répondre à l'appel de notre Pape François qui souhaite que l'Église s'ouvre de plus en plus largement à tous les hommes et les femmes de bonne volonté.

Comme le rappelle si justement notre Évêque, Monseigneur Michel Aupetit, dans la lettre diocésaine d'appel aux dons pour le denier de l'Église, aujourd'hui la situation en France fait que l'Église catholique ne peut survivre et assurer son rayonnement que grâce aux dons des fidèles.

Il est donc du devoir de chacun de nous d'avoir à coeur de contribuer à donner à toutes les personnes qui oeuvrent au service de l'Évangile dans notre paroisse les moyens de vivre et d'agir au quotidien.

De nombreux enfants fréquentent les groupes de catéchèse, des jeunes se retrouvent à l'aumônerie et ils en sont particulièrement heureux.

Avec les prêtres, de nombreux bénévoles accompagnent les fidèles dans le parcours pastoral qui est le leur : préparation au baptême, catéchèse, préparation des futurs époux vers le sacrement du mariage; d'autres soulagent la douleur de ceux qui sont malades en allant les visiter, d'autres enfin accompagnent les familles en deuil.

Notre paroisse est accueillante et bien vivante. Elle le sera encore plus avec la mise en service des nouvelles salles paroissiales, rue Paoli.

Vos dons au denier de l'Église et pour cette année encore à la souscription pour le renouveau des salles paroissiales, sont donc, plus que jamais les bienvenus.

Ainsi, en donnant pour le développement de votre paroisse, vous montrerez clairement votre appartenance à l'Église et votre attachement à ses valeurs.

MERCI, à vous tous, donateurs fidèles ou nouveaux venus, pour votre soutien !

Pour le Conseil Économique Paroissial, Guy Peignelin

Gestionnaire Denier de l'Église et Souscription

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(Feuille paroissiale N°32 du 3 mai 2015)

Je suis la vigne, et vous les sarments

Moi, je suis le vrai pasteur… moi, je suis la vraie vigne.

Comme celle du berger, l’image de la vigne est bien familière, tant pour Israël que dans notre culture.

Mais avec Jésus, advient quelque chose de décisif et définitif. La vérité des choses et des êtres est pleinement révélée.

C’est du christ, sur qui l’Esprit demeure (Jn 1, 32) et qui demeure dans l’amour du Père en obéissant à ses commandements (Jn 15, 10), que provient tout fruit.

Pas de grappes si les sarments ne sont solidement greffés au cep !

Pas de vin savoureux sans la multiplicité des grappes broyées ensemble !

« Demeurer », que le texte grec répète 7 fois en ces quelques versets, est typique de la pensée johannique. Souvenons-nous des premières paroles adressées à Jésus : « Où demeures-tu ? »

Il leur dit : « Venez et voyez. Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent auprès de lui » (Jn 1, 39).

Le verbe suggère l’enracinement profond, la stabilité, dans l’espace, le temps, la condition de l’être.

« Demeurez en moi, comme moi en vous ».

La présence du Christ en nous et ses dons sont sans repentance. Le secret de notre fécondité est donc entre nos mains.

A nous de nous accrocher à lui, à ses paroles.

A nous de nous laisser soigner, tailler, en toute confiance.

Nous savons bien qu’il faut éliminer tout ce qui gêne la croissance d’une plante.

On ne jette au feu que le bois mort, non irrigué. Et ce n’est pas ce que le Seingeur veut pour ses enfants. C’est à faire corps avec lui et entre nous que nous sommes appelés pour que la multitude vienne au Père.

 

Fiches Dominicales – 3 mai 2015

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(Feuille paroissiale N°31 du 19 avril 2015)

Jésus envoie ses Apôtres témoigner

La paix est l’un des fruits, le beau et précieux fruit de la Résurrection.

Le premier don du Ressuscité aux disciples réunis à Jérusalem.

La paix soit avec vous, Shalom aleikhem ! Le terme biblique ‘shalom’ excède cependant largement ce que nous entendons habituellement par ‘paix’.

La racine hébraïque englobe en effet des notions de bien-être, de bon état, de justice, d’harmonie, de bienveillance, de bonheur, bref de plénitude.

Voilà ce que le coeur grand ouvert du Christ veut nous partager.

Ce qu’il nous offre et nous souhaite, c’est en fait lui-même : c’est lui, le Ressuscité, qui est notre paix et notre plénitude.

Il est là, devant nous, pour nous transfuser cette paix profonde découlant du pardon des péchés.

Non pas à la manière du monde, ses mains transpercées en témoignent.

En contemplant le Ressuscité, nous découvrons la fabuleuse destinée de notre nature humaine : Dieu veut la mener à la plénitude de la divinité.

En regardant le Ressuscité, nous pouvons en vérité nous écrier : Voici l’homme ! Voici ce que nous serons! Dans notre joie, nous avons nous aussi peine à y croire, alors rappelons-nous ses paroles. Méditons-les dans la lumière de Pâques, laissons-les ouvrir en nous un chemin de vie.

Elles peuvent et veulent façonner en nous le Christ : c’est lui la réalité ultime de l’homme, l’à-venir de l’univers. Permettons-lui, puisqu’il est La Parole, l’unique et définitive parole du Père, d’accomplir en nous sa course : nous prendre dans le grand bouleversement de la miséricorde pour nous entraîner au fond du coeur du Père.

Devenons ainsi nous-mêmes parole de paix, bénédiction sur le monde, en commençant par Jérusalem !

Fraternités Monastiques de Jérusalem – Commentaire de Luc 24, 35-48

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(Feuille paroissiale - N° 30 du 12 avril 2015) 

Dimanche de la Divine Miséricorde

Accompagner les familles en deuil……. Pourquoi pas vous ?

Christiane s’est impliquée dans ce service après l’aide apportée par une équipe d’accueil des familles en deuil pour le déroulement de la cérémonie de chacun de ses parents.

Elisabeth, après de longs mois d’hésitation, a rejoint notre équipe, se sachant soutenue, et elle peut maintenant témoigner de la grande richesse que lui apportent ces rencontres avec les familles éprouvées.

Lorsqu’en 2001, le Père Dominique Chapotin me demanda (Marie-Thérèse) de faire partie de l’équipe, je ne m’y attendais pas, et répondais ce que j’entends bien souvent : «Je ne saurai jamais… Que vais-je dire, c’est triste…. Il faut être disponible …». Puis après réflexion, j’ai essayé et ne l’ai jamais regretté tant ce service est riche d’enseignements.

«A l’homme qui souffre, Dieu ne donne pas un raisonnement qui explique, mais il offre sa réponse sous la forme d’une présence qui accompagne», et nous sommes justement cette présence si nécessaire à un moment particulièrement douloureux : la perte d’un être cher. C’est pour nous chrétiens, une manière de témoigner de la tendresse de Dieu. Et notre pape François nous dit encore : «Tout chrétien, et nous-même surtout, est appelé à porter ce message d’espérance qui donne sérénité et joie : la consolation de Dieu, sa tendresse envers tous».

Ainsi, notre équipe, soutenue par nos prêtres, accompagne des familles qui viennent de connaître un deuil. Parfois éloignées de l’Eglise, nous les aidons à préparer une célébration priante et personnalisée, dans un dialogue confiant et fraternel. Le fait même de prendre une part active à cette préparation permet aux familles de dire leur affection et leur gratitude envers leur défunt, et permet à l’accompagnant de faire comprendre combien chaque personne est importante aux yeux de Dieu, puisqu’elle est unique. Nous pleurons une séparation, mais nous célébrons aussi une vie qui a laissé des traces dans nos coeurs. Et ce qui est dans nos coeurs ne meurt jamais.

Quelques témoignages vous diront aussi l’importance de ce service :

«Nous vous remercions infiniment pour votre écoute, vous avez su nous fédérer et ranimer notre foi chrétienne».

«Le plus simplement possible, je tenais à venir vous exprimer ma reconnaissance de nous avoir accompagnés pour la messe. Mon cher père a eu la messe qu’il voulait et vous y avez contribué. Pour moi, ce sont des personnes comme vous qui apportent leur pierre à une église vivante».

«Je viens vous remercier pour votre soutien et votre réconfort à un moment particulièrement difficile».

«Vous aviez les mots justes pour nous réconforter et vous nous avez fait partager votre expérience de ces moments si douloureux avec beaucoup d’humanité».

Nous espérons vous avoir donné envie de nous rejoindre. Nous vous attendons nombreux, hommes et femmes, pour étoffer notre équipe. C’est indispensable si nous voulons continuer à être une Eglise accueillante, compatissante, à l’écoute, Eglise dont notre société a tant besoin. N’hésitez pas à venir vous renseigner auprès de vos prêtres ou de notre équipe.

Christiane Guyétand, Elisabeth Laborde et Marie-Thérèse Masset

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(Feuille paroissiale N°28 du 29 mars 2015)

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur - Mc 14, 1-15, 47

Le texte de Marc est le plus ancien des quatre récits évangéliques de la Passion. Il nous permet de ressentir le défi que posait aux premières communautés chrétiennes l’intégration dans leur mémoire et dans leur foi d’événements aussi tragiques et incompréhensibles que les souffrances et la mort du Fils de Dieu fait homme. D’où, de la part de l’évangéliste, qui s’adresse aussi aux chrétiens de tous les temps, une pédagogie de la foi, qui opère de différentes manières.

C’est d’abord la possibilité de réminiscence, à travers ces événements, de paroles et gestes de Jésus déjà rapportés dans l’Evangile : l’imposition du silence sur son identité dans l’attente de l’heure décisive, les controverses avec les autorités religieuses sur son pouvoir et sa mission depuis la première guérison un jour de sabbat (3, 16), les trois annonces de la passion et de la résurrection (chapitres 8, 9 et 10), etc.

C’est ensuite l’impression que donne Jésus, par ses « prophéties » internes au récit, de maîtriser son destin : prophétie à propos de l’onction de Béthanie, directives pour la préparation du repas pascal, annonces de la trahison de Judas, du reniement de Pierre, de l’abandon des disciples.

C’est enfin le recours aux Ecritures, mémoire du peuple de Dieu, pour montrer que ce qui arrive aujourd’hui, bien qu’imprévu et scandaleux, a des liens avec l’expérience spirituelle d’Israël : l’exemple le plus frappant est le recours au psaume 21, sollicité pour éclairer la scène de la crucifixion.

Ces différents repères contribuent à faire émerger le sens de la passion et de la mort de Jésus, à les placer dans le dessein de Dieu, comme la résurrection à venir, que le texte annonce de manière discrète.

En dehors de la présence des femmes qui seront encore là le matin de Pâques, remarquons ce détail : ce qui est placé dans le tombeau par Joseph d’Arimathie, ce n’est pas, selon Marc, le corps de Jésus mais Jésus lui-même.

Fiches Dominicales du dimanche des Rameaux

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(Feuille paroissiale N°27 du 22 mars 2015)

« Comme la terre donne son fruit »

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. » Jn 12,14

Aujourd’hui l’Eglise nous invite à réfléchir sur la nécessité de s’arracher à notre égoïsme pour porter du fruit.

Pour la 5e étape du carême, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre Solidaire vous propose d’aller à la rencontre de notre partenaire « Pastorale de la Terre Interdiocésaine du Guatemala ».

Cette structure d’Eglise accompagne les paysans sur la problématique de la terre. La PTI promeut le développement rural intégral et humain à partir des pauvres et de leur droit à une vie digne.

Pour cela elle défend l’accès des paysans à la terre, au financement de leurs matériels et aux techniques agricoles.

Au-delà, la PTI cherche à développer un lien intime entre l’Homme et la Création vue comme don de Dieu : prenons conscience que la terre est notre maison commune, et que nous l’empruntons à nos descendants.

 

Ccfd-terresolidaire.org/s’informer/eglise/eglise

en amerique latine/des catholiques engagés

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Feuille paroissiale N°26 du 15 mars 2015)

Création et Humanité au coeur du dessein de Dieu

« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique . » J 3,16

Aujourd’hui, l’Eglise nous invite à contempler le Christ, signe visible de l’amour de Dieu pour tout l’Humain et tous les Humains.

Pour la 4ème étape de Carême, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre solidaire vous propose de rencontrer notre partenaire roumain : « Romano Butiq ». L’objectif de cette association est la promotion de l’artisanat traditionnel Rom en soutenant des ateliers de fabrication avec son réseau de boutiques.

Il s’agit, à travers cette action, de faire connaitre la culture Rom et de fournir des revenus aux populations correspondantes.

En participant à des foires expositions, l’association « Romano Butiq » souhaite mieux faire connaitre cette culture et favoriser le dialogue avec la population roumaine.

Ccfd-terresolidaire.org/fdm/2013/276-septembre-octobre/roumanie-appui-inedit-4411

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Un 2e effort de Carême vous est proposé :

« Madagascar : école de la joie pour Cécile Marpeau ! »

Les missions de Cécile sont :

▪ Mission dans une classe intégrée auprès d'enfants porteurs d'un handicap ou d'enfants ayant un trop gros retard scolaire pour intégrer une classe classique. Ils sont 32 enfants entre 5 et 18 ans.

▪ Mission de soutien scolaire avec les enfants du quartier.

▪ Mission auprès des enfants de l'orphelinat des soeurs de la charité de mère Térésa (enfants entre quelques jours et 4-5 ans).

▪ Aide à l'animation du foyer des étudiants de la communauté.

Cécile retient ce que disait Mère Térésa : «La joie est un filet d'amour avec lequel nous prenons les âmes»

Comment peut-on les aider ?

- en parrainant des étudiants pour financer leurs études,

- en parrainant des enfants du soutien scolaire pour financer les frais d'écolage (coût de la scolarité) et leurs fournitures scolaires,

- en envoyant des vêtements pour les enfants (de 0 à 15 ans) et les adultes (pour les tailles: les malgaches sont petits et fins), des couverture,

- pour le soutien scolaire: soit de l'argent pour acheter des tables et des bancs ou envoyer directement du matériel scolaire: cahiers petits formats, feuilles, crayons, craies, feutres vélédas, stylos... 

- pour l'orphelinat: des livres, des petits jouets (animaux, kaplas, duplos), des perles en bois, des crayons de couleurs, des livres de coloriages.

Quête à la fin de la messe ou chèque à l'ordre de "CCN-Madagascar".

Cécile vous remercie par avance et vous porte dans la prière !

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Feuille paroissiale N°25 du 8 mars 2015)

Invités à remettre les choses à leur juste place

«Cessez de faire de la maison de mon Père, une maison de commerce.» J 7,16

Aujourd’hui l’Eglise nous invite à abandonner toute relation marchande avec Dieu (du type donnant-donnant) et à entrer dans une relation de confiance comme de petits enfants avec leurs parents.

Pour la 3ème étape du carême, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre Solidaire vous propose de réfléchir à la juste place à accorder au partage de nos richesses en allant à la rencontre de notre partenaire : la Commission Episcopale pour les Ressources Naturelles de la République Démocratique du Congo.

Cette ONG a pour objectifs :

▪ d’informer les communautés locales sur leurs droits et les impliquer dans la gestion des ressources forestières et minières, en soutenant les associations de «creuseurs» (= mineurs) ;

▪ de veiller à l’application des lois dans le domaine de l’exploitation des ressources minières, en intervenant auprès des autorités étatiques ;

▪ de contribuer à la réduction de la pauvreté et de l’insécurité par la bonne gestion du secteur minier, en créant et animant des observatoires des ressources naturelles.

ccfd-terresolidaire.org/projets/afrique/republique democratique/rdc-la-lutte-pour-une-4483

ccfd-terresolidaire.org/projet/afrique/republique democratique/partenaire 2519

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(Feuille paroissiale N°24 du 1er mars 2015)

L’Alliance, révélation de l’Amour de Dieu

A l’écoute de ce monde dont nous devons prendre soin.

«Survint une nuée qui les couvrit de son ombre» Mc 9,7

En ce 2e dimanche de carême, l’Eglise nous invite à contempler Jésus transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean, et à entendre dans l’ombre la voix qui nous dit : «écoutez-le».

