Notre Evêque nous parle...

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Ne restez pas indiflérents l

Dans les messages que je vous ai adressés les 17 septembre et 24 octobre 2012, j'ai signifié mon opposition au projet de loi autorisant le "mariage" entre personnes du même sexe et l'adoption par ces mêmes personnes. J'ai donné les raisons de mon refus. J'ai demandé et fait demander un débat public.

Je vous ai invités à prier, à vous infonner, vous former et vous manifester.

Ce sont autant de moyens pour défendre le sens du mot et de la réalité du mariage et le droit des enfants. Je demande à chacun d'agir selon l'Evangile dans le respect de tous et spécialement, dans lescirconstances présentes, des personnes concemées directement ou indirectement par la réalité de l'homosexualité.

Beaucoup d'entre vous ont l'intention de participer le 13 janvier 2013 à une manifestation d'opposition au projet de loi.

Pour cette raison, j'ai décidé que notre pèlerinage diocésain à sainte Geneviève serait avancé du 13 au 6 janvier. D'autres catholiques choisissent d'autres moyens pour défendre les mêmes causes. Je me

réjouis de vous voir si nombreux à ne pas rester

J'împlore pour tous la bénédiction du Seigneur.

14 décembre 2012

Gérard Daucourt, Evêque de Nanterre

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2e Message de Mgr Daucourt à propos du mariage

Il y a un mois, je vous invitais à écrire au Premier Ministre et à votre député pour demander un débat national sur le projet de loi concernant le soi-disant « Mariage homosexuel » et ses conséquences gravement négatives. Ce débat n’a pas encore eu lieu. Cependant, dans l’opinion publique, un courant se développe dans lequel se mêlent perplexité, interrogations ou nouveaux refus. Il nous faut soutenir, éclairer et amplifier ce courant en lui donnant des bases solides. Je vous y encourage et pour vous aider, j’attire votre attention sur les points suivants :

1/ S’informer et se former

De très nombreux messages d’évêques et d’associations catholiques (comme les AFC), un document du Conseil épiscopal Famille et Société, beaucoup d’articles de revues catholiques sont à votre disposition sur différents sites (cf.notamment celui du diocèse) ou dans des revues. Grâce à tout cela nous pouvons être capable de dire partout, dans un dialogue constructif, comment le projet en question bouleverserait profondément la société, porterait atteinte à la famille dans la composition de sa complémentarité, et dans le cas d’adoptions, aux droits des enfants, tout en amenant des changements radicaux dans le Code Civil. Nous pouvons aussi être capables de démontrer qu’il n’est pas tenable de prétendre au « mariage pour tous » sous prétexte d’égalité, ni d’utiliser l’argument purement subjectif de « du moment qu’ils s’aiment ».

2/ Informer et former

Suscitons des rencontres, proposons des moyens pour informer, réfléchir, échanger, débattre.

Les responsables des cultes protestants, juifs et musulmans ont manifesté, chacun à leur manière, leur opposition au projet de loi. Lisons leur messages et faisons-les connaître. Ne laissons pas non plus nos prises de position et engagements être récupérés et présentés comme un affrontement confessionnel. Nous nous situons sur le terrain qui est commun à tous les citoyens : nous voulons défendre la famille, l’état civil et la filiation.

3/ Discerner les moyens

Des personnalités politiques, des psychologues et psychiatres, des personnes homosexuelles et diverses associations non confessionnelles tiennent les mêmes positions que nous. A chacun de voir s’il veut les soutenir, les rejoindre ou s’appuyer sur leur argumentation. Il en va de même pour les manifestations qui pourraient être proposées ici ou là. Avant de choisir d’y participer ou non, vérifions l’esprit et les buts des organisateurs et associations participantes, ainsi que le style prévu pour la manifestation. Il ne suffit pas que soit utilisé le qualificatif chrétien ou catholique pour que nous fassions confiance. Nous voulons donc discerner et vérifier pour choisir les meilleurs moyens de nous engager.

4/ Prier et faire prier

Demandons au Seigneur de nous garder au service de la vérité, de nous aider à ne pas juger les personnes et à être capables d’écouter ceux qui ne pensent pas comme nous. Prions l’Esprit Saint d’éclairer les responsables politiques, les parents et les grands-parents, les éducateurs, les journalistes, les penseurs.

5/ Prêter attention

Au début de la prochaine Assemblée des évêques de France à Lourdes (du 3 au 8 novembre), le Cardinal Vingt-Trois donnera un message fort concernant cette actualité. Il nous éclairera sûrement sur nos responsabilités.