Dans la 2e étape du cheminement entamé la semaine dernière, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre Solidaire vous propose d’aller à la rencontre d’un partenaire thaïlandais : «school for being» (école pour le bien être) qui travaille à remettre l’homme et la création au centre de la démarche de développement.

L’association travaille dans deux directions : Tout d’abord, à la suite des efforts du Bouthan pour définir un «Bonheur National Brut» comme alternative au PIB, la recherche d’indicateurs de «bien vivre». Cette notion repose sur 4 piliers : l’intégrité culturelle/la spiritualité engagée/la bonne gouvernance/le développement économique équitable/la protection de l’environnement et l’agro écologie.

Ensuite, l’association développe une école de promotion de l’agriculture biologique dans les pays riverains du Mékong, comme alternative à l’agriculture industrielle qui épuise les sols.

www.ccfd-terresolidaire/projets/Asie/thaïlande/schoolforbeing

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(Feuille paroissiale N°23 du 15 février 2015)

La compassion du Sauveur

Avec le Carême, mettons-nous en marche vers Pâques

La revue Signes nous souhaite un « Joyeux Carême » et nous invite à le vivre, non comme une démarche individuelle, mais ensemble, dans la joie. C’est dans cet état d’esprit que le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre solidaire nous invite à "revenir à l’essentiel" dans notre manière de vivre, d’habiter la création, car "La Création et l’humanité sont au cœur du dessein de Dieu". Aujourd’hui, pourtant, la Terre est victime de la soif de possession de l’humanité. A bien des égards, notre avenir est menacé : changements climatiques, pollutions, perte de biodiversité, dégradation des sols. Notre responsabilité est engagée vis à vis des générations futures. Car, selon un adage africain ou indien, repris par Saint Exupéry : «Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants».

Un jeûne pour aujourd’hui, c’est la sobriété dans notre consommation. Par exemple : certains jours sans viande, mais aussi sans poisson. Car le poisson se fait rare en haute mer à cause de la surpêche industrielle. Profitons de ce temps donné pour vivre le jeûne non comme un manque, une privation mais comme un partage, une réflexion sur les richesses exploitées, et mal redistribuées de la Terre.

Cette Terre, Dieu l’a confiée à toute l’humanité. Le partage, c’est la mise en pratique de cette destination commune. Travaillons comme nous pouvons à un développement partagé : face à nos sociétés de gaspillage, regardons les pays victimes de la faim, et cessons de piller leurs richesses minières et pétrolières.

Mais n’oublions pas qu’un développement seulement matériel ne répondrait pas à la vocation des humains : il faut rendre grâce à Dieu dans la prière. Profitons de ce temps de Carême pour renforcer notre insertion dans la paroisse en participant mieux aux eucharisties dominicales...

Cette année, le CCFD Terre solidaire accompagnera la marche de la paroisse vers Pâques avec une tenture représentant un arbre, symbole de la Création. 

Cinq thèmes y sont abordés : Le désert, espace à redécouvrir - A l’écoute de ce monde dont nous devons prendre soin - Invités à remettre les choses à leur place - Création et humanité au cœur du dessein de Dieu - Si le grain ne meurt pas, il ne donnera pas de fruit. 

Chaque thème fera l’objet d’une présentation dans la feuille paroissiale, autour d’une citation d’un pape, accompagnée de la présentation d’un partenaire du CCFD-terre solidaire, et proposera une action personnelle concrète parmi trois présentées.

L’équipe du CCFD.

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(Feuille paroissiale N°22 du 8 février 2015)

Dimanche de la santé - Accueillir la vie dans sa fragilité.

Ce 8 février, toutes les paroisses célèbrent le Dimanche de la santé. Le thème retenu cette année, «Vivants et fragiles», invite chacun à relire son attention aux personnes qui souffrent et son engagement pour le don de la vie.

Temps fort important pour les communautés paroissiales qui rejoignent les personnes malades, handicapées, les soignants et accompagnants, ce 8 février 2015, Dimanche de la santé, revêt un caractère particulier. «Compte tenu de l’actualité politique et de l’enjeu des débats en préparation autour du projet de loi sur la fin de vie, ce dimanche sera sans doute l’occasion d’approfondir la réflexion», indique Jean Matos, chargé de mission pour les questions éthiques à l’archevêché de Rennes.

Dans chaque diocèse et chaque paroisse, la prière, le partage et l’échange seront alimentées par le thème choisi cette année : «Vivants et fragiles». Deux mots qui ensemble renvoient chacun à ses propres vulnérabilités, mais aussi à son ouverture au don de la vie. Jean Matos de préciser : «Le vivant humain se bat constamment contre la mort. On sait bien que nous sommes mortels et toute épreuve du corps nous rappelle cette fragilité-là. Une réalité que les personnes en fin de vie touchent de près. L’enjeu, c’est d’accueillir la vie dans sa fragilité au cœur d’une société marquée par le culte de la performance, de la rentabilité, de la jouissance. Que faire lorsque le corps ne répond plus ou lorsqu’il est différent et non conforme à la norme ? Le thème «Vivants et fragiles» interroge aussi largement le champ du handicap et l’accueil des personnes hors-normes». 

S’il reconnaît les grands progrès déjà réalisés pour une meilleure intégration des personnes handicapées, le chargé de mission questionne encore les représentations sociales du handicap qui perdurent. Du début à la fin de vie, la fragilité appelle le soutien de la société, de l’Église et de l’État.

Dans son message à l’occasion de la XXIIIe Journée mondiale du malade (11 février 2015), le Pape François s’exclame : «(…) quel grand mensonge se dissimule derrière certaines expressions qui insistent tellement sur la qualité de la vie, pour inciter à croire que les vies gravement atteintes par la maladie ne seraient pas dignes d’être vécues !» Alors que les députés se préparent à se prononcer sur la grande question fondamentale, – toute vie vaut-elle d’être vécue, dès lors qu’elle est atteinte et se trouve fragilisée ? - l’Église défend absolument la vie, de la conception à la mort naturelle. Jean Matos de compléter : «Non seulement il s’agit de laisser vivre pour respecter le primat de la vie dans sa dimension biologique. Mais le plus important, c’est la personne vivante elle-même et la nécessité de l’accompagner jusqu’au terme de son existence. Parfois, elle ne peut plus communiquer. Être simplement présent à ses côtés est un témoignage mystérieux, puissant, infra verbal, signe d’une solidarité fondamentale, au cœur de laquelle il est dit à la personne qu’elle demeure l’une de nous, parmi nous et ce jusqu’au bout».

L’engagement des accompagnants

Pour certains, lorsque les moyens thérapeutiques ne suffisent plus, l’euthanasie semble la solution. «Or, cette vie-là est à accompagner ! En France, le nombre d’unité de soins palliatifs augmente. Mais des personnes meurent encore sans avoir eu accès à ces soins : quel scandale ! Toute la démarche palliative est à développer : accueil des personnes et de leur entourage, attention à la personne dans son intégralité, dans toutes ses dimensions psychologique, sociale, spirituelle», poursuit Jean Matos.

L’Église n’a pas de solution technique à apporter, elle est en revanche présente sur le terrain de l’accompagnement, au sein des aumôneries hospitalières avec ses équipes de bénévoles qui œuvrent aux côtés d’associations laïques où tant de personnes de bonne volonté s’engagent aussi. Encourager tous ces volontaires, qui partout en France dans les plus petits villages et les plus grands hôpitaux, dans la discrétion et la simplicité, se rendent présentes au jour le jour à l’autre, malade, seul, isolé, est l’une des dimensions du Dimanche de la santé. Les inviter à approfondir leur engagement, à poursuivre leur formation, à donner du sens à ce service et à cette mission aussi. «Dans les hôpitaux, les maisons de retraite, à domicile, ces personnes manifestent une solidarité, témoignent une dignité. Elles disent aux personnes qu’elles visitent qu’elles font toujours parties de la communauté humaine», souligne Jean Matos, touché par les mots d’Éliane Marret, cadre infirmière, publiés dans le Blog Fin de Vie : «Dans ma longue carrière de soignante je n’ai jamais eu à faire de soins à des mourants mais toujours à des vivants.» Jusqu’au bout.

Site de la Conférence des évêques de France

Florence de Maistre 

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(Feuille paroissiale N°21 du 1er février 2015)

Jésus parle avec autorité

Quand on parle de l’autorité, nous avons souvent une réaction réservée. Sans doute à cause des dérives autoritaires, que l’on trouve dans la société, et quelquefois dans l’Eglise. On la confond avec le pouvoir, politique notamment, qui peut être écrasant, comme c’est le cas dans les dictatures.

L’autorité est autre chose. Elle implique, certes, une supériorité de celui qui en est investi

Mais le mot français, issu du latin, est souvent mis en rapport avec le verbe correspondant qui signifie «augmenter», «faire grandir». Il est heureux que ce terme ait été retenu pour qualifier l’enseignement de Jésus (évangile). Car l’enseignement de Jésus, maître incomparable, fait grandir ceux qui l’accueillent. Il n’a pas pour but de les rapetisser, de les soumettre, d’en faire des esclaves. Ceux qui deviennent ses disciples sont considérés par lui comme ses amis. Sa parole ne tombe pas comme un ordre inexorable ; elle descend dans le cœur et l’esprit pour éclairer, réconforter, orienter vers une vie meilleure. Bien plus, elle guérit et délivre des puissances mauvaises, comme cela arrive à cet homme tourmenté par un esprit mauvais. 

Jésus commande – ici le verbe grec est plus fort -, et les esprits mauvais sont contraints de laisser leur proie en liberté.

En outre, cet enseignement est nouveau ; il n’est pas pure répétition de la doctrine d’un autre, comme le faisaient les scribes. Jésus reprend l’essentiel de la loi divine – c’est lui «le» prophète annoncé (première lecture), mais aussi il crée du neuf

Il le peut car il est quelqu’un qui a autorité, non pas autorité humaine, mais rien de moins qu’une autorité divine.

Missel des dimanches 2015

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(Feuille paroissiale N°19 du 18 janvier 2015)

Un agneau ? Un guide !

En trois actes, l’évangile d’aujourd’hui décrit ce qui semble bien être la structure de tout appel.

Jean désigne Jésus à ses disciples : «Voici l’Agneau de Dieu» (Jean 1,36).

Le témoignage de quelqu’un qui sait reconnaître le passage du Seigneur et en parler avec des mots tirés de l’Écriture ; des mots qui disent sa douceur, qui rappellent que son amour l’a conduit jusqu’à la mort pour nous : voilà ce qui éveille le désir chez le disciple prêt à «entendre».

Les disciples ensuite suivent Jésus et l’interrogent : «Où demeures-tu ?» (1,38). C’est «la dixième heure» (1,39), l’heure de l’accomplissement : ce n’est plus le temps du témoignage, mais celui de la rencontre.

Le moment où Jésus n’est plus un personnage dont on parle, mais un vivant que l’on suit.

Celui qui «s’est fait chair et a établi sa demeure parmi nous» (1,14). Celui qui, avec le Père, veut venir en nous «faire sa demeure» (14,23).

L’un des disciples enfin va trouver son frère et l’amène à Jésus.

Le don reçu est d’autant plus vivant qu’il est partagé.

La quête n’est plus individuelle, elle devient commune : le regard que pose Jésus sur Simon, le nom nouveau qu’il lui donne, indiquant sa mission de pierre de fondation de l’Église, dit à la fois l’appel unique de cet homme-là et la vocation commune de tous les baptisés devenant «pierres vivantes d’un édifice spirituel» (1 Pierre 2,5).

Apprendre à chercher le Christ, à demeurer avec lui, à se laisser regarder par lui : voilà comment nous trouvons notre vocation propre. Désigner le Christ, le rencontrer au plus profond du cœur, en témoigner en Église : voilà comment nous mettons en œuvre notre vocation de chrétiens.

Fraternités Monastiques de Jérusalem

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(Feuille paroissiale N°17 du 4 janvier 2015)

Il ne faut pas se laisser égarer par les apparences un peu naïves de ce récit, en fait très élaboré. Dans ce chapitre comme dans le premier, Matthieu ne cherche pas à satisfaire notre curiosité historique, en nous rapportant quelques souvenirs émouvants.

Son projet est d’ordre théologique : à la lumière de la résurrection, remonter jusqu’aux origines de Jésus pour y découvrir en germe, ce qui s’est déployé ultérieurement dans sa vie et dans sa Mort/Résurrection, accomplissant ainsi les Ecritures.

«Celui qui a composé un tel récit n’a pas la même requête d’exactitude historique que nous, qui sommes marqués par l’esprit positiviste. Il faut aussi garder en mémoire que tout récit d’enfance est fait à partir d’éléments postérieurs, insérés après coup. Le phénomène de relecture du passé à la lumière du présent, l’importance des écritures comme «prophéties», l’éblouissement de Pâques dévoilant l’identité véritable de Jésus ; tout cela permet de comprendre que les récits d’enfance sont réécrits et que l’exactitude historique n’est pas le premier souci des écrivains» Dossiers de la Bible – N°44 p 5.

Le récit, en rapport avec le rôle joué par l’étoile, se divise en deux parties et montre une nette opposition entre l’attitude des mages et celle d’Hérode.

Les mages de Mt 2 viennent d’Orient – car les mages orientaux sont les plus réputés, surtout les Chaldéens de Babylone. Mais Matthieu ne précise pas leur nationalité. L’Eglise d’Occident compte trois mages (un par cadeau apporté) et elle en a fait des rois. Il y en a même un qui est noir – preuve de courage et de catholicité -. Cet anoblissement reflète une certaine familiarité avec l’Ancien Testament. En effet, selon le psaume du jour – Ps 71, 10-15, ce sont les rois des nations (Tarsis et des îles, Saba et Seba) qui viennent offrir au Messie les trésors de leur pays. Mais Matthieu ne dit pas qu’ils sont rois : ce sont de modestes païens qui viennent au Christ.

En ce qui concerne l’étoile, notre auteur a exploité la prophétie de Balaam en Nb 24, 17 qui disait : «De Jacob monte une étoile, d’Israël se lève un sceptre» : oracle qui s’appliquait sans doute à David. Et, au temps de Jésus, on lisait le texte ainsi dans les Synagogues : «Un Roi doit se lever de ceux de la maison de Jacob, un libérateur et un chef de ceux de la Maison d’Israël». Ce qui montre qu’à l’époque de Jésus, on faisait le lien entre l’astre de Jacob et le Messie attendu.

Paradoxalement, les premiers à venir se prosterner devant Jésus sont des étrangers. S’ils n’ont pas de prophète (d’Ecriture) pour trouver le Messie, ils ont reçu, chez eux, le signe de l’étoile. Ils doivent cependant passer par Jérusalem, la capitale, où ils pensent trouver ce roi mais ce n’est pas l’étoile qui les y conduit. Elle ne réapparaît que pour les emmener à Bethléem ; n’est-ce pas une façon d’insister sur la médiation nécessaire de Jérusalem ? Autrement dit, le salut vient des Juifs et l’étranger qui croit en Jésus ne doit pas l’oublier.

Jérusalem, elle aussi, a besoin des étrangers ; ils lui ont indiqué le temps de la naissance. Juifs et étrangers doivent conjuguer leurs savoirs, afin de découvrir le Messie. Mais Jérusalem n’a pas bougé, et l’évangéliste Jean dira d’une certaine façon : «Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu». N’est-ce pas là le drame vécu par les premiers chrétiens qui s’exprime ici ?

Fiches dominicales – Epiphanie 2015

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(Feuille paroissiale N°15 du 21 décembre 2014)

La scène de l’Annonciation prend tout son sens quand on la compare à l’autre scène d’annonciation qui précède. 

L’ange Gabriel est venu annoncer la naissance de Jean Baptiste à Zacharie. 

Le point commun entre les deux scènes est l’annonce de la naissance d’un enfant de l’impossible. 

Un couple âgé, dont la femme est stérile, et un couple qui n’a pas encore de relations conjugales ne peuvent pas donner la vie.

Pourtant, «rien n’est impossible à Dieu», dit l’ange, citant les paroles de Dieu aux chênes de Mambré quand Sara s’était mise à rire devant l’incroyable annonce de la naissance d’Isaac.

Le prêtre Zacharie semble ne plus se souvenir des Ecritures. 

Face au message de l’Ange, il doute et demande un signe. 

Il en obtient un, probablement pas celui qu’il attendait. Il devient muet. Dans le Temple, la parole ne circule plus. Le prêtre officie et accomplit les gestes liturgiques, mais il n’a plus rien à dire.

Marie, elle, ne doute pas. 

Elle ne demande pas de signe mais une simple précision, qu’elle obtient. 

L’enfant qui naîtra sera «saint». 

Dans la Bible, la sainteté est l’attribut essentiel de Dieu. Cette sainteté fera de Jésus un «Fils de Dieu» tout à fait différent des rois d’Israël qui se considéraient également comme des fils de Dieu. Par leur accession au trône, ils devenaient des fils adoptifs de Dieu. L’enfant qui va naître aura un point commun avec eux. Il sera roi, mais sa royauté sera différente de celle des rois de la terre. Elle s’exercera  dans la pauvreté, l’humilité et la douceur. Jésus ne sera pas le lieutenant de Dieu, comme les rois d’Israël. Il sera le Fils, revêtu de la sainteté du Père.

Marie entre dans ce projet de Dieu. 

Elle acquiert son plus grand titre de gloire en se mettant au service de Dieu, devenant le modèle des croyants et le modèle de l’Eglise. 

Elle accueille le Seigneur en son sein, mais ne le garde pas pour elle. 

Immédiatement, elle va le porter dans la maison de Zacharie, le muet du Temple. 

Contrairement à celui-ci, elle n’a pas oublié les Ecritures. Elle les cite avec abondance dans son chant de louange : «Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur».

Fiches dominicales – Temps de Noël 2014

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(Feuille paroissiale N°14 du 14 décembre 2014)

Le 8 décembre 2014, fête de l’Immaculée-Conception, nous avons renouvelé nos vœux lors des cérémonies organisées à la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul et à la chapelle Sainte-Rita. A cette occasion, vous avez été nombreux à nous manifester votre sympathie et votre attachement. Et voici que notre communauté quittera Fontenay aux Roses au mois de juin prochain.

Nous sommes conscientes de l’émotion que ce départ cause à de nombreux Fontenaisiens, attachés à notre communauté depuis des années. Pendant ces derniers mois, nous voudrions continuer la mission des sœurs qui nous ont précédées à Fontenay, par notre présence et notre prière fraternelle.

Nous voulons, en cela, être fidèle à la demande du pape François dans la lettre qu’il a adressée à tous les consacrés, en cette Année de la Vie Consacrée : Depuis les débuts du premier monachisme jusqu’aux communautés nouvelles, chaque forme de vie consacrée est née de l’appel de l’Esprit à suivre le Christ, comme il est enseigné dans l’Evangile…leur idéal était le Christ, jusqu’à pouvoir dire avec Paul : «Pour moi vivre, c’est le Christ ». (Ph1, 21). J’attends de vous ce que je demande à tous les membres de l’Eglise : sortir de soi –même pour aller aux périphéries existentielles». C’est ainsi que se comprennent les quatre vœux  que nous avons renouvelés: pauvreté, chasteté, obéissance, don de soi total à la cause du Royaume, en nous consacrant au service des pauvres et des membres souffrants de Jésus-Christ.

Ces vœux nous engagent à vivre concrètement le partage et la solidarité. Le voeu de chasteté est le don de nous-mêmes, pour rendre la vie plus féconde, là où elle est menacée ou inexistante. Par l’obéissance, nous voulons, comme le Christ envoyé dans le monde pour faire la volonté du Père, nous mettre au service de la parole de Dieu et de son Royaume. Ainsi, nous espérons pouvoir, à la demande du Saint-Père confesser  avec humilité et grande confiance dans le Dieu Amour ( Jn 4,8) notre propre fragilité et la vivre comme une expérience de l’amour miséricordieux du Seigneur.  

Que la Vierge Marie, Immaculée-Conception, donnée en modèle au monde, nous accompagne sur ce chemin, aujourd’hui à Fontenay-aux-Roses, ailleurs demain, pour le plus grand service du Royaume.

Les Sœurs de la Communauté de Fontenay aux Roses

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(Feuille n° 13 du 7 décembre 2014)

Méditons la première phrase de l’Evangile. 

Dans toute œuvre littéraire, la première phrase est importante. Elle donne le ton de l’ensemble de l’ouvrage. 

L’auteur appelle son texte un «évangile». Ce mot ne désigne pas un genre littéraire particulier mais un message. Un message de bonheur. Marc entreprend de raconter une histoire qui donnera de la joie au cœur à ceux qui l’entendront. Cette histoire concerne en effet Jésus, mort et ressuscité, vivant dans son Eglise. Il ne s’agit pas d’une œuvre de fiction ou d’un ensemble de réflexions pieuses ou philosophiques mais d’un récit concernant un homme qui a réellement existé et qui continue à vivre à la droite de Dieu : Jésus de Nazareth.

Marc n’envisage pas de faire une biographie de Jésus. 

Il ne raconte ni sa naissance ni sa jeunesse ni la plus grande partie de sa vie. 

Ce qui l’intéresse est de nous présenter Jésus «Christ et Fils de Dieu».

Ecrivant après Pâques, à la lumière de Pâques, l’auteur ne parle pas d’un mort, mais d’un vivant. 

La foi de Pâques éclaire tout le récit. Celui-ci n’est compréhensible qu’à cette même lumière. L’Evangile est d’abord une Bonne Nouvelle qu’un croyant adresse à un autre croyant

Lire l’Evangile dans cet esprit, c’est trouver une nourriture pour notre foi aujourd’hui.

Fiches Dominicales – Temps de l’Avent 2014

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(Feuille n° 11 du 23 novembre 2014)

Service d’autel : des adultes ?

Oui ! Des adultes qui répondent à l’appel du Seigneur !

Car il s’agit bien d’un appel individuel à servir autour de l’Eucharistie. Ce sacrement, qui est un mystère, est entouré d’un rituel où chacun a sa place. Travailler les rites liturgiques est source d’enseignements pour celui qui sert mais aussi pour la communauté. Celle-ci peut en effet s’interroger et à son tour, approfondir ainsi sa connaissance des sacrements. Servir autour de l’Eucharistie, c’est la vivre pleinement tout en partageant une fraternité car le Christ se vit dans la rencontre. Un corps de servants s’inscrit dans cette rencontre et le don gratuit et humble de chacun de ses membres.

Depuis les fêtes pascales, le service d’adultes exerce durant la messe dominicale de 9h30 et occasionnellement lors de messes solennelles à 11h.

Cette présence d’adultes répond de fait à un triple souhait :

Assister nos prêtres pendant les messes où le service d’autel était absent (9h30)

Servir l’autel - où le Christ se donne pour la multitude - par un embellissement de la liturgie

Évangéliser par l’étude du rituel et une meilleure compréhension des objets et gestes symboliques (ciboire, calice, coupelle, burettes, pâle, manuterge, purificatoire, patène, encensement, drap de communion, clochettes, agenouillement).

Par-dessus tout, c’est Dieu que l’on sert à travers la beauté de la liturgie.

En servant, nous n’apprenons rien de nous-mêmes mais tout de la proximité avec l’Eucharistie.

Pour le service d’autel, Laurent Bonnet.

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(Feuille n° 10 du 16 novembre 2014)

«Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait.» Nicolas Bouvier

A vous tous ! Chers amis,

Me voici orthophoniste, fraîchement diplômée et je m’embarque pour de nouvelles aventures…

Je quitte la chaleureuse ville de Lille, le conservatoire et mes différents engagements. C’est la fin d’une période et le début d’autre chose : un bel et mystérieux inconnu.

Vous êtes nombreux à savoir que je désire depuis longtemps partir en mission humanitaire à l’étranger : le moment propice est arrivé ! Je souhaite donc vous confier ce projet qui me tient tant à cœur.

Pourquoi maintenant, me direz-vous ? Parce que je suis jeune et pleine de vie, parce que je me sens prête à oser ce voyage, parce que j’ai soif de plus grand, de plus fou et ce sera l’occasion de connaître mes limites et mes forces ; parce que cet appel est pour maintenant !

Ces une ou deux années vont me permettre de vivre une très forte expérience humaine, culturelle, spirituelle. Je pars pour grandir, découvrir, rencontrer, apprendre, recevoir beaucoup et surtout me donner !

Certes, mais quand commenceras-tu ta vie professionnelle ? J’ai également réfléchi à cette question et c’est pourquoi j’ai commencé à travailler cet été pendant 2 mois et demi pour un remplacement dans une clinique de soins de suite, principalement auprès de patients âgés ayant une atteinte neurologique. Ce travail en équipe m’a convenu et rend mon départ plus paisible.

Alors, dans quel cadre pars-tu ? J’ai choisi de partir avec la Communauté du Chemin Neuf en partenariat avec la DDC (Délégation Catholique pour la Coopération). Je connais la communauté depuis mes 12 ans et j’ai mûri avec elle spirituellement. Il m’a donc paru évident qu’elle m’accompagne dans ce projet. Je serai une JET (Jeune à l’Etranger). Cette communauté à vocation œcuménique est composée de familles, de prêtres et de célibataires consacrés catholiques, protestants et orthodoxe venant d’une quarantaine de pays du monde. Je suis avec la communauté une formation biblique et théologique à l’abbaye d’Hautecombe (le cycle A) depuis fin septembre jusque mi décembre avant de m’envoler vers la destination prévue. Cette formation va m’apporter beaucoup, personnellement, affermir ma foi et m’aider à partir en douceur. La DDC, quant à elle, est un organisme de volontariat international qui me donne le statut de volontaire, prend en charge les assurances et complète ma formation avant de partir.

Où ? Devinez... C’est une île magnifique au sud-est de l’Afrique : Madagascar, bien sûr ! Je suis envoyée dans la ville d’Antsirabe. J’y aurai différentes missions : animer le foyer d’étudiants confié à la communauté, m’occuper de jeunes enfants dans un orphelinat des Sœurs de la Charité (Sœurs de Mère Teresa), faire du soutien scolaire pour les enfants du quartier et aider dans une classe d’enfants handicapés ainsi que d’autres petites missions parallèles.

Un grand merci par avance pour vos prières, vos pensées et vos dons !

Cécile Marpeau

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(Feuille n° 9 du 9 novembre 2014)

L’Evangile de Jean mentionne trois montées de Jésus à Jérusalem pour célébrer la fête de Pâque.

Lors de la première montée, il fait un coup d’éclat sur l’esplanade du Temple. Son geste s’apparente à celui des prophètes qui ponctuaient de manière spectaculaire le message qu’ils voulaient délivrer. A première lecture, Jésus se comporte comme un juif rigoureux qui ne tolère pas le marché de bestiaux installé à proximité du sanctuaire. Ce marché était pourtant fort utile aux pèlerins qui se procuraient ainsi sur place les agneaux nécessaires aux sacrifices et se débarrassaient des pièces de monnaie portant l’effigie de l’empereur au profit de la monnaie du Temple.

Lorsqu’il écrit son Evangile à la fin du premier siècle, saint Jean et la communauté chrétienne réunie autour de lui voient dans l’incident du Temple l’accomplissement des Ecritures.

Ils évoquent le Psaume 68 : «L’amour de ta maison fera mon tourment ; on t’insulte et l’insulte retombe sur moi».

Ils relisent également l’incident du Temple à la lumière de la mort et de la résurrection de Jésus.

Ils se souviennent enfin de la destruction du Temple par les Romains dans les années 70.

Le nouveau Temple est désormais le Corps du Christ mis à mort par les hommes, mais corps ressuscité et exalté par Dieu.

Fiches Dominicales – Novembre 2014

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(Feuille n° 8 du 1er novembre 2014)

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de

« canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.

Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Térésa…

La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement - ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot : leur humanité.

La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.

Conférence des Evêques de France.

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(Feuille n° 7 du 19 octobre 2014)

A la recherche de la vérité.

C’est ainsi que se caractérise ce groupe du MCR (Mouvement Chrétien des Retraités) qui vient de reprendre ses activités.

Nous ne faisons pas d’exégèse, ni de philosophie mais à travers notre vécu et en s’aidant de références bibliques, nous échangeons très librement sur un sujet fourni par le mouvement en vue de mieux découvrir la personne du Christ et d’essayer de mieux vivre de sa Vie tout en sachant que nous cherchons un Dieu infini, nous, êtres finis. Néanmoins, étant dotés d’un esprit raisonnable, nous essayons de discerner ce qui nous est demandé aujourd’hui.

Cette année, on nous propose le sujet suivant : «A l’âge de la retraite, le bonheur est-il possible ?»

Nous ne sommes pas rivés au programme et le modifions en fonction des préoccupations de l’Église ou des évènements sociaux à l’ordre du jour ou tout simplement de nos besoins actuels. Par exemple, nous avons décidé ensemble de consacrer une séance aux problèmes de la famille en lien avec le synode des évêques à Rome et nous recueillons le maximum de documents sur ce sujet.

A l’exemple de ces petites équipes que préconise le pape François, chacun s’exprime comme il le souhaite et enrichit le groupe de ses réflexions tout en essayant, selon l’expression du Pape, «de ne pas mettre l’Esprit Saint en cage».

Tout le monde a sa place parmi nous, qu’il fasse partie de la communauté paroissiale, ou qu’il se sente à la «périphérie». Le MCR a repris mais le groupe a besoin de s’étoffer surtout en éléments masculins : Venez nous rejoindre dès notre prochaine réunion le 6 novembre pour vous faire une opinion. Nous aborderons «la logique du monde et celle de Dieu» : Les réunions ont lieu un jeudi par mois de 14h30 à 16h à la salle Ste Cécile. Les dates et sujets sont affichés dans l’église, à gauche en entrant. La réunion débute par une prière préparée par un membre volontaire.

Il arrive de terminer par une galette des rois ou par un échange plus festif en fin d’année sans abus de notre part. De même, il arrive que le MCR organise quelquefois une sortie.

Madame Arsac, pour l’équipe MCR – Contact : 09 52 29 76 29

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(Feuille n° 6 du 12 octobre 2014)

La parabole de ce dimanche ressemble à celle de dimanche dernier.

De même que le propriétaire de la vigne envoie des émissaires chez les vignerons, de même le roi envoie des serviteurs auprès des invités à la noce. Mais la parabole n’évoque plus les prophètes d’autrefois. Le mariage du fils du roi est une allusion au repas de noce de la nouvelle alliance. Les serviteurs sont les apôtres qui annoncent la Bonne Nouvelle et invitent le peuple juif à y participer. Malheureusement beaucoup d’entre eux refusent. Pas tous évidemment, puisque les apôtres, et Jésus lui-même, font partie de ce peuple.

Mais, au moment où Matthieu écrit son Evangile, la déception de la communauté chrétienne est forte. Pourquoi une partie d’entre eux refusent-ils de participer au repas de la nouvelle Alliance ? Tous pourtant sont invités, les juifs comme les païens, les bons comme les méchants. Mais certains invités s’excluent eux-mêmes. Ils ne sont pas dignes de participer au repas de noce, conclut la parabole.

Pour qu’elle ne soit pas comprise de travers, la parabole rebondit. Ceux qui participent au repas de noce ne doivent pas vivre dans une fausse sécurité. Dieu invite tout le monde, certes, mais il n’aime pas qu’on se moque de lui. Accepter une invitation à un repas de fête et ne pas se donner la peine de mettre une tenue correcte est la preuve d’une grande désinvolture aussi bien pour celui qui invite que pour les autres invités. Dans le style du langage prophétique, avec une outrance volontaire qui fait choc, la parabole invite chaque croyant à réfléchir sur la grâce que Dieu lui fait et sur l’effort de conversion que cela implique.

Fiches dominicales Octobre 2014 – Année Matthieu - A

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(Feuille n° 5 du 5 octobre 2014)

On me demande de m’exprimer sur la Manif pour Tous organisée dimanche 5 octobre pour protester contre la banalisation de la PMA (Procréation médicalement assistée) et de la GPA (Gestation pour autrui).