6/ Distinguer les statuts et respecter les personnes

Nous estimons que ce n’est pas à l’Etat de définir ce que doit être le mariage et la famille. Nous refusons qu’il institutionnalise comme mariage une vie ensemble de deux personnes du même sexe, mais nous reconnaissons qu’il peut donner des droits à des personnes désirant vivre ensemble (le Pacs est un contrat, pas une institution). Malgré ces distinctions, dans le cadre d’une opposition au projet de loi, on peut encore entendre parmi les catholiques des propos ironiques ou condescendants, en tout cas discriminatoires et blessants, à l’égard des personnes homosexuelles. Dénonçons ces propos avec la plus grande fermeté et avant de vouloir savoir si des personnes sont hétérosexuelles ou homosexuelles, vivons ensemble notre identité commune de fils et filles de Dieu. J’en profite pour inviter à notre 2ème « Chemin d’Emmaüs » qui aura lieu le dimanche 30 juin prochain et au cours duquel, comme cette année, nous prierons plus particulièrement avec et pour les personnes concernées directement ou indirectement par l’homosexualité.

7/ Servir toute la vie

Une institutionnalisation du « mariage homosexuel » contribuerait sans aucun doute à accélérer la déstructuration actuellement en cours de la société. Ne nous contentons pas de dire cela ni de seulement nous opposer à ce projet de loi. Le chômage aussi, avec son cortège de drames, contribue à la déstructuration de la société. Que le profit remplace l’homme au cœur des systèmes économiques est tout aussi déstructurant que de priver légalement un enfant d’un père et d’une mère, même si les réalités ne sont pas de même nature. Notre combat de chrétiens pour la vie et pour l’homme est un. Il concerne aussi bien l’embryon que le malade en fin de vie, la famille que les chômeurs, les immigrés en difficulté que les personnes handicapées, etc. L’Eglise se sait concernée par toutes ces situations.

Chaque membre de l’Eglise doit faire partout, en tous ces domaines, tout ce qu’il peut !

Gérard Daucourt, Evêque de Nanterre

24 Octobre 2012

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Message de l’Évêque de Nanterre aux Catholiques des Hauts-de-Seine

Des débats précipités, et qui ne vont pas au fond des choses, ont lieu actuellement à propos des projets de loi sur le «mariage homosexuel», comme on a pris l’habitude de l’appeler, et sur l’adoption par les couples homosexuels. L’enjeu est grave et touche à la dimension sociale du mariage et de la famille, et au bien commun. Il mérite un vrai débat auquel toute la société puisse prendre part comme elle a pu le faire à propos de la bioéthique. Je vous invite à exiger sans tarder ce débat en écrivant au premier ministre et à votre député.

A plusieurs reprises je vous ai dit ou écrit que si nous voulons participer à ce genre de débat, ce n’est pas pour défendre les convictions de l’Église catholique, que nous ne voulons imposer à personne, mais parce que nous croyons que ces convictions sont vraiment au service de l’homme et de la société. Pour cela, nous devons être formés et informés. Nous avons de nombreux moyens à notre disposition: documents de l’Église, articles, émissions dans les médias catholiques, etc. Il nous faut en même temps être capables de présenter l’enseignement de l’Église et d’écouter et respecter les personnes qui s’y opposent en paroles ou en actes.

Comment rester libres à l’égard de toutes les modes et des pensées présentées comme majoritaires ? Comment respecter les personnes en proposant la vérité révélée par la Parole de Dieu ? Prenons garde de ne pas nous situer en face de la société. Nous sommes dans le monde, nous en faisons partie. Souvenons-nous que Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé. (Jn 3, 17)

L’Église, parce qu’elle estime que le mot « mariage » a une signification précise et qu’elle demande que le droit de l’enfant passe avant le droit à l’enfant, serait homophobe. Cette accusation n’est pas acceptable mais il faut être conscient de ce qui la provoque : une mise à l’écart et des condamnations de personnes homosexuelles, pendant des siècles et souvent encore aujourd’hui. En ce qui concerne l’homosexualité, nous sommes en face de réalités diverses souvent ignorées. Beaucoup de personnes homosexuelles catholiques attendent de l’Église qu’elle les aide à suivre le Christ. Il faut bien constater aussi que nombre de catholiques considèrent les personnes homosexuelles comme des pécheurs à convertir ou comme des malades à guérir. Les préjugés et les caricatures habitent encore tant d’esprits et de cœurs !

Tout en rappelant les raisons pour lesquelles nous ne mettons pas sur le même plan hétérosexualité et homosexualité, sommes-nous capables de dire que l’identité qui doit toujours être première et dépasser toutes les autres, c’est notre identité de fils et filles de Dieu ? C’est dans cet esprit que nous avons vécu le 1er juillet dernier notre pèlerinage Chemins d’Emmaüs au cours duquel nous avons marché, partagé et prié plus particulièrement avec et pour les personnes concernées directement ou indirectement par l’homosexualité.

Gérard Daucourt, Evêque de Nanterre,

17 septembre 2012

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