J’ai eu de nombreuses fois l’occasion d’intervenir sur ces sujets, rappelant que la procréation médicalement assistée qui, originellement était destinée à remédier à l’infertilité d’un couple et qui, même dans ce cas, n’allait pas sans poser de problèmes, devenait une grave injustice quand elle servait à faire de l’enfant un obscur objet de désir pour combler toutes les frustrations et tous les manques.

Quant à la GPA, c'est-à-dire la question des mères porteuses, outre qu’elle instrumentalise le corps de la femme, elle introduit un trouble majeur dans la filiation lorsque le pauvre enfant, en grandissant, ne saura plus qui est vraiment sa mère, entre celle qui lui a donné son visage (la donneuse d’ovules), celle qui l’a porté et mis au monde ou celle qui va l’éduquer.

On remplace l’acte d’amour par une éprouvette et le papa et la maman par des éducateurs que l’on croit plus spécialisés. Le père a fait place à l’expert. La procréation a fait place à la production déniant à l’enfant ses droits légitimes d’être élevé par son père et sa mère. Un évêque enseigne de sa cathèdre dans son diocèse. Il s’exprime aussi ex-cathédra. Je l’ai fait à maintes reprises devant des parlementaires, des médecins, à la télévision ou à la radio, en étant fidèle à l’enseignement de l’Église, dont je crois vraiment qu’il est non seulement éclairé par l’Esprit-Saint, mais aussi fondé en raison et profondément humain. Une manifestation est un droit. Tout citoyen peut et doit manifester si, en conscience, il pense honorer la justice et le droit. Un chrétien sera vigilant de le faire joyeusement et paisiblement. Si un évêque participe à une manifestation, c’est au titre de son droit citoyen. Comme évêque, il est porteur d’une Parole qui le dépasse et qu’il doit annoncer à temps et à contretemps. Il doit refléter aussi l’image d’un Dieu miséricordieux qui accueille les pécheurs repentis. Les prêtres, qui connaissent bien leurs brebis, doivent juger eux-mêmes du bien-fondé pour leur communauté d’un appel ou non à aller manifester. C’est pourquoi je fais confiance à leur discernement éclairé.

+Michel Aupetit – Nanterre, le 30 septembre 2014

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(Feuille n° 4 du 28 septembre 2014)

Chers amis,

Avec le premier coup de pioche dimanche 21 Septembre, le projet de réhabilitation de nos locaux paroissiaux Saint-Pierre Saint-Paul, rue du Capitaine Paoli, rentre dans sa phase chantier. Celui-ci a été confié fin Juillet à l’entreprise Peixoto après un appel d’offres très professionnel. Il commencera début Octobre pour se terminer fin Mai 2015. A cette date, le terrain sera débarrassé du bâtiment préfabriqué et entièrement restructuré en espaces verts, patio et parkings. Le bâtiment abritant la salle Saint-Michel et les locaux scouts seront mis aux normes électriques, repeints et équipés d’un nouvel escalier. La salle Saint-Joseph sera entièrement refaite et découpée en un sas d’accueil, deux grandes salles séparées par une cloison mobile et un office pour la préparation des repas.

Durant le chantier, nos activités à Paoli seront naturellement plus réduites : contraintes de chantier, mise à disposition des ouvriers de la petite salle scoute sur la rue, indisponibilité de la salle Saint-Joseph. Avec la collaboration de tous, nous arriverons à réduire au maximum la gêne occasionnée.

Grâce à la générosité de 131 donateurs de la paroisse (27 000 euros à ce jour), à celle des Chantiers du Cardinal (don de 120 000 euros), au support du diocèse (prêt de 150 000 euros) et à la réserve accumulée par la paroisse depuis des années (475 000 euros), nous avons pu pratiquement boucler le budget de 780 000 euros nécessaire au cœur du projet. Nous avons encore besoin d’ici le 30 Novembre de 63 000 euros sous forme de dons 2014 ou de promesses de dons 2015 pour engager deux options que nous ne savons pas encore bien financer aujourd’hui : le nouveau carrelage de la Salle Saint-Joseph (30 000 euros) et le nouvel escalier de la salle Saint-Michel (25 000 euros).

Nous joignons donc le bon de souscription à cette lettre paroissiale. Je ne doute pas de votre générosité pour nous aider à concrétiser un projet phare de notre communauté. Nos locaux paroissiaux Saint-Pierre Saint-Paul, une fois réhabilités, seront pour au moins une génération un outil pratique, convivial et accueillant au service du rayonnement de notre communauté et de notre foi.

Merci pour votre contribution.

Gilles Pradère,

Econome de la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul

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(Feuille n° 2 du 14 septembre 2014)

L’Évangile de ce jour est tiré de la rencontre entre Jésus et le pharisien Nicodème.

Dans une longue tirade, Jésus lui livre les secrets de Dieu. Il peut le faire parce qu’il vient de Dieu. Nul autre que lui ne peut le faire. «Qui, étant monté aux cieux, en est redescendu ?» s’interrogeaient les sages d’Israël (Proverbes 30, 4). Personne évidemment, sauf Jésus. Avec une nuance cependant. Jésus n’est pas monté au ciel pour en redescendre. Il est descendu du ciel pour y remonter. Il a été envoyé par le Père et a été «élevé». Dans notre passage, l’évangéliste joue sur l’ambiguïté de l’expression. Jésus a été élevé sur le bois de la croix et il a été élevé par Dieu. Pour Jean, la mort de Jésus n’est pas un sacrifice destiné à apaiser la colère de Dieu, comme l’affirmera une certaine théologie. Elle est au contraire la manifestation de l’amour de Dieu pour les hommes. Le Père nous donne son Fils unique pour nous sauver. Ce thème de l’amour de Dieu pour les hommes figure ici pour la première fois dans l’évangile de Jean. Il sera amplement développé par la suite.

Fiches dominicales septembre 2014 – Année Matthieu – A.

 

Les Juifs demandent des signes et les Grecs recherchent la sagesse ; mais nous, nous prêchons un Christ crucifié (1 Corinthiens 1,22s). Nous, nous voulons nous laisser sauver seulement par un Messie crucifié. Nous proclamons qu’il n’existe pas de salut en dehors de celui qui nous est offert par et dans le Crucifié. Scandale, folie aux yeux du monde… Nous-mêmes, nous ne comprenons pas toujours très bien. Cette sagesse ne nous est pas spontanée et la croix ne nous est pas naturellement désirable. Et si nous osons affirmer qu’elle est notre unique gloire, c’est parce que l’Écriture et l’Église nous assurent qu’elle est la clef qui introduit à la vie en plénitude, au vrai bonheur. Tout d’abord parce que la croix met bas toutes nos fausses gloires et nos conceptions erronées de Dieu. Ensuite parce qu’elle fait resplendir son amour infiniment miséricordieux qui l’a fait nous rejoindre au fond de nos abîmes pour nous y saisir et nous mener au cœur de sa gloire – ces deux volets sont absolument inséparables. Cette croix est donc un lieu de rencontre, de retrouvailles, et même un lieu d’épousailles, dans ce goût âcre de poussière, de sang et de larmes, si typique de notre condition humaine. Sachons donc en reconnaître la beauté cachée, cette bonté justifiante de notre Dieu qui, en elle, éclate de toute sa splendeur. Agenouillons-nous longuement devant elle. Plaçons-nous à l’ombre de ce bois en faisant taire tout raisonnement humain pour contempler en silence le Crucifié : il veut nous révéler le vrai visage de Dieu. Dans la profondeur de sa miséricorde, nous découvrirons ce que signifie aimer, et nous apprendrons les manières de la Trinité.

Fraternités Monastiques de Jérusalem - Méditation d’une moniale de Jérusalem

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(Feuille n° 38 du 22 juin 2014)

L’Evangile de Jean ne comporte pas le récit de l’institution de l’Eucharistie au cours de la Sainte Cène, mais il comporte une grande méditation sur le pain de vie.

Nous en lisons un extrait aujourd’hui. Jésus prononce ce discours «après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons». Comme la manne, donnée autrefois aux Hébreux lors de la traversée du désert, Jésus est le pain descendu du ciel. Il est un cadeau de Dieu non seulement pour le peuple choisi, mais pour l’humanité tout entière. Dieu veut que «le monde ait la vie». Ce pain ne sauve pas provisoirement de la mort, comme la manne.

Il communique la vie éternelle. Dans la perspective de saint Jean, la vie éternelle ne concerne pas seulement l’au-delà, mais également cette vie-ci. Pas seulement le futur, mais également le présent. Pour le croyant, la vie éternelle est déjà commencée. «Celui qui mange ce pain vivra éternellement».

Jésus invite les siens à recevoir la vie qu’il leur communique. Il les invite à manger la chair et à boire le sang du «Fils de l’homme».

Cette appellation renvoie à la vision de Daniel : «Je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme … Il lui fut donné domination, gloire et royauté» (Dn 7). En se désignant lui-même du titre de Fils de l’homme, Jésus évoque la glorification qu’il recevra du Père. Les croyants sont invités à s’incorporer au Christ glorifié. Celui-ci demeure en eux et eux en lui. Par le Christ, les croyants sont conduits vers le Père. «Le Père est vivant… Et moi je vis par le Père».

Fiches Dominicales 2014 – Jn 6, 51-58

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(Feuille n° 37 du 15 juin 2014)

On raconte que Saint Augustin, Evêque d'Hippone, en Afrique du Nord, se promenait un jour au bord de la mer, absorbé par une profonde réflexion : il cherchait à comprendre le mystère de la Sainte Trinité. Il aperçoit tout à coup un jeune enfant fort occupé, allant et venant sans cesse du rivage à la mer : cet enfant avait creusé dans le sable un petit bassin et allait chercher de l'eau avec un coquillage pour la verser dans son trou. Le manège de cet enfant intrigue l'Evêque qui lui demande :

- Que fais-tu là ?

- Je veux mettre toute l'eau de la mer dans mon trou.

- Mais, mon petit, ce n'est pas possible ! reprend Augustin. La mer est si grande, et ton bassin est si petit !

- C'est vrai, dit l'enfant. Mais j'aurai pourtant mis toute l'eau de la mer dans mon trou avant que vous n'ayez compris le mystère de la Sainte Trinité.

Sur ces paroles, l'enfant disparait. Augustin réalise alors que c'est un ange qui a pris cette forme pour lui faire comprendre qu'il y a des mystères, c'est-à-dire des Vérités Divines, que l'esprit limité de l'homme ne pourra jamais arriver à comprendre dans leur totalité.

Tiré des écrits des Pères de l’Eglise

 

Mais alors, qu’est ce que la Trinité ?

Les chrétiens sont baptisés «au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit». Quand ils commencent leur prière, ils se marquent du signe de la croix sur le front, le cœur et les épaules en invoquant Dieu : Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit : c'est la Trinité.

L'homme n'est pas capable d'imaginer un Dieu unique qui existe en trois personnes. C'est Dieu qui nous a révélé ce mystère de son amour par l'envoi de son Fils et du Saint-Esprit. Jésus nous a révélé que Dieu est «Père», en nous montrant d'une façon unique et originale, que Lui-même n'existe que par son Père. Jésus est un seul Dieu avec le Père. Jésus a promis à ses apôtres - les douze hommes qu'Il a choisis et envoyés - le don de l'Esprit Saint. Il sera avec eux et en eux pour les instruire et les conduire «vers la vérité tout entière» (Jean 16, 13). Ainsi, Jésus nous le fait connaître comme une autre personne divine.

La Trinité est Une : nous ne croyons pas en trois dieux, mais en un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Chacune des trois personnes est Dieu tout entier. Chacune des trois personnes n'existe qu'en union avec les deux autres dans une parfaite relation d'amour. Ainsi toute l'œuvre de Dieu est l'œuvre commune des trois personnes et toute notre vie de chrétiens est une communion avec chacune des trois personnes.

Source : Petit guide de la foi, Mgr Vingt-Trois, éd. le Sénevé

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(Feuille n° 36 du 8 juin 2014)

«La liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Eglise, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu».

Concile Vatican II, Constitution sur la Sainte Liturgie, 10.

 

Servir Dieu. Nous sommes tous appelés à la moisson, quelle que soit la forme que prend notre service dans l’Eglise, comme le rappelle si bien le Concile Vatican II.

L’Esprit souffle où il veut. Que nous soyons jeune adulte ou personne âgée, en activité professionnelle ou retraité, célibataire ou père de famille, ayant déjà longuement servi ou tout jeune apprenti, Dieu nous a appelé à le servir à l’autel.

Servir le prêtre à l’autel, c’est servir le Christ au travers de son représentant, c’est être au service de son serviteur, et pour cela, il n’y a pas d’âge.

Cet appel nous l’avons tous ressenti au plus profond de nous, plus particulièrement encore pendant le temps du carême, notamment pour certains lors des cérémonies de Pâques, encouragés par les différents célébrants qui nous accueillent si chaleureusement à chaque messe. En servant à l’autel, notre rôle est d’accompagner et d’aider les célébrants à rendre gloire à Dieu avec l’ensemble de la communauté au travers de la beauté de la liturgie eucharistique.

Et pour ce faire, nous nous formons peu à peu sous l’autorité bienveillante de notre curé, découvrant la signification de chaque geste, de chaque symbole, de chaque objet. Car la liturgie que nous propose l’Eglise conciliaire est un véritable catéchisme vivant. C’est l’occasion pour nous de découvrir les trésors de pédagogie que possède l’Eglise en son sein, et d’illustrer un peu plus la profondeur du mystère de Jésus-Eucharistie.

Ces trésors de la liturgie ne sont pas réservés à quelques spécialistes. Bien au contraire, ils sont offerts à tous ! C’est le patrimoine commun de tous les fidèles qui assistent à la messe : prêtres, servants, lecteurs, animateurs, choristes, organistes et autres musiciens, personnes qui fleurissent ou qui décorent l’église, etc.

C’est donc à toute notre communauté qu’est proposé de vivre, de participer et d’être associé, dans la liturgie, à la beauté du culte divin à chaque célébration.

Les Servants de la messe de 9h30

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(Feuille n° 35 du 1er juin 2014)

L’Evangile de ce jour nous fait entendre le début de la prière sacerdotale que Jésus entame au moment de passer de ce monde à son Père. Il s’adresse à son Père, les yeux levés au ciel. Pour lui, c’est l’heure de vérité, le moment où il va être glorifié par le Père, pour avoir aimé jusqu’au bout.

L’extrait s’articule autour de 3 points principaux :

«J’ai fait connaître ton nom aux hommes»Jésus se présente comme le révélateur du Père. Le Fils éternel de Dieu, qui connaît Dieu, comme il est connu par lui, a fait connaître aux hommes l’amour du Père. La mission de Jésus était de faire connaître le «nom» du Père, le vrai visage de Dieu, le mystère de son être intime, la communion trinitaire.

«Ils ont cru»Dans la foi, les disciples ont accueilli la révélation faite par le Fils.

«Ils sont dans le monde»Dans le langage de l’évangéliste, le monde est tantôt synonyme de toutes les forces hostiles à Jésus, tantôt le lieu où s’exerce l’action des disciples de Jésus. Jésus ne prie plus pour le monde qu’il s’apprête à quitter, mais pour ses disciples qui vont dans le monde lui rendre témoignage.

Fiches dominicales.

 

La veille de la Passion, saint Jean nous invite à contempler le Christ les yeux levés vers son Père. En effet, le drame qu’il va vivre n’a de sens que dans ce regard, dont nous devinons quelque chose dans les mots de sa prière. Certains reviennent avec insistance, et surtout le don et la gloire. Le don dessine un espace où tout est mouvement et liberté : Jésus a tout reçu de son Père et lui rend tout en action de grâces. La gloire est la pleine manifestation de l’amour qui est à l’œuvre dans le don. C’est la raison pour laquelle Jésus prie ainsi : «Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie.» Quand l’heure est venue, Jésus dirige son regard vers le Père et manifeste que toute sa vie est accueil et action de grâces. Mais ce souffle d’amour entre le Père et le Fils ne les enferme pas sur eux-mêmes. Au contraire, il creuse au sein de la Trinité une disponibilité pour accueillir l’homme. Ainsi, les mots qui disent l’intimité du Père et du Fils deviennent ceux de notre propre histoire : les disciples sont le don du Père au Fils, pour que le Fils puisse leur donner la vie éternelle. Et ce don est promesse de gloire, car c’est en l’homme que Dieu veut manifester la plénitude de son amour. Dans ce regard du Christ levé vers le Père, nous percevons donc quelque chose du regard que Dieu pose sur nous. Ce n’est pas un regard qui nous fige, mais un mouvement d’amour. Il nous donne du prix parce que nous sommes un don offert et reçu. Il nous rend libres parce que Dieu ne cherche pas à nous retenir jalousement mais se dépossède de nous en son Fils.

Il nous rend féconds parce qu’il nous emporte dans la gloire du Seigneur ressuscité.

Fraternités Monastiques de Jérusalem

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(Feuille n° 29 du 6 avril 2014)

Vivre le Carême

Le Carême c'est un chemin, une route que l'on doit suivre et qui nous permet de "faire le lien". Le lien avec nous-mêmes, en nous débarrassant du superflu grâce au jeûne, le lien avec Dieu à travers la prière, le lien avec nos sœurs et nos frères, proches ou lointains, à travers le partage.

Savons-nous partager avec l'autre ? Et savons-nous quoi partager pour participer efficacement à la construction d'une Terre Solidaire ? C’est une démarche de fraternité dont le Dieu Créateur nous a rendus responsables.

Cette démarche de fraternité est chaque année renouvelée et animée par les 29 mouvements et services d'Eglise qui composent le CCFD-Terre Solidaire. Cette collégialité a été renforcée récemment par la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), la Pastorale des Migrants, et par l’Institut Religieux et Solidarité internationale (IRSI) qui rassemble 61 congrégations religieuses.

En 50 ans, pour lutter contre la faim, ce sont plus de 20 000 projets de développement qui ont été soutenus et financés dans 80 pays du Sud et de l'Est.

Dans le diocèse, un partenaire de l'association ACORD Rwanda a témoigné du travail de son association autour de la thématique de la souveraineté alimentaire et des revenus en zone rurale le 27 mars dernier à Chatillon.

Réfléchir à ces questions pendant le temps de Carême enrichira certainement notre foi puisque nous irons à la rencontre de l'autre.

Ce temps du Carême sera alors pour chacun une invite à entrer dans «l’émerveillement de vivre l’Evangile de la fraternité et de la justice», selon la belle formule du pape François dans son exhortation «La Joie de l’Evangile».

Bertrand Bonneval CCFD-terre solidaire

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(Feuille n° 26 du 16 mars 2014)

Les scrutins

Dans le vocabulaire ecclésial, le mot "scrutin" rassemble trois sens : c'est une célébration au cours de laquelle le candidat au baptême est appelé à se placer devant la grandeur de l'appel de Dieu, examiné sur sa progression dans la vie chrétienne et encouragé à lutter contre le mal.

À partir de l’appel décisif, tous les dimanches de carême, au cours de la messe, des célébrations vont marquer l’ultime cheminement des catéchumènes vers leur Baptême : le “Je crois en Dieu” et le “Notre Père” leur est transmis par la communauté rassemblée.

Le temps du Carême est le temps de la préparation ultime (appelé aussi "de la purification et de l’illumination"). Au sein de la communauté paroissiale, entourés de leurs accompagnateurs ainsi que de leurs parrains et marraines, les "catéchumènes-élus" vont vivre intensément les cinq dimanches de Carême, en fonction des Evangiles proposés par la liturgie. Trois célébrations, appelées scrutins, auront lieu trois dimanches de suite, les 23 mars, 30 mars et 6 avril.

Conférence des Evêques de France.

« Les scrutins permettent donc, plus largement, à tous les chrétiens de redécouvrir la grâce de leur baptême. Ainsi devient plus vive la conscience que l’être chrétien se réalise toujours comme un nouveau devenir filial : ce n’est jamais une histoire terminée qui se trouve derrière nous, mais un chemin ouvert qui exige toujours une pratique nouvelle. Le Carême nous aide à reprendre conscience de la vie extraordinaire à laquelle Jésus nous invite ! »

Père Vincent Guibert - Paris

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(Feuille n° 25 du 9 mars 2014)

Le Père Louis nous transmet des nouvelles

Mot de bienvenue du Curé de la paroisse, à l’occasion de la bénédiction de la cloche de Bowé-sud

Ce samedi 22 février 2014 est un grand jour pour notre paroisse Christ-Roi de l’Univers en recevant la visite pastorale de son Excellence Mgr Raphaël Balla Guilavogui pour la bénédiction de la cloche de l’église paroissiale. En son nom donc, et au nom de toute la communauté paroissiale de Bowé-Sud, je souhaite la bienvenue à Monsieur Emilien Bourgeois, chef-servant de messe, dont la paroisse St-Pierre et St-Paul de Fontenay-aux-Roses a bien voulu offrir cette cloche à la paroisse Christ-Roi.

Monsieur Emilien, en vous voyant parmi nous aujourd’hui, nous voyons directement votre Curé qui vous envoie comme ambassadeur dans notre paroisse, désormais la sienne. Nous lui disons grand merci pour tout ce qu’avec sa paroisse il a pu faire pour monsieur l’Abbé Louis Gbilimou, notre fils, et pour notre paroisse. Nous souhaitons ardemment recevoir sa visite amicale et fraternelle dans cette paroisse.

Cher Emilien, la paroisse Christ-Roi de l’Univers que vous visitez aujourd’hui, a été créée en juin 2009 par son Mgr Raphaël Balla Guilavogui, évêque de N’Zérékoré. Elle est située à 64 Km du chef-lieu du diocèse. Et elle est subdivisée en 4 succursales et 8 communautés chrétiennes de base (CCB). Deux prêtres la desservent, aidés par trois catéchistes titulaires et sept aides-catéchistes. Elle couvre une superficie de 447 Km², avec une population de 51092 habitants dont 30967 femmes et 20125 hommes, en majorité chrétienne et animiste. La Paroisse Christ-Roi de Bowé-Sud fait partie des paroisses les plus enclavées de notre diocèse et de la Guinée : les routes sont très mauvaises, comme vous en avez fait l’expérience, depuis votre arrivée. Fort heureusement, vous êtes encore jeune pour supporter la rigueur du climat et de la végétation. Les infrastructures sont suffisantes et défectueuses : logement et bureau des prêtres et du catéchiste du centre, manque de moyen de locomotion et de communication fiables, etc.

Nous savons compter sur l’aide et l’appui spirituel, matériel et moral des hommes de bonne volonté, afin de subvenir à ce manque.

Excellence Mgr. Raphaël, nous tenons à vous informer que le coût de l’installation de la cloche donnée à notre paroisse par celle de Fontenay-aux-Roses, s’élève à 3.532.500 FG, soit environ 250.00 Euros. Et c’est le lieu et l’occasion de vous charger de remercier monsieur Nicolas Kpoghomou, originaire de ce village, qui a bien voulu payer 3.000.000 FG pour la réalisation des travaux d’installation. Qu’il en soit sincèrement remercié et béni par Dieu !!

Par ailleurs, nous vous prions de bénir et de remercier monsieur Adolphe Balamou, l’entrepreneur de cette réalisation. En effet, il a effectué l’installation sans aucun prix, au nom de sa foi chrétienne. Qu’il en soit récompensé au centuple par les sociétés qui rentrent dans notre pays !!

Enfin, nous vous disons un grand merci pour avoir répondu très rapidement à notre invitation, malgré votre calendrier très chargé. Nous nous sentons très encouragés par ce témoignage du Père attentif à ses enfants…

Une fois encore, nous disons merci à la paroisse St-Pierre et St-Paul de Fontenay-aux-Roses et à tous ceux et celles qui ont contribué à l’achat et à l’installation de cette cloche qui va désormais rythmer la vie liturgique de notre paroisse.

Merci à tous et à toutes, et je vous souhaite une excellente journée et une heureuse fête !!

Abbé Cécé François-Xavier Loua,

Curé de la paroisse Christ-Roi de Bowé-Sud

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(Feuille n° 23 du 16 février 2014)

Tradition Vincentienne à Fontenay

L’œuvre de Saint Vincent trouve son origine à Fontenay dès son vivant.

Un peu d’histoire : Un dimanche d’août 1617, alors curé dans les Dombes (Ain) Dieu fait signe à Saint Vincent pour aller secourir une famille malade de la campagne. Il découvre la misère corporelle des pauvres et le peu d'organisation des secours. Il prend conscience de l'extrême dénuement dans lequel vit une grande partie de la population du pays. Mais il comprend également que l'aide qu'il veut apporter se doit d'être organisée pour être efficace à grande échelle. Il organise la première Confrérie de la Charité, groupe de dames associées dans une action d'entraide en faveur des plus déshérités. Le 8 décembre 1617, prenant la Mère de Dieu comme protectrice, Mr. Vincent procède solennellement à l'institution de la première Charité à l'hôpital de Châtillon les Dombes. Les Equipes Saint-Vincent sont nées.

En 1630, Madame de Polaillon, veuve d’un gentilhomme ordinaire du roi Louis XIII, dame de Charité, amie de Saint Vincent et de Sainte Louise de Marillac, ouvrait, dans une maison qu’elle avait à Fontenay, un foyer pour jeunes filles en danger moral dont Saint Vincent, son directeur spirituel, collabora à la rédaction des statuts. Il est quasiment certain qu’il vint lui-même à Fontenay.

En 1642, deux filles de la Charité vinrent s’installer à Fontenay. Elles logeaient dans une petite maison à côté de l’église, enseignaient les jeunes filles, soignaient les malades et tenaient une apothicairerie. Elles portaient secours aux indigents et s’occupaient des femmes en couche et des enfants abandonnés. L’une d’elle s’appelait ‘Toussainte’ et mourut en 1681 à Fontenay où elle est enterrée.

L’œuvre grandit et en 1858, elles sont dix sœurs et leur Maison de Charité est à la fois école primaire, école maternelle, ouvroir et orphelinat.

A partir de 1898, l’école porte le nom d’«École St Vincent de Paul» et on compte 235 élèves!

À la suite de Madame de Pollalion, depuis le XVIIe siècle, les Dames de Charité, (devenues par la suite Equipes Saint-Vincent), n’ont cessé d’œuvrer à Fontenay mais ce n’est que le 19 avril 1935 qu’est déclarée à la Préfecture «l’Association des Dames de Charité, œuvre des pauvres malades de Fontenay-aux-Roses». Elles visitaient les vieillards, les pauvres et les malades et distribuaient la soupe populaire. En mars 1969, l’association changeait de nom et devenait : «Équipe Saint-Vincent - groupe de Fontenay-aux-Roses».

Les Equipes Saint-Vincent sont un mouvement de femmes, chrétiennes, bénévoles, formées, travaillant en équipe pour aider, par des actions concrètes de proximité, à la création ou la restauration de liens sociaux. Elles sont nées d’une évidence: la générosité ne suffit pas, il faut de la méthode. Ce souci de Saint Vincent de Paul de réglementer et d’organiser, sans rigidité, explique sans doute la pérennité d’un mouvement qui a traversé près de quatre siècles.

Cependant, en janvier 2014, à l’issue de l’assemblée générale de l’association de Fontenay, les mandats de présidente, secrétaire et trésorière étant arrivés à expiration et n’étant plus renouvelables, il ne s’est trouvé personne pour administrer l’équipe. Dans cette configuration, c’est avec regret que nous avons dû dissoudre l’association présente, de diverses manières, à Fontenay depuis 1630.

Nous restons cependant confiantes que l’équipe, animée de braises ardentes, peut, le moment voulu, renaître de ses cendres ; nous comptons sur votre prière pour ranimer la flamme et nous vous remercions chaleureusement du bon accueil que vous nous avez toujours réservé.

Odile Vetter pour l’Equipe Saint-Vincent

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(Feuille n° 21 du 2 février 2014)

La vie consacrée ?

Le mystère d’un amour qui ouvre à une aventure de l’amour…

A l’origine, il y a cet Amour qui saisit, qui inonde peu à peu la vie d’un homme ou d’une femme. Mystère de la grandeur, de la profondeur, de la puissance de cet amour de Dieu capable de remplir et de combler les désirs de celui qui cherche sans cesse, dans le silence de son cœur, à se laisser aimer, transformer, déplacer, par le don de l’amour de notre Dieu. Mystère au-delà de l’entendement humain. Mystère tout aussi étonnant, étrange, incompréhensible voire dérangeant de celui qui fait le choix de répondre à l’appel de cet amour de Dieu en consacrant toute sa vie à son service. Une aventure… et quelle aventure ! S’ouvrir à l’amour de Dieu ouvre à l’autre, aux autres, à tous les autres. L’amour de Dieu est sans limite. L’appel à continuer la mission du Christ d’apporter l’amour de Dieu à chaque homme a été entendue de manière particulière par ceux et celles qui sont devenus fondateurs de nos congrégations. Dans leurs sillages et avec la coloration spirituelle propre à chaque institut, les personnes consacrées continuent à être des chercheurs de Dieu au cœur de notre monde, des écoutants de l’amour de Dieu dans le cœur des hommes, des veilleurs attentifs à cultiver l’espérance dans une vie simple vécue dans le train-train quotidien de l’extraordinaire de Dieu, des gourmets de la Parole de Dieu ruminée dans le silence, des témoins vivants de la promesse du Règne de Dieu déjà là et à venir …

Catherine Alleaume, soeur de l'Immaculée Conception de Castres

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(Feuille n° 20 du du 26 janvier 2014)

Il y a bien une Eglise unique et pourtant nous connaissons ses divisions internes.

Plusieurs déchirures se sont produites, au long des siècles, entre les baptisés qui constituent pourtant cette Eglise en raison de leur baptême.

Eglise unique mais qui n'est plus unie... Paradoxe actuel du christianisme se réclamant de la même source. Malgré leurs séparations, les chrétiens peuvent encore donner un témoignage commun face aux grands défis du temps présents. Ce que nous appelons l'œcuménisme est, aujourd'hui, une réalité incontournable. Rien ne peut arrêter la dynamique engagée et que soutient l'Esprit de Dieu plus fort que toutes nos ruptures. Il y a une volonté commune et irréversible de rétablir l'unité des chrétiens dans le monde.

Quel est le sens de l'œcuménisme ?

Dans le monde, les Chrétiens représentent une diversité. L'œcuménisme exprime la recherche de communion entre Protestants, Anglicans, Orthodoxes et Catholiques.

L'unité se construit :

- Par la prise de conscience de ce qui se vit de la foi reçue du Baptême dans

chacune des confessions chrétiennes.

- Par la prière et l'appel à la conversion adressés à chaque communauté et à l'ensemble de leurs membres.

- Dans la recherche et la relecture patiente de l'histoire pour résoudre les problèmes de division.

- En acceptant de légitimes divergences. Ce dialogue dans le respect des différences reconnaît et permet d'accroître une réelle communion, entre tous les chrétiens (Protestants, Anglicans, Orthodoxes et Catholiques) qui partagent la même foi en Dieu, Père, Fils et Esprit et le Baptême d'eau.

(Sources : Matins d'Evangile, parcours catéchuménat pour adultes,

Service national de la catéchèse et du catéchuménat) 

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(Feuille n° 19 du du 19 janvier 2014)

«L’activité missionnaire représente, aujourd’hui, le plus grand des défis pour l’Église» et «la cause missionnaire doit avoir la première place» nous écrit notre Pape François, dans sa récente exhortation apostolique sur l’annonce de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui. Il exhorte «chacun d’entre nous pour que nous soyons Ministres de l’Evangile et porteurs de la Bonne Nouvelle», comme nous y invite le Christ.

Pour répondre à cet appel, notre communauté paroissiale lance un parcours Alpha début mars prochain. Une petite équipe s’occupe de l’organiser, mais tout le monde est concerné !

Ce sont des soirées pour parler de Dieu ! Des questions sur Dieu nous en avons tous, quel que soit notre âge, notre parcours, alors quoi de mieux que d'échanger ensemble autour d'un repas ?

Alpha est une façon conviviale de découvrir ou redécouvrir l’essentiel de la foi chrétienne en s'adressant à tous : aux personnes qui vont depuis toujours à l’église comme à celles qui n'y vont pas ou n’y vont plus.

Aidez nous à annoncer cette Bonne Nouvelle du salut en Jésus Christ.

Comment ? Venez suivre les cours Alpha ou invitez autour de vous des personnes à venir les suivre. 12 soirées, les mercredis, à partir du 5 mars, qui peuvent faire basculer non seulement votre vie mais aussi celle des autres.

Yves Bégassat, pour l’équipe Alpha

N’hésitez pas à consultez les dépliants sur les présentoirs, à l’entrée de l’église.

Contact : ybegassat@wanadoo.fr ou 06 7001 9194

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(Feuille n° 18 du du 12 janvier 2014)

L’équipe de préparation au Baptême

L’équipe de préparation au baptême (CPB) prépare les parents d’enfants, jusqu’à trois ans, au baptême de leur enfant. Ce choix, fait par les parents, de faire baptiser leur enfant dans la foi chrétienne est un grand bonheur pour toute la paroisse de St-Pierre et St-Paul.

L’équipe de préparation au baptême des jeunes enfants est constituée de 6 couples.

Chaque année, environ 50 couples de parents sont ainsi préparés. La préparation est centrée sur 2 soirées en semaine (20h45 à 22h30) qui se déroulent au domicile d’un des couples de l’équipe afin notamment que ces soirées soient le plus conviviales possible. En moyenne, 4 à 5 couples de parents assistent à ces soirées, animées par deux couples de l’équipe.

La première soirée est une soirée d’échanges sur la signification du baptême chrétien et de ses symboles. La seconde soirée est une soirée de préparation de la célébration.

Les baptêmes se font en général après la messe de 11 heures le Dimanche. A la fin de cette messe, l’enfant est d’abord présenté à la communauté car ceci est un des symboles forts du baptême : l’entrée de l’enfant dans la communauté chrétienne, qui va l’aider à progresser sur le chemin de la foi, tout comme le font ses parents et parrain/marraine.

L’équipe travaille en étroite collaboration avec les personnes de l’accueil et de l’EAP, notamment Thérèse Ponchel et Bénédicte Genty, pour la préparation des registres, ainsi qu’avec Marion Denormandie, secrétaire de la paroisse. Qu’elles en soient remerciées.

La messe de ce jour est aussi en l’honneur des baptisés du catéchisme et des adultes baptisés l’an dernier, ainsi que des Equipes qui les ont préparés. C’est une décision importante et libre que de devenir chrétien et c’est aussi une très grande joie pour notre communauté de les accueillir.

Michel Neu, pour l’Equipe de Préparation au baptême

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(Feuille n° 17 du du 5 janvier 2014)

Depuis plus de 70 ans, de mémoire d’anciens fontenaisien, notre crèche de St-Pierre et St-Paul a occupé, chaque année, à une exception près, la même place, avec ses personnages peints et repeints.

Elle fut, pendant un temps, faite sur un bâti en hauteur, grâce au travail d’un menuisier dont l’atelier occupait, il y a une cinquantaine d’années, la place de la maison de la presse à côté de l’église, une plate-forme, des murs, un toit ont été réalisés pour y installer les personnages (le grand autel a également été fait par ce menuisier).

C’est sous cette forme que, fidèlement, chaque année, avant Noël, une équipe d’environ 6 personnes réalise une prouesse technique en reconstituant la crèche : démontage de l’autel de la Vierge, récupération des différents éléments et assemblage. Les personnages sont descendus des hauteurs des placards de la sacristie et placés selon des photos précieusement conservées !

L’exercice est assez périlleux mais quel bonheur d’accomplir ta volonté, mon Dieu, comme l’ont fait ces petites gens, un charpentier et son épouse qui s’aimèrent et dont l’amour bâtit pour leur fils – ton fils – la demeure où prit corps celui qui a apporté dans notre nuit une grande lumière : l’Espérance.

Comme les bergers émerveillés, témoignons notre joie.

Pour l’équipe : Jacqueline, Rose-Marie, Jean-Yves, Christian, Ugo et Jannick

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(Feuille n° 15 du du 15 décembre 2013)

Jean Baptiste est en prison parce qu’il reproche à Hérode d’avoir pris la femme de son frère (Mt 14, 3-4). Avant d’être exécuté, il a la liberté d’accueillir ses disciples qui lui rapportent les actes et les paroles de Jésus. Jean Baptiste est troublé. Jésus n’est pas le farouche réformateur qui purifie le peuple par le feu. Il parle plus de miséricorde que de cognée à la base des arbres (rappelez-vous l’Evangile de dimanche dernier). Il accueille les pécheurs et mange avec eux. Jean Baptiste a des doutes.

Jésus est-il bien « Celui qui doit venir » ?

Jésus ne répond pas directement à la question que les envoyés de Jean Baptiste lui posent, mais il les invite à être les témoins de ce qui se passe. Les Ecritures s’accomplissent. Ce que le prophète Isaïe a annoncé (Cf. la 1ère lecture de ce jour, mais aussi Is 25, 19 et Is 61, 1) et ce que le prophète Elisée a fait (Purifier un lépreux 2 R 5), Jésus le réalise.

Le sommet de l’énumération est l’annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres. Suite au témoignage de ses disciples, Jean Baptiste saura-t-il interpréter les signes donnés par Jésus et reconnaître en lui le Messie ? Heureux est-il s’il le fait et ne tombe pas, comme les adversaires de Jésus, eux qui refusent le projet de salut de Dieu !

Après le départ des envoyés de Jean, Jésus fait un compliment ambigu de Jean Baptiste.

D’un côté, il dit qu’il est le personnage le plus important que la terre ait porté. Un homme fort qui ne se laisse pas ballotter à tout vent de doctrine et qui n’a que faire des oripeaux du pouvoir. Plus grand que les prophètes, il est le messager ultime envoyé par Dieu pour préparer le chemin du Messie. Le prophète Malachie avait annoncé la venue d’un tel prophète (Ml 3, 1) et avait vu en lui un nouvel Elie (Ml 3, 23-24). Mais, d’un autre côté, il n’est le plus grand que d’une période révolue.

Une nouvelle période a commencé avec Jésus. Le temps des annonces et des promesses est terminé. Voici le temps de l’accomplissement.

Jean Baptiste, malheureusement, n’a pas la chance de le voir. Etant en prison, il ne peut contempler de ses propres yeux le salut de Dieu à l’œuvre, en la personne de Jésus.

Fiches dominicales – 3ème dimanche de l’Avent 2013

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(Feuille n° 14 du du 8 décembre 2013)

En cette fête de l’Immaculée Conception, nous venons vous rejoindre pour partager un peu de notre vie. Nous ? Les sœurs de Notre Dame de l’Immaculée Conception de Castres. Une communauté s’est installée dans la paroisse il y a 40 ans de cela. Au fil des années, les sœurs sont passées, les visages ont changé. Aujourd’hui, nous sommes 6 sœurs âgées de 34 à 85 ans. Nous venons de 3 pays : Espagne, Sénégal et France.

Chacune a une mission salariée, bénévole ou d’études. Ce qui nous unit ? Le désir de vivre, comme Marie Immaculée, à la suite de son fils qui vient sauver les hommes.

Emilie de Villeneuve (1811-1854), la fondatrice de notre Congrégation, a été saisie par l’amour de Jésus Sauveur, les plus petits et les plus exclus ayant sa préférence. Aussi, a-t-elle donné à ses sœurs la mission de s’engager et d’apporter l’amour de Jésus Sauveur plus particulièrement auprès des personnes en précarité, malades, des personnes fragilisées ou malmenées par la vie. Cette mission, nous la continuons aujourd’hui dans les 5 continents. Chacune, là où nous sommes, nous sommes témoins que Dieu aime chacun tel qu’il est, que la puissance de son amour donne une dignité à chaque personne, que sa présence au cœur de l’homme apporte espérance et vie au plus profond de la détresse, de la souffrance, de la violence. Petites flammes de vie que nous portons à Dieu dans notre prière personnelle et communautaire. Petits germes d’espérance que nous recevons de Dieu à travers l’écoute de sa Parole, dans le silence de notre cœur. Accompagnées par Marie Immaculée qui a accueilli la Parole de Dieu et lui a donné Chair, nous désirons vivre et rayonner de l’amour sauveur de son fils auprès de ceux que nous rencontrons. Fortifiées par la foi et l’espérance de Marie Immaculée, nous marchons joyeuses et confiantes sur les pas de Jésus, « là où la voix du pauvre nous appelle » (Emilie de Villeneuve).

Pour compléter ces quelques lignes, nous vous invitons le 8 décembre à partager un moment fraternel avec nous (cf annonce de la feuille pour les détails) et le 9 décembre, à la messe de 18h30 au cours de laquelle nous renouvellerons notre engagement dans la vie consacrée. Bonne fête de l’Immaculée à chacun !

Maria-Yolanda, Maria-Elisenda, Marie-Bernard, Laure, Iphigénie et Catherine

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(Feuille n° 11 du du - 17 novembre 2013)

Aujourd’hui (17 novembre 2013), la journée nationale du Secours Catholique nous donne l’occasion de témoigner de la mission reçue de l’Eglise de l’amour de Dieu envers tous les hommes.

Le Secours Catholique affirme sa confiance en l’humanité et cherche à développer une plus grande justice et une plus grande fraternité en essayant de s’adapter aux besoins du monde d’aujourd’hui.

C’est pour cela que toutes les activités de l’équipe sont orientées afin de soulager toutes les formes de pauvreté :

A Fontenay-aux-Roses, le samedi matin, nous recevons dans les locaux du 23 Avenue Lombart, les personnes qui viennent nous rencontrer : celles qui nous aident par leur présence ou par leurs dons, et celles que nous aidons à travers l’écoute, l’aide alimentaire, le vestiaire.

Chaque semaine des ateliers d’anglais sont proposés, en attendant d’autres ateliers (couture, cuisine …) ou tout autre projet, en réponse aux besoins exprimés par les personnes que nous accueillons.

Nous participons à la distribution bimensuelle de colis alimentaires, demandés en accord avec les services sociaux de la ville, et avec les bénévoles des autres associations caritatives.

Cette aide alimentaire est complétée par l’épicerie sociale des Blagis : le GAFIB, qui permet aux personnes accueillies de faire leurs courses à prix modique et d’y trouver un lieu de rencontre et d’échange.

Nous sommes également impliqués dans la collecte alimentaire de fin Novembre.

Certaines aides financières importantes sont proposées à la commission d’attribution de secours qui regroupe certains bénévoles des 7 communes du sud du 92 : Antony, Bagneux, Bourg la Reine, Chatenay, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis, Sceaux.

Nous ne pouvons continuer notre activité qu’avec le soutien de votre prière et de votre engagement personnel auprès de notre équipe qui sera heureuse de vous recevoir chaque samedi, de 10h à midi au

23, Avenue Lombart à Fontenay.

Merci de venir nous aider !

L’équipe du Secours Catholique de Fontenay-aux-Roses

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(Feuille n° 8 du du - 20 octobre 2013)

Le prêtre étudiant

Depuis des dizaines d'années, les Evêques, ayant le souci de la formation, envoient les prêtres dans des universités pour des études. Afin que ces projets réussissent, ils sollicitent une insertion pastorale dans les diocèses où se trouvent ces universités.

Le prêtre étudiant est donc envoyé en "Mission Pastorale d'Etudes" par son Evêque.

Même si la dimension des "études" est la conséquence immédiate de sa présence dans une nouvelle Eglise particulière, il doit vivre dans une structure ecclésiale afin d'exercer la triple fonction des fidèles du Christ : "Enseigner, sanctifier et gouverner" (Cf. C. 204§1)

En exerçant ces fonctions dans une paroisse, dans la plupart des cas, le prêtre étudiant découvre qu'il faut toujours prier sans se décourager, comme nous le dit Jésus en ce dimanche. Et déjà, lors de la semaine méthodologique, organisée par l'Ecole doctorale de l'ICP, du 8 au 11 octobre dernier, les enseignants ont montré que certains étudiants sont découragés dès le début de leurs recherches de thèse.

Le prêtre s'adapte selon certaines situations : études, climat, culture, etc. Malgré tout, il finit par s'insérer afin de poursuivre son cheminement. Tout en faisant confiance à Dieu, dans la prière, il se met à l'écoute des autorités ecclésiales et de la communauté chrétienne. Car le prêtre, tout en vivant en Eglise, apporte son expérience personnelle, en apprenant auprès des autres.

Nous remercions tous ceux qui soutiennent et continuent à soutenir la mission pastorale d'études des prêtres dans notre Eglise et surtout au sein de la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul de Fontenay-aux-Roses.

Père Jean-Pierre HANGOUKA, prêtre étudiant

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(Feuille n° 7 du du - 13 octobre 2013)

L’économat de la Paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul

Pressenti en juin dernier par le père Robert pour devenir le nouvel économe de la paroisse, je n’ai pu qu’accepter la charge, compte tenu des énormes talents de persuasion de notre curé.

La paroisse, c’est d’abord la communauté des catholiques de Fontenay aux Roses. C’est aussi, pour les aspects matériels, une partie de l’Association Diocésaine de Nanterre qui gère l’ensemble des paroisses du diocèse. Faire rentrer les recettes, engager les dépenses, piloter les travaux, procéder aux achats, voilà quelques unes des activités de l’économat de la paroisse sous l’impulsion et le pilotage de son conseil économique et social. Le budget de la paroisse représente environ 180 000 euros par an. La recette la plus importante est le denier de l’Eglise, indispensable pour payer le salaire de nos deux prêtres et de notre secrétaire.

L’économe n’est pas seul. Assisté efficacement par Marion Denormandie, secrétaire, il est fortement soutenu par notre curé, président du conseil économique et social. Il est aussi entouré de nombreux paroissiens qui œuvrent très discrètement pour la gestion matérielle de notre communauté. Bertrand Rebillard, Bertrand Lekieffre, Guy Peignelin, Christine Neu, le père Jean-Pierre et notre comptable Alain Jaffrez œuvrent au conseil économique et social sous l’autorité du père Robert. Ugo Catonio gère les travaux, Christian Poireaux, l’informatique. Bernard Fialip, Jean Lafitte, Pierre Plamont, Jannick Villepoux et Ugo Catonio comptent chaque semaine les espèces provenant en particulier des quêtes et font les remises en banque. Guy Peignelin s’occupe du denier de l’Eglise, Bertrand Lekieffre du projet de rénovation des locaux de la rue du Capitaine Paoli. Merci à eux et à tous ceux qui s’investissent dans la vie de notre paroisse.

Merci surtout à Michel Mingasson, qui a été notre économe pendant tant d’années, et à son épouse Christiane qui l’a secondé. Il a su gérer les finances de la paroisse comme un père de famille rigoureux et prévoyant, nous a laissé une situation financière saine et des dossiers en ordre. Avec toutes les bonnes volontés, nous continuerons sur ce chemin. Nous avons, en effet, besoin d’une paroisse matériellement en ordre de marche pour pouvoir annoncer le Christ sereinement à Fontenay aux Roses.

Gilles Pradère 

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(Feuille n° 6 du du - 6 octobre 2013)

Semaine Missionnaire Mondiale 2013

L’Évangile pour tous, j’y crois !"

Le thème de la Semaine missionnaire mondiale 2013 est résolument optimiste et tourné vers l’action. En effet, il nous semble important, dans un monde en pleine quête de sens, de prendre conscience de la chance que nous avons d’avoir reçu le message du Christ en Église, la Bonne Nouvelle proposée à tous.

Il en découle, pour nous, catholiques, que cet Évangile reçu doit être proposé à d’autres, dans une transmission ininterrompue depuis les premiers apôtres !

Premier moyen de cette mission : la prière, sans laquelle rien n’est possible, particulièrement au cours de la Semaine missionnaire mondiale, du 13 au 20 octobre, mais aussi le don et la découverte des autres catholiques du monde entier ainsi que de tous ceux à qui l’Évangile peut être proposé

S’informer, prier, partager, c’est à cela que nous vous invitons lors de la journée annuelle pour les missions. Il s’agit du moment où le Peuple de Dieu, présent dans le monde entier, prie pour les missions et apporte sa contribution matérielle aux besoins de l’Evangélisation et du développement des jeunes Eglises.

Les offrandes recueillies seront mises à disposition du Saint-Père en vue de la sollicitude qu’Il a envers toutes les Eglises missionnaires.

Site des Œuvres Pontificales Missionnaires

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(Feuille n° 39 du du 23 juin 2013)

Chers frères et soeurs bien aimés,
Avec les saints apôtres Pierre et Paul, patrons de notre paroisse, rendons gloire à notre Dieu pour l’année pastorale 2012-2013 qui s’achève, par la célébration de cette messe d’action de grâce et d’au revoir.
Vous imaginez, sans doute, mon état d’âme en ce jour marquant la fin de mon séjour d’étude en France. A vrai dire, mon coeur est à la fois rempli de joie et de tristesse : joie d’avoir été parmi vous et d’avoir vécu des moments de fraternité et d’amitié, tristesse de vous dire qu’à la fin de cet été je vais devoir vous quitter définitivement, pour retourner dans mon pays natal. Ne disons-nous pas souvent que « c’est à l’heure des départs, au moment des séparations que les tendresses familiales et amicales s’expriment avec beaucoup de force, s’avouent avec moins de timidité… ? »
Que Dieu soit Loué pour ce jour qu’il nous donne pour célébrer par anticipation la fête des Apôtres Pierre et Paul. Par l’intermédiaire de ces deux Colonnes de l’Eglise du Christ, nous voudrions aujourd’hui exprimer notre joie et notre reconnaissance à Dieu pour tous les événements vécus ensemble pendant ces quelques années. Avec la nouvelle EAP qui vous a déjà été présentée nous voulons remercier l’ancienne EAP pour sa participation à l’oeuvre missionnaire du curé en vue du bien de toute la paroisse. Nous voulons aussi dire merci à Marie-Alix Vié, responsable du KT, qui transmettra le relais pour la rentrée prochaine.
A la fin de cet été, je vais devoir quitter la belle France (que j’aime tant !), après y a avoir passé des années passionnantes, dans une culture et une société pleine de vie et de joie, au travers même de toutes les tribulations et crises qui ont marqué l’histoire mondiale au cours de ces dernières années. Les mots me manquent pour mieux exprimer mes sentiments de gratitude et d’espérance, au regard de tout ce qu’ensemble nous avons vécu, et de tout ce que vous m’avez fait de bien. Vous trouverez dans mon homélie de ce jour, l’évocation de quelques souvenirs marquants de mon séjour parmi vous. J’y ai mis tout mon coeur et toutes mes convictions de prêtre…
Oui, dans quelques jours, je vais atterrir en Guinée pour une nouvelle mission qui me conduira vers d’autres brebis du troupeau de Dieu. Pour le moment, je ne saurais vous dire ce qui me sera confié comme responsabilité, mais je pense qu’après un séjour d’études en France couronné de diplômes, le métier d’enseignant ne m’échappera pas… ! D’autre part, pour avoir été au service de la formation de futurs prêtres pendant 9 ans, avant de venir aux études en France, je sens toujours le besoin de travailler sur le sujet de la Mission de l’Eglise au Troisième Millénaire que j’ai entamé au cycle d’études doctorales de l’Institut catholique de Paris. Une mission que je conçois dans la dynamique de la réciprocité et de la coopération entre églises locales. D’où mon intérêt pour la formation de futurs prêtres. C’est pour cela qu’au cours de ma dernière année d’études, j’ai axé mes recherches sur les fondements philosophiques et anthropologiques de la diversité des cultures et de leur interaction sur la sphère de la mission universelle de l’Eglise.
Maintenant, je me prépare petit à petit à l’atterrissage, qui, je l’espère, ne sera pas trop brutal, dans la mesure où il me faudra revoir la notion de temps et d’espace, qui ne se calcule pas de la même manière ici et là-bas. En tout cas, il me faudra du temps pour me réadapter. « La vie est un véritable combat », avons-nous coutume de dire, en parlant des efforts qu’il nous faut sans cesse déployer en vue de réaliser nos projets. Et comme le recommandait saint Paul apôtre à ses fidèles chrétiens d’Ephèse, je devrai continuer le combat Spirituel, afin de « tenir jusqu’au bout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse, et pour chaussures le Zèle à propager l’Evangile de la paix ». Bien plus, je devrai « toujours avoir en main le bouclier de la Foi, grâce auquel je pourrai éteindre tous les traits enflammés du Mauvais » ; enfin et par-dessus tout, je devrai « relever le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu.» (cf. Ep.6, 14-17). Pour y arriver, je suis sûr de pouvoir compter sur vos ferventes prières et vos aides de tous genres !
Je retournerai au pays natal, bien enrichi de ressources spirituelles, intellectuelles, matérielles et de valeurs sociales. Mon séjour d’études s’est couronné d’un capital de diplômes, acquis dans les universités de France et de Belgique : deux Masters en Histoire de l’Eglise, sous l’angle de la Théologie
biblique et systématique, selon une cotutelle entre les Instituts Catholiques de Paris et de Leuven, un Master en Philosophie et Société, à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Paris 1- Panthéon Sorbonne.
Avec ces diplômes, je suis satisfait de mes études. Au regard de cela, j’éprouve des sentiments de joie et de gratitude profondes, à l’égard de Dieu et des hommes.
Mes remerciements vont, en premier lieu, au Seigneur notre Dieu, qui m’a aimé et appelé par mon nom à la vie, à la foi baptismale et au sacerdoce ministériel, malgré mes limites et faiblesses.
En second lieu, je remercie sincèrement le Service des prêtres étudiants étrangers en Ile-de-France, qui m’a affecté dans cette paroisse, guidé et orienté dans les moments de prise de décision durant mon séjour en France.
Mes remerciements vont également à Monseigneur Gérard Daucourt, l’évêque de ce diocèse qui m’a accueilli au cours des deux dernières années dans son presbyterium. Je remercie aussi mon évêque d’origine, Mgr Raphaël Ballah Guilavoqui, avec qui je suis resté en union de coeur et de prière, malgré la distance et les difficultés de communication.
Je voudrais aussi dire un sincère merci à mes confrères prêtres de Paris et de Nanterre, que j’ai côtoyés durant mes années d’études et d’insertion pastorale en Ile-de-France. J’espère que les relations fraternelles et amicales tissées resteront solidement maintenues, quelle que soit la distance géographique qui nous séparera !
Je remercie particulièrement les révérends pères Marc Piallat et Robert Lorenc, que j’ai eus comme curés de cette paroisse. Ma collaboration avec eux deux a été enrichissante à plusieurs égards. En effet, avec le premier j’ai appris à m’insérer dans la paroisse, à m’habituer au rythme de vie et à nouer des relations avec les paroissiens ; tandis qu’avec le second, j’ai joué à l’ancien du lieu, qui transmet au nouveau venu la tradition et les habitudes. Avec eux, j’ai entretenu de très bons rapports. Et j’espère et souhaite ardemment que nos liens d’amitié et de fraternité se maintiennent !
Mille fois merci à vous, chers frères et soeurs, pour tout ce que vous avez fait, ce que vous m’avez permis d’être pour vous, et ce que vous avez été pour moi. Votre hospitalité, votre générosité et votre convivialité m’ont fait grandir en humanité et ont soutenu mon élan dans mes études et mon ministère sacerdotal. Vous m’avez adopté, supporté et aidé sur le plan spirituel, financier et intellectuel, attestant en cela que ma présence parmi vous est le signe de la catholicité de l’Eglise et de sa mission.
A toutes les familles chrétiennes, à toutes les équipes pastorales, à toutes les associations de la paroisse, je dis sincèrement merci pour leurs contributions à la réussite de mon projet de cloche d’église pour ma paroisse d’origine, de livres pour mon futur ministère de professeur. Rassurez-vous, lorsque sonnera la future cloche de la paroisse du Christ Roi de l’Univers de Bowé Sud (en Guinée), les compatriotes et moi-même, nous aurons une pensée pour vous… !
Merci à toutes ces dames qui, durant mon séjour, ont contribué à mon bien-être. Elles sont devenues pour moi des soeurs, des mères et des grand-mères. Qu’elles soient bénies !
En vous quittant au mois de septembre, je cèderai la place à un autre confrère prêtre d’Afrique nommé Jean-Pierre Hangouka. J’espère que vous l’accueillerez comme moi, je le lui souhaite ! Je prie afin que votre hospitalité et votre générosité soient sans mesure, et que votre soutien aux Eglises d’Afrique, d’Asie et du monde entier porte beaucoup de fruit, pour le bien de la catholicité de l’Eglise.
Enfin, à mes remerciements pour tout ce qui a été beau et grand dans notre vivre-ensemble, je voudrais joindre toutes mes excuses, mes mea culpa pour ce qui n’a pas été à la hauteur.
Puissions-nous porter tout cela dans la prière, en action de grâce et demande de pardon à Dieu, qui nous a donné de nous rencontrer et de vivre en frères et soeurs, en amis. Que Dieu Lui-même considère tous vos gestes de fraternité, d’amitié et de générosité, et vous les rende au centuple, en bénédictions et bienfaits dont vous avez besoin pour continuer à lui rendre gloire par toute votre vie !
Que saint Louis, roi de France, sainte Geneviève et sainte Jeanne d’Arc, patronnes de la France, et que les Saints Apôtres Pierre et Paul intercèdent pour nous et nous obtiennent les grâces que nous demandons à Dieu, aujourd’hui, pour sa plus grande gloire et pour le salut des hommes ! Amen.
A tous et à toutes je dis : « Au revoir », « Ka yele wala », « Goodbye », « Ciao », « Auf wiedersehen »!
Père Louis GBILIMOU
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Feuille n° 36 du du 2 juin 2013

Dans l’Evangile de Luc, cet épisode se situe à la fin du séjour de Jésus en Galilée, avant sa grande marche vers Jérusalem.

Jésus vient d’associer ses disciples pour la première fois à sa mission.

Il a envoyé 72 d’entre eux dans les villages des environs pour guérir les malades et proclamer la venue du Règne de Dieu.

A leur retour de mission, Jésus les emmène à l’écart.

Mais la foule interrompt le tête-à-tête de Jésus avec le groupe des Douze. A la tombée de la nuit, les disciples demandent à Jésus de renvoyer les gens pour qu’ils puissent chercher de quoi manger.

Mais Jésus les invite à donner eux-mêmes à manger aux gens. Il les invite également à transformer cette foule grouillante en un peuple organisé :« Faites-les asseoir par groupes de cinquante ».

Les Douze sont chargés de distribuer la nourriture. Après le repas, il reste douze paniers, de quoi donner à manger à ceux qui ne sont pas là.

Les Douze comprennent-ils qu’il leur reviendra de partager le pain quand le Seigneur ne sera plus là ?

La distribution, commencée par les Apôtres, continue de nos jours.

L’Eglise reçoit le Pain venu d’en haut et le distribue.

C’est le Christ lui-même qui se donne en nourriture.

Fiches Dominicales – Année C

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Feuille n° 34 du du 19 mai 2013

Chers frères et sœurs bien aimés,

Après avoir connu un hiver très rude, nous voici déjà dans l’ambiance joyeuse du printemps !

Et, dans peu de temps, nous entrerons dans les beaux jours d’été que nous attendons de tout cœur pour les grandes vacances !! Comme l’a dit le sage Qohélet : « Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel. » (Eccl.3, 1).

Il y a trois ans, par l’intermédiaire du Vicariat épiscopal de Paris chargé des communautés étrangères et prêtres étudiants étrangers en France, j’ai eu la grâce de m’insérer sur le plan pastoral et social, dans votre dynamique communauté paroissiale et belle commune de Fontenay-aux-Roses. Durant ces trois années, j’ai poursuivi mes études dans les universités de France. Conformément aux règlements et à l’organisation du ministère sacerdotal des prêtres étudiants étrangers en Ile-de-France, trois ans constituent la durée normale dans une même paroisse, avant d’effectuer un changement, s’il est nécessaire.

Cela veut dire que fin septembre prochain, à moins d’un cas exceptionnel, j’aurai terminé mon séjour parmi vous, et qu’en fin d’été, je devrai retourner dans mon pays d’origine, à moins d’une décision contraire.

Le temps de mon départ est donc très proche… Et comme saint Paul Apôtre, je puis dire qu’en France : « J’ai combattu jusqu’au bout le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.» (cf.2 Tim.4, 7).

Pour le moment, je ne saurais vous dire, avec précision, les dates de mon départ de Fontenay, car j’attends encore de mes supérieurs hiérarchiques des consignes pour mon futur ministère. Cependant, je ne voudrais pas  « partir à l’anglaise » !... Sachant que fin juin, beaucoup d’entre vous s’en iront en vacances, je me suis accordé avec l’E.A.P et le Conseil économique sur la date du 23 juin prochain, pour célébrer avec vous unemesse d’action de grâce marquant la fin de mon séjour à Fontenay. Après quelques années d’études et d’expérience pastorale en France, je retourne en Afrique, bien enrichi de ressources spirituelles, intellectuelles, matérielles, et de valeurs sociales.

Par ailleurs, comme vous le savez peut-être, dans la plupart de nos sociétés, la coutume veut que celui qui vient de l’étranger apporte aux siens quelques présents, des cadeaux attestant l’hospitalité et la bienveillance dont il a été l’objet en dehors de son bercail. Grâce à vous, j’emporterai tout un capital de ressources que j’ai mentionné ci-dessus.

Cependant, il y a d’autres cadeaux que je voudrais apporter aux fidèles chrétiens de ma paroisse d’origine, en votre nom, afin de pérenniser les liens de fraternité et d’amitié que j’ai tissés avec vous durant mon séjour parmi vous. Je vous ai souvent parlé de la jeunesse de mon Eglise locale et de l’immensité du travail pastoral qui reste à y faire (construction d’églises, de chapelles, de séminaires, de dispensaires, etc.). Tout un grand projet qui demande de l’organisation, du temps, de l’argent, des ressources humaines et matérielles. Et, chacun de nous, à différents niveaux, en fonction de ses moyens et capacités, peut y contribuer. Pour ma part, j’ai entrepris d’emporter une cloche pour la nouvelle église de mon village, construite en 2011. Le prix de cette cloche s’élève à 1.500 euros. Comptant très haut sur votre générosité, j’espère réaliser ce projet si bénéfique à mon Eglise diocésaine.

En plus de cette cloche, je collecte aussi des livres, des ordinateurs usés, des instruments de musique, et d’autres matériels qui me seront utiles au pays natal. Ils contribueront au développement des miens.

En remerciant très sincèrement ceux qui m’ont déjà manifesté leur générosité, je voudrais déjà sincèrement remercier ceux et celles qui m’ont offert certains objets, et dire à ceux qui en ont, et qui voudraient les offrir, que mes sacs sont encore vides !

Que le Seigneur Jésus-Christ vous rende au centuple tous vos gestes de générosité, de fraternité et d’amitié à l’égard de son

pauvre serviteur parmi vous !

Père Louis Gbilimou
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Feuille n° 33 du du 12 mai 2013

Chers frères et sœurs, 

A l’approche de la Journée mondiale des Communications sociales de 2013, je voudrais proposer quelques réflexions sur une réalité toujours plus importante concernant la manière dont les personnes communiquent entre elles aujourd'hui. Je voudrais examiner le développement des réseaux sociaux numériques qui contribuent à mettre en évidence une nouvelle « agora », un espace public ouvert où les personnes partagent des idées, des informations, des opinions, et où peuvent naître aussi de nouvelles relations et formes de communauté. 

Ces espaces, quand ils sont bien valorisés et de manière équilibrée, contribuent à promouvoir des formes de dialogue et de débat qui, si elles sont effectuées avec respect, attention pour la vie privée, responsabilité et dévouement à la vérité, peuvent renforcer les liens d'unité entre les personnes et promouvoir efficacement l'harmonie de la famille humaine. L'échange d'informations peut devenir une réelle communication, les liens peuvent se développer en amitié, les connexions faciliter la communion. Si les réseaux sont appelés à réaliser ce grand potentiel, les personnes qui y participent doivent s'efforcer d'être authentiques, parce que dans ces espaces on ne partage pas seulement des idées et des informations mais en définitive on se communique soi-même. 

Le développement des réseaux sociaux exige de l’engagement : les personnes participent à construire des relations et à trouver de l'amitié, dans la recherche de réponses à leurs questions, en se divertissant mais aussi en se stimulant intellectuellement et dans le souci du partage des compétences et des connaissances. En unissant les personnes en fonction de ces besoins fondamentaux, les réseaux font de plus en plus partie du tissu social même. Les réseaux sociaux sont donc alimentés par des aspirations enracinées dans le cœur humain. 

La culture des réseaux sociaux et les changements dans les formes et les styles de communication, posent des défis importants à ceux qui veulent parler de vérité et de valeurs. Souvent, comme c'est le cas pour d’autres médias sociaux, la signification et l'efficacité des différentes formes d'expression semblent plus déterminés par leur popularité que par leur importance intrinsèque et leur validité. La popularité est encore fréquemment liée à la célébrité ou à des stratégies de persuasion plutôt qu’à la logique de l'argumentation. Parfois, la voix discrète de la raison peut être dominée par la rumeur des informations excessives et ne parvient pas à éveiller l'attention qui est réservée par contre à qui s'exprime d’une manière plus persuasive. Les médias sociaux ont besoin donc de l'engagement de tous ceux qui sont conscients de l'importance du dialogue, du débat raisonné, de l’argumentation logique ; des personnes qui cherchent à cultiver des formes de discours et d'expression qui font appel aux plus nobles aspirations de ceux qui sont impliqués dans le processus de communication. Le dialogue et le débat peuvent s'épanouir et grandir aussi quand on converse et prend au sérieux ceux qui ont des idées différentes des nôtres. « Étant donné la diversité culturelle, il faut faire en sorte que les personnes, non seulement acceptent l’existence de la culture de l’autre, mais aspirent aussi à s’en enrichir et à lui offrir ce que l’on possède de bien, de vrai et de beau. » (Discours à la rencontre avec le monde de la culture, Belém, Lisbonne, 12 mai 2010) 

Le défi que les réseaux sociaux doivent affronter est d’être effectivement inclusif : alors ils bénéficieront de la pleine participation des croyants qui souhaitent partager le message de Jésus et les valeurs de la dignité humaine promues dans son enseignement. En fait, les croyants ont de plus en plus ce sentiment que si la Bonne Nouvelle n’est pas connue aussi dans l'environnement numérique, elle pourrait être absente de l'expérience d'un grand nombre pour qui cet espace existentiel est important. L'environnement numérique n'est pas un monde parallèle ou purement virtuel, mais fait partie de la réalité quotidienne de nombreuses personnes, en particulier des plus jeunes. Les réseaux sociaux sont le résultat de l'interaction humaine, mais ils donnent à leur tour de nouvelles formes à la dynamique de la communication qui crée des relations : une compréhension approfondie de cet environnement est donc la condition préalable pour y assurer une présence significative. 

La capacité d'utiliser les nouveaux langages est requise non pas tant pour être à la mode du temps, mais justement pour permettre à l’infinie richesse de l’Évangile de trouver des formes d'expression qui soient en mesure d'atteindre les esprits et les cœurs de tous. Dans l'environnement numérique la parole écrite est souvent accompagnée d'images et de sons. Une communication efficace, comme les paraboles de Jésus, nécessite l'implication de l'imagination et de la sensibilité émotionnelle de ceux que nous voulons inviter à la rencontre avec le mystère de l'amour de Dieu. En outre, nous savons que la tradition chrétienne a toujours été riche en signes et en symboles : je pense par exemple, à la croix, aux icônes, aux images de la Vierge Marie, à la crèche, aux vitraux et aux peintures des églises. Une partie importante du patrimoine artistique de l'humanité a d’ailleurs été réalisée par des artistes et des musiciens qui ont essayé d'exprimer les vérités de la foi. 

L'authenticité des croyants dans les réseaux sociaux est mise en évidence par le partage de la source profonde de leur espérance et de leur joie : la foi en Dieu riche de miséricorde et d'amour révélé en Jésus Christ. Un tel partage consiste non seulement dans l'expression explicite de la foi, mais aussi dans le témoignage, c'est-à-dire dans la façon dont se communiquent « choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l'Évangile, même lorsqu'on n’en parle pas explicitement. » (Message pour la Journée mondiale des Communications sociales, 2011). Une manière particulièrement significative de témoigner sera la volonté de se donner soi-même aux autres à travers la disponibilité à s'impliquer avec patience et respect dans leurs questions et leurs doutes, sur le chemin de la recherche de la vérité et du sens de l'existence humaine. L'émergence dans les réseaux sociaux du dialogue autour de la foi et des croyances, confirme l'importance et la pertinence de la religion dans le débat public et social. 

Pour ceux qui ont accueilli d’un cœur ouvert le don de la foi, la réponse la plus radicale aux questions de l'homme sur l'amour, la vérité et le sens de la vie – questions qui ne sont en aucune façon absentes dans les réseaux sociaux – se trouve dans la personne de Jésus Christ. Il est naturel que celui qui a la foi désire, avec respect et sensibilité, la partager avec ceux qu'il rencontre dans l'environnement numérique. En définitive, cependant, si notre partage de l'Évangile est capable de donner de bons fruits, c'est toujours grâce à la force de la Parole de Dieu de toucher les cœurs, bien avant tout effort de notre part. La confiance dans la puissance de l'action de Dieu doit toujours dépasser toute sécurité mise dans l'utilisation de moyens humains. Même dans l'environnement numérique, où il est facile que s’élèvent des voix sur un ton trop vif et conflictuel et où parfois le sensationnalisme risque de l'emporter, nous sommes invités à un discernement attentif. Et rappelons-nous à cet égard, que Élie reconnut la voix de Dieu non dans le vent impétueux et fort, ni dans le tremblement de terre ou le feu, mais dans le « murmure d'une brise légère » (1 R 19, 11-12). Nous devons avoir confiance dans le fait que les désirs fondamentaux d’aimer et d’être aimé, de trouver sens et vérité – que Dieu lui-même a mis au cœur de l'être humain – maintiennent également les femmes et les hommes de notre temps toujours et de toute manière ouverts à ce que le Bienheureux Cardinal Newman appelle la « gentille lumière » de la foi. 

Les réseaux sociaux, outre qu’instruments d'évangélisation, peuvent être un facteur de développement humain. Par exemple, dans certains contextes géographiques et culturels où les chrétiens se sentent isolés, les réseaux sociaux peuvent renforcer le sentiment de leur unité effective avec la communauté universelle des croyants. Les réseaux facilitent le partage des ressources spirituelles et liturgiques, rendant les personnes capables de prier avec un sens revigoré de proximité avec ceux qui professent la même foi. La participation authentique et interactive aux questions et aux doutes de ceux qui sont loin de la foi doit nous faire ressentir le besoin de nourrir avec la prière et la réflexion notre foi en la présence de Dieu, ainsi que notre charité active : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. » (1 Co 13, 1). 

Il existe des réseaux sociaux qui, dans l'environnement numérique, offrent à l'homme d'aujourd'hui des opportunités de prière, de méditation, ou de partage de la parole de Dieu. Mais ces réseaux peuvent aussi ouvrir des portes à d'autres dimensions de la foi. En effet, beaucoup de gens sont en train de découvrir, grâce à un contact au départ en ligne, l'importance de la rencontre directe, des expériences de communauté ou même de pèlerinage, éléments toujours importants dans le cheminement de foi. En nous efforçant de rendre l'Évangile présent dans l'environnement numérique, nous pouvons inviter les personnes à vivre des rencontres de prière ou des célébrations liturgiques dans des lieux concrets tels que des églises ou des chapelles. Il ne devrait pas y avoir manque de cohérence ou d'unité dans l'expression de notre foi et dans notre témoignage évangélique dans la réalité où nous sommes appelés à vivre, qu’elle soit physique ou numérique. Lorsque nous sommes en présence des autres, de toute manière, nous sommes appelés à faire connaître l'amour de Dieu jusqu'aux extrémités de la terre. 

Je prie pour que l'Esprit de Dieu vous accompagne et vous éclaire toujours, et de tout cœur je vous bénis tous, afin que vous puissiez être vraiment les hérauts et les témoins de l'Evangile. « Allez dans le monde entier et proclamez l'Evangile à toute créature » (Mc 16, 15)

Du Vatican, le 24 janvier 2013, fête de saint François de Sales.
BENEDICTUS XVI
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Feuille n° 31 du du 21 avril 2013

L’Œuvre des Vocations est au service de 4 diocèses de l’Eglise catholique, Paris, Créteil, Nanterre, St-Denis.

Quel est son but ?Ce but est triple :

Assurer le soutien de la pastorale des vocations masculines et féminines sous la responsabilité de chaque diocèse, avec la présence dans chacun d’eux d’un prêtre responsable du Service des vocations et d’un prêtre responsable de l’accompagnement des séminaristes. Deux religieuses assurent le soutien religieux pour les vocations féminines.

Financer la formation des séminaristes : près de 120 dans les 4 diocèses.

Publier la revue Vocations–Ile de France au service de toutes les vocations de l’Eglise, plus particulièrement les vocations consacrées. Cette revue est trimestrielle et propose dans chaque numéro un dossier sur une manière de répondre à l’appel de Dieu de façon concrète : ces témoignages peuvent permettre de trouver son propre chemin et la force pour y engager sa vie.

Comment sont formés les séminaristes ?

Les séminaristes sont envoyés dans différents séminaires : le choix est fait par l’évêque en fonction de l’histoire personnelle du séminariste et de son attente spirituelle : par exemple, le Prado à Lyon, Issy-les-Moulineaux, Les Carmes à Paris ou le Séminaire Diocésain de Paris. Dans ces 4 séminaires sont aussi reçus des jeunes venant de l’étranger ou d’autres régions de France. La formation des séminaristes dure 7 ans : Une année de fondation spirituelle à Paris, à Versailles, ou à Nanterre, 6 années de séminaire partagées entre études théologiques et formation en paroisse (catéchèse, groupe de préparation au baptême, etc.) Les études ont lieu soit au séminaire, soit à l’Institut Catholique de Paris, soit à l’Ecole Cathédrale.

Combien coûte leur formation ?  

La formation d’un futur prêtre revient à 21.000 € par an, soit 400 € par semaine ou 57 € par jour. Ce coût comprend à la fois l’hébergement et la nourriture, les frais d’études, le paiement des enseignements, une indemnité pour les dépenses personnelles (livres, vêtements), la sécurité sociale et l’entretien des bâtiments dédiés aux séminaristes.

Comment aider l’œuvre des vocations ?

L’Œuvre des Vocations compte sur l’aide de chacun pour financer la formation des futurs prêtres. L’enjeu et les besoins sont tels que tous les dons ou legs, quelle que soit leur valeur, même très modeste, sont importants.

Mais la prière est l’aide la plus précieuse : elle soutient ceux qui se sentent appelés à une vocation religieuse ou sacerdotale afin qu’ils répondent à cet appel.

Soutenir les vocations, c’est aussi avoir le souci que les prêtres soient à leur juste place dans une communauté, avoir conscience de la mission de chaque baptisé et de l’aide qu’il peut apporter au prêtre dans son ministère, participer à la célébration des ordinations de son diocèse où tous les paroissiens sont invités.

Entretien avec Mgr Jérome Beau, Président de l’Œuvre des Vocations
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Feuille n° 21 du du 3 février 2013

Comme dimanche dernier, la liturgie d’aujourd’hui met les fidèles assemblés en présence de Jésus, assis dans la synagogue de Nazareth où il a proclamé ouverte l’ère de grâce annoncée par le prophète Isaïe.

Dans un premier temps, les auditeurs accueillent favorablement cette déclaration : «Ils lui rendaient témoignage», ce qui signifie : «Ils se rangeaient de son côté». Mais à ces bonnes dispositions succède bientôt le doute : d’où peut bien venir une telle sagesse dont fait preuve «ce fils de Joseph», le charpentier du village ? Jésus sait les pensées que ses auditeurs ont dans le cœur ; il a dû aussi les voir dans leur regard étonné ou narquois. Démasqués, ils sont «furieux» de s’entendre assimilés à ceux qui rejettent les prophètes. Alors, les gens de Nazareth veulent faire périr Jésus. Mais c’est librement, à son heure, qu’il prendra lui-même la direction de Jérusalem où il doit mourir (Lc 9, 51).

Dans cette sorte d’introduction à l’ensemble de l’Évangile selon saint Luc, affleurent plusieurs des grands thèmes qui le caractérisent. Le jour de sa présentation au temple, Syméon a déclaré que Jésus, «lumière des nations», serait «signe de contradiction» pour un grand nombre (Lc 2, 32-34). Par ailleurs, l’universalisme du salut est une insistance de l’évangéliste. Enfin, il ne faut pas oublier que le Livre des Actes des Apôtres est la deuxième partie de l’œuvre de saint Luc qui se plaît à montrer comment la mission de l’Eglise se situe dans la continuité de celle du Seigneur. Rejetés comme lui par leurs concitoyens, les Apôtres seront amenés à prêcher l’Évangile au-delà des frontières de leur pays.

Le prophétisme, celui des missionnaires et des communautés chrétiennes, ne s’accomode pas d’un provincialisme étroit, d’un particularisme borné. Le rappel de la conduite de Dieu doit sans cesse retentir dans l’assemblée chrétienne réunie pour célébrer le mystère du salut.

Ce qui fait l’unité des communautés ecclésiales et de l’Eglise entière, c’est la charité sans limite. Ceux qu’elle anime, loin de garder jalousement les dons reçus de Dieu, de se replier frileusement sur leurs propres intérêts par peur de les perdre, désirent plus que tout voir le plus grand nombre possible en bénéficier. La foi s’étiole et finit par s’éteindre quand on ne la partage pas.

Missel de l’assemblée dominicale – Brépols

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Feuille n° 20 du du 27 janvier 2013

La liturgie propose aujourd’hui deux extraits de l’Évangile de Luc qui ont un point commun : La Parole de Dieu.

Le premier extrait est le prologue de l’Évangile, qui décrit une véritable chaîne de transmission. Tout part de l’événement Jésus Christ. Sa venue est inscrite dans l’histoire des hommes. Il y a eu des témoins oculaires. Après la mort-résurrection de Jésus, ceux-ci ont raconté ce qu’ils ont vu et entendu, et ce qu’ils ont compris du message de Jésus. Ils sont devenus «les serviteurs de la Parole».

Après la phase orale, vient la phase écrite. Sur la base de témoignages, des gens entreprennent de composer un récit. Luc ne nomme pas ces auteurs, mais il s’appuie sur leurs récits pour composer le sien. Il décrit son travail. En bon écrivain, il a commencé par ramasser sa documentation et s’est informé «soigneusement de tout depuis les origines», c’est-à-dire la naissance de Jésus et ce qui l’a immédiatement précédé. Avec ce matériau, Luc fait un exposé suivi, qu’il adresse et dédicace à son ami Théophile. Celui-ci porte un beau nom. Théophile signifie en effet «ami de Dieu», celui qui aime Dieu et celui qui est aimé par lui. Luc précise enfin ses intentions : il écrit pour que Théophile se rende bien compte de la solidité des enseignements qu’il a reçus.

Au début de cette année, au cours de laquelle nous entendrons presque tous les dimanches des extraits de l’Evangile de Luc, nous pouvons nous assimiler à ce personnage et prendre à notre compte la parole de Jésus dans la synagogue de Nazareth : «Cette parole de l’Ecriture, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit».

Fiches Dominicales - Année C

